Amiram Cooper, 85 ans : agriculteur, économiste et poète prolifique
Enlevé au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023 et assassiné pendant sa captivité, son corps est toujours retenu en otage
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Amiram Cooper, 85 ans, originaire du kibboutz Nir Oz, a été enlevé à son domicile le 7 octobre 2023 par le groupe terroriste palestinien du Hamas, puis assassiné pendant sa captivité.
Son épouse Nurit et lui ont été brutalement enlevés de leur domicile après que des terroristes ont tiré sur leur porte d’entrée. Ils ont été retenus ensemble dans un tunnel avec d’autres habitants du kibboutz, jusqu’à ce que Nurit soit relâchée le 23 octobre 2023.
Le 18 décembre 2023, le Hamas a diffusé une vidéo de propagande dans laquelle on voit Amiram aux côtés de ses amis Chaïm Peri et Yoram Metzger. En mars 2024, le groupe terroriste a affirmé que les trois hommes avaient été tués lors de frappes aériennes israéliennes.
En juin 2024, Israël a confirmé qu’Amiram, Chaïm, Yoram et Nadav Popplewell avaient été tués pendant leur captivité. Après la récupération des corps de Chaïm et Yoram par les troupes de Tsahal dans la bande de Gaza, Israël a déclaré qu’il pensait qu’ils avaient été abattus par leurs geôliers à la mi-février 2024.
Le corps d’Amiram est toujours retenu en otage à Gaza. Le kibboutz a organisé une cérémonie d’adieu et sa famille a observé la shiva, la semaine de deuil rituelle. Il laisse derrière lui son épouse, Nurit, leurs quatre enfants, Rotem, Srulik, Ravit et Lotan, onze petits-enfants et sa sœur, Ora. Son frère, Gershon, l’a précédé dans la mort.
Amiram est né à Haïfa en 1938, avant la création de l’État, de parents ayant fui la Pologne. Sa fille se souvient qu’il racontait souvent l’histoire de la fois où, à l’âge de 10 ans, il avait entendu David Ben Gurion proclamer la création de l’État d’Israël à la radio.
Il a fréquenté le lycée agricole Kadoorie, dans la Basse-Galilée, dans l’espoir de devenir agriculteur. Après avoir obtenu son diplôme en 1957, il a rejoint le groupe de pionniers Nahal du kibboutz Nir Oz, dont il est resté membre jusqu’à sa mort, soit plus de 65 ans.
Amiram était l’un des quatre jeunes hommes originaires de Haïfa qui ont contribué à la fondation du kibboutz, aux côtés d’Aryeh Zalmanovich et d’Oded Lifshitz, tous deux également enlevés et assassinés pendant leur captivité, ainsi que de Shlomo Margalit, le seul à avoir survécu à l’attaque.
Nurit faisait partie de la deuxième vague de pionniers à s’être installée à Nir Oz. Le couple s’y est marié et y a élevé ses enfants. Au fil des ans, Amiram a occupé de nombreux postes au sein du kibboutz : dans l’agriculture, à l’usine de peinture Nirlat, puis, pendant les 24 dernières années de sa vie professionnelle, en tant qu’économiste en chef des implantations de la région de Maon, jusqu’à sa retraite.
Il était titulaire d’une licence et d’une maîtrise en économie agricole de l’université hébraïque, puis, après sa retraite, a obtenu un doctorat à l’université Ben Gurion.
Amiram était également poète et compositeur. Il a publié plusieurs recueils de poésie, des pièces de théâtre et des livres pour enfants, ainsi que des articles traitant de politique et d’économie.
À l’occasion du 5ᵉ anniversaire de Nir Oz, Amiram a écrit la chanson « Shibolei Paz » (Tiges dorées), qui a été enregistrée par le célèbre groupe du kibboutz Gevatron, et qui est devenue un incontournable des célébrations du kibboutz pendant de nombreuses décennies.
« C’était un romantique, un homme plein d’idées », a déclaré son fils Rotem, soulignant que son père écrivait toujours des rimes et des vers pour les anniversaires et les moments spéciaux de ses proches. Il a ajouté que l’implantation du Néguev occidental était la mission de sa vie : « Mon père, c’est Nir Oz, et Nir Oz, c’est mon père. »
Lors de la cérémonie commémorative, sa fille Ravit a déclaré que son père « nous avait tant apporté » et avait laissé une empreinte indélébile dans le monde.
Tu as quitté Nir Oz, le kibboutz que tu avais construit avec tes amis. Tu as laissé derrière toi tes créations : d’innombrables poèmes et mélodies, tous si uniques. Tu as quitté la famille que tu avais fondée : maman, nous tes enfants et tes petits-enfants », a-t-elle ajouté.
« Tu nous as transmis tes valeurs, ainsi qu’à tant d’autres personnes – amis, collègues, artistes – qui te connaissaient et t’aimaient. »
« Tu étais un idéaliste qui croyait aux valeurs du kibboutz : l’égalité, le partage et le travail acharné », a poursuivi Ravit, le décrivant comme le « meilleur père du monde ».
« Un père plein de douceur et de chaleur. Tu ne te mettais jamais en colère, tu ne critiquais ni ne jugeais jamais. Tu voyais toujours d’abord la personne. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
la Communauté du Times of Israël !







