Bellamy : les élus LFI ont refusé de soutenir un amendement réclamant le désarmement du Hamas
L'élu européen a accusé le parti radical de « légitimer le retour de la violence politique », de « contourner l'exercice de la démocratie » et de contribuer à une « racialisation du débat » public
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Invité sur CNews le 10 juillet, l’eurodéputé Les Républicains (LR) François-Xavier Bellamy a critiqué La France insoumise (LFI), qu’il qualifie de menace majeure pour la démocratie française.
Interrogé sur les récentes déclarations de l’humoriste juif Elie Semoun, qui a estimé que LFI était « plus dangereux » que le Rassemblement national (RN), Bellamy a affirmé partager cette analyse de longue date.
Ce dernier a effectivement dénoncé à plusieurs reprises les prises de positions de membres de LFI, comme Rima Hassan, qu’il accusait notamment de faire preuve de « loyauté » à l’égard « du régime des Mollahs ».
L’élu européen a notamment accusé LFI de « légitimer le retour de la violence politique », de « contourner l’exercice de la démocratie » et de contribuer à une « racialisation du débat » public.
Au cours de l’entretien, Bellamy a également évoqué un amendement examiné, selon lui, lors de la session plénière du Parlement européen de juin dernier, dans le cadre de la résolution sur la situation à Gaza et réclamé par des eurodéputés du PPE (Parti populaire européen) et de Renew Europe pour demander le désarmement de l’organisation terroriste palestinienne.
L’amendement aurait été soutenu par l’ensemble des groupes politiques, à l’exception des élus de LFI : Manon Aubry, Rima Hassan, Anthony Smith, Emma Fourreau, Arash Saeidi, Marina Mesure, Younous Omarjee, Leïla Chaibi et Damien Carême.
« Nous avons voté un amendement qui demandait le désarmement du Hamas. Tout le Parlement a voté cet amendement, tout le Parlement sauf les députés de La France insoumise », a dénoncé Bellamy.
Pour l’eurodéputé LR, « tous ceux qui croient qu’on peut mettre un signe égal entre LFI et n’importe quel autre parti politique en France aujourd’hui devraient répondre de la manière dont ils considèrent un vote comme celui-là ».
Réagissant aux propos de l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal qui a déclaré « tout sauf LFI » au sujet de l’élection présidentielle de 2027, l’essayiste Rachel Khan a affirmé sur le même plateau l’idée que LFI constituait « un danger pour la France », déplorant également qu’ « au niveau européen, [LFI] ne vote pas le désarmement du Hamas ».
En parallèle de la session plénière du Parlement européen, l’eurodéputée LFI Rima Hassan n’a pas directement abordé le désarmement du Hamas mais elle a en revanche multiplié les publications pour mettre fin à l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
En janvier 2024, lors d’une session plénière du Parlement européen consacrée à la guerre entre Israël et le Hamas, des élus LFI avaient déjà refusé de soutenir un amendement conditionnant un appel à un cessez-le-feu permanent au désarmement immédiat et inconditionnel du Hamas ainsi qu’à la libération de tous les otages qui étaient encore retenus à ce moment-là dans la bande de Gaza.
La position des élus LFI avait alors suscité de vives critiques de la part de responsables politiques en France, dénonçant une complaisance de LFI à l’égard du Hamas.
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