Le commandant de la police du district de Tel Aviv, Haïm Sargaroff, a déclaré aux journalistes que les deux soldates qui ont été attaquées par une foule haredi à Bnei Brak cet après-midi « n’avaient pas coordonné » leur action avec les forces de l’ordre au préalable.
Ces soldates, commandantes d’escouade au sein du Corps de l’Éducation et de la Jeunesse, se trouvaient dans cette ville ultra-orthodoxe dans le cadre d’une visite officielle à domicile à l’un de leurs soldats. Contrairement à certaines affirmations, elles ne sont pas membres de la police militaire.
« Je ne donnerai pas plus de détails pour l’instant sur la raison de leur venue. Elles n’ont pas coordonné leur action avec nous », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une fois arrivées dans le quartier, les soldates avaient été attaquées par des membres de la Faction de Jérusalem, un groupe haredi radical connu pour ses manifestations virulentes contre la conscription des ultra-orthodoxes.
Il a semblé rejeter en partie la responsabilité sur Tsahal, qui n’avait pas prévenu la police de l’arrivée des soldats.
« Dès que nous savons qu’une force armée entre [dans un quartier haredi], nous sommes prêts à fournir des renforts, mais lorsqu’ils entrent sans nous consulter, lorsqu’ils entrent et commencent à mener une opération, nous ne pouvons que réagir », a-t-il déclaré.
Selon Sargaroff, les deux soldats ont trouvé refuge chez un habitant respectueux de la loi qui les a cachés dans un « endroit sûr » pendant que la police se précipitait sur les lieux et finissait par les extraire de la ville.
Les forces de l’ordre sont arrivées en nombre limité et ont laissé leurs voitures et motos de police sans surveillance pendant qu’elles se précipitaient à pied vers les soldats, a-t-il expliqué.
Pendant ce temps, les émeutiers « ont profité de la situation » pour renverser une voiture de patrouille et incendier une moto de police.
Sargaroff a ajouté que la police avait jusqu’à présent arrêté 22 membres de la foule pour émeute, agression contre des agents, jets de pierres et incendie de poubelles.
Interrogé par un journaliste sur le fait que la police aurait peur d’entrer dans les quartiers haredim, Sargaroff a fermement nié cette accusation.
« Nous n’avons pas peur. Nous entrons dans n’importe quel quartier, à tout moment, dans n’importe quelle yeshiva. Il n’y a aucune inquiétude. »