Les pays médiateurs dans le cadre du fragile cessez-le-feu à Gaza ont exprimé leur soutien à la mise en place rapide du Conseil de paix envisagé par le président américain Donald Trump – ainsi qu’à l’établissement d’un gouvernement palestinien technocratique qui sera chargé de superviser la gestion d’après-guerre de la bande de Gaza. Ils ont exhorté Israël et le Hamas à adhérer au plan de paix de Trump pour Gaza et à faire preuve de plus de retenue afin d’éviter un retour à la guerre, selon un communiqué commun.
Le communiqué, qui a été diffusé à l’issue d’une réunion qui a eu lieu hier à Miami entre les représentants des quatre pays, est peu détaillé et il ne contient aucune nouvelle annonce.
Une source proche de cette rencontre de vendredi – qui a réuni l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, le Premier ministre qatari Mohammed Abdulrahman Al Thani, le chef des services de renseignement égyptiens Hassan Rashad et le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan – a fait savoir que peu de progrès avaient été réalisés.
Selon cette source, le passage à la deuxième phase du cessez-le-feu nécessitera des compromis de la part des dirigeants d’Israël et du Hamas concernant le retrait de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du groupe terroriste.
Les médiateurs ont discuté des moyens d’exercer des pressions sur les deux parties pour qu’elles parviennent à un accord – mais la source a précisé qu’Israël et le Hamas ne peuvent être contraints contre leur gré.
Le communiqué a noté que les quatre représentants se sont réunis « pour examiner la mise en œuvre de la première phase du cessez-le-feu à Gaza et faire avancer les préparatifs de la deuxième phase ».
Israël et le Hamas n’ont pas officiellement signé la deuxième phase de l’accord tel qu’elle est décrite dans le plan de paix en 20 points de Trump -mais cette nouvelle phase devrait voir la mise en place d’un gouvernement technocratique palestinien supervisé par un Conseil de paix dirigé par Trump, ainsi que le déploiement d’une Force internationale de stabilisation qui remplacera progressivement l’armée israélienne et qui fera avancer le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza.
Les États-Unis ont eu du mal à recruter des pays pour rejoindre la Force internationale de stabilisation. Néanmoins, la déclaration commune qui a été faite par les médiateurs a insisté sur le fait que la première phase « a permis de réaliser des progrès, notamment au niveau de l’extension de l’aide humanitaire, de la restitution des corps sans vie des otages, du retrait partiel des forces et de la réduction des hostilités ».
Les médiateurs ont indiqué que lors de leur réunion d’hier, ils ont « insisté sur la nécessité de mettre en place une instance directrice placée sous l’autorité unifiée de Gaza afin de protéger les civils et de maintenir l’ordre public ».
Des propos qui ont semblé faire référence au gouvernement technocratique palestinien qui n’a pas encore été mis en place.
Les médiateurs affirment avoir également discuté de « mesures d’intégration régionale, avec notamment la facilitation des échanges commerciaux, le développement des infrastructures et la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’eau et d’autres ressources communes », affirmant que cela sera « essentiel à la reprise de Gaza, à la stabilité régionale et à la prospérité à long terme ».