Netanyahu affirme qu’Ankara ne doit recevoir ni F-35 ni pièces détachées
Alors que Donald Trump se rend en Turquie pour le sommet de l'OTAN, le Premier ministre a qualifié le pays de "grand", tout en déplorant qu'il soit dirigé par Recep Tayyip Erdoğan
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Alors que le président américain Donald Trump se rendait lundi en Turquie pour un sommet de l’OTAN, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exhorté Washington à ne pas vendre d’armement de pointe à Ankara.
S’adressant à Fox News, Netanyahu a qualifié la Turquie de « régime infecté par les Frères musulmans ».
« Je ne pense pas qu’il faille leur fournir des F-35 ou des moteurs pour leurs avions de chasse », a-t-il insisté.
Le mois dernier, Trump avait laissé entendre qu’il accepterait de vendre à la Turquie des moteurs d’avion de chasse F-110 et de réintégrer ce pays au programme F-35.
Netanyahu a fait valoir qu’une telle décision « perturberait l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, équilibre qui est en fin de compte garanti par la supériorité aérienne d’Israël et par la présence américaine dans la région ».
Il a qualifié la Turquie de « grand pays », mais déploré qu’elle soit dirigée par Recep Tayyip Erdoğan, qui menace ouvertement Israël de destruction et occupe la moitié de Chypre depuis 1974.
Netanyahu a déclaré qu’aucune date n’avait été fixée pour une prochaine visite à Washington, afin de rencontrer Trump, et a une nouvelle fois minimisé les récentes tensions liées au protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran.
« Nous sommes d’accord sur pratiquement tout », a une nouvelle fois affirmé Netanyahu.
« Nous avons parfois des désaccords, mais nous les réglons parce que nous sommes alliés », a-t-il assuré, soulignant qu’ils en discutaient « dans le cadre d’un dialogue ouvert ».
« Le président a sa façon d’exprimer les choses, tout comme moi », a ajouté Netanyahu.
« Nous sommes alliés », a-t-il répété. « Nous sommes votre allié modèle. »
Il a souligné qu’Israël respectait les États-Unis et qu’il existait « de multiples façons d’aplanir nos divergences en tant qu’alliés qui se respectent mutuellement ».
Il a expliqué qu’Israël « souhaiterait voir la paix progresser avec le Liban » au cours de son déplacement à Washington.
« Le fait que nous ayons, pour ainsi dire, mis le régime iranien à genoux, que nous l’ayons considérablement affaibli, a ouvert la voie à davantage d’accords de paix. »
Concernant l’Iran, il a souligné que la République islamique « n’est pas l’amie des États-Unis, et nous ne devons pas la laisser se doter d’armes nucléaires ni de moyens de les lancer ».
« C’est une bataille entre la liberté et le fanatisme », a déclaré Netanyahu.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles le régime iranien est toujours en place, Netanyahu a répondu que c’était parce qu’il disposait de « quelques centaines de milliers de sbires qui tuent et assassinent en plein jour comme de nuit ».
« Ils assassinent leur propre peuple. »
Évoquant le 250ᵉ anniversaire des États-Unis, Netanyahu a qualifié ce pays de « formidable force au service du bien… sans les États-Unis, il n’y aurait ni démocratie ni liberté dans le monde ».
« Que Dieu bénisse l’Amérique », a-t-il conclu.
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