Netanyahu qualifie son homologue belge de « faible » suite à son intention de reconnaître un État palestinien
Gideon Saar à un journal belge : La création d'un État palestinien "n'est pas à l'ordre du jour car ce processus ne pourra être envisagé que lorsqu'ils auront changé d'attitude"
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que son homologue belge, Bart De Wever, était « faible » après l’annonce par la Belgique de son intention de reconnaître un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies, d’après un communiqué.
« Le Premier ministre belge De Wever est un dirigeant faible qui cherche à calmer le terrorisme islamiste en sacrifiant Israël. Il espère nourrir le crocodile terroriste avant qu’il ne dévore la Belgique. Israël […] continuera de se défendre », a déclaré Netanyahu.
C’était la deuxième fois en deux semaines que Netanyahu qualifiait un chef d’État de « faible ». Il avait également décrit son homologue australien, Anthony Albanese, comme « un politicien faible » après l’annonce par Canberra de sa décision de reconnaître un État palestinien.
La Belgique a déclaré mardi qu’elle reconnaîtrait un État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tiendra à la fin du mois, rejoignant ainsi plus d’une dizaine de gouvernements occidentaux – dont l’Australie, le Canada et la France -, qui ont déjà fait part de leur intention de reconnaître un État palestinien ces dernières semaines.
Réagissant également à l’annonce de la Belgique, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a déclaré au journal belge Sudinfo qu’il s’agissait d’une « décision très étrange, prise sous la pression ».
« Mais quoi qu’il en soit, je vais vous le dire franchement : cela n’arrivera pas maintenant ! », a-t-il poursuivi.
Prime Minister's Office:
Belgian Prime Minister de Wever is a weak leader who seeks to appease Islamic terrorism by sacrificing Israel. He wants to feed the terrorist crocodile before it devours Belgium. Israel will won’t go along and will continue to defend itself.
— Prime Minister of Israel (@IsraeliPM) September 3, 2025
« Si le Hamas continue de diriger Gaza, cela n’arrivera jamais. La question de l’existence d’un État palestinien n’est donc pas liée à la décision du gouvernement de Bruxelles, mais plutôt à celle du gouvernement de Jérusalem. »
Interrogé sur l’avenir de Gaza après la disparition du groupe terroriste palestinien du Hamas, Saar a répondu qu’Israël n’avait « aucune intention de contrôler la population palestinienne à Gaza ».
« Il faut leur accorder l’autonomie, mais celle-ci doit être liée à la fin de deux choses : d’une part, la fin du terrorisme, bien sûr, et d’autre part, la fin de l’incitation [à la haine] », a-t-il déclaré.
Il convient de noter que Saar n’a pas catégoriquement exclu la création d’un État palestinien à terme, affirmant plutôt que « ce processus ne peut être réaliste que s’ils changent d’attitude ».
Un responsable belge a expliqué au Times of Israel que, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, la Belgique annoncerait « son engagement politique à reconnaître la Palestine, dans la perspective d’une solution à deux États. La Belgique appelle également tous les pays arabes à reconnaître Israël ».
La Belgique ne prendra pas de mesures officielles, telles que l’ouverture d’une ambassade, tant que le Hamas ne sera pas désarmé et exclu de toute fonction gouvernementale, a-t-il ajouté.
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