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Un ministre du Likud qualifie Erdogan « d’hybride grotesque d’Hitler et de Sinwar »

Amichai Chikli a qualifié le président turc de "pitoyable de rien du tout recouvert de sang" et de "protecteur du Hamas et de l'EI", alors que les propos hostiles d'Israël à l'encontre d'Ankara s'intensifient

Le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli (à gauche), assiste à une séance plénière extraordinaire dans l'auditorium de la Knesset, à Jérusalem, pendant la guerre contre l'Iran et le Hezbollah, le 9 mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90) ; Le président turc Recep Tayyip Erdogan, photographié avant le sommet de l'OTAN à Ankara, le 6 juillet 2026. (Crédit : Présidence turque via AP)
Le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli (à gauche), assiste à une séance plénière extraordinaire dans l'auditorium de la Knesset, à Jérusalem, pendant la guerre contre l'Iran et le Hezbollah, le 9 mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90) ; Le président turc Recep Tayyip Erdogan, photographié avant le sommet de l'OTAN à Ankara, le 6 juillet 2026. (Crédit : Présidence turque via AP)

JTA — Lundi, le ministre israélien des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli (Likud), a comparé, dans un message publié sur X, le président turc Recep Tayyip Erdogan à Adolf Hitler et au chef du Hamas assassiné, Yahya Sinwar.

« Nous savons tous comment débutent et comment finissent les fanatiques narcissiques avides de pouvoir tels que vous. Le peuple juif n’a jamais redouté ses adversaires de chair et de sang, de Pharaon jusqu’à aujourd’hui », a écrit Chikli. « Vous n’êtes rien d’autre qu’un pitoyable de rien du tout recouvert de sang, quelqu’un que l’Histoire oubliera bientôt. »

Dans son message, Chikli a également accusé le président turc d’être un « protecteur du Hamas et de l’EI », un « hybride grotesque d’Hitler et de Sinwar », accompagnant son propos d’une image générée par IA représentant Erdogan devant les drapeaux de l’EI et du régime nazi.

La publication de Chikli a répondu à un discours qui avait été prononcé le mois dernier par Erdogan, dans lequel le dirigeant turc avait qualifié le sionisme d’ »idéologie expansionniste, génocidaire et d’occupation ». Il avait aussi affirmé que la « lutte » contre le sionisme avait pour enjeu « notre propre survie collective et celle de notre nation ».

Les tensions de longue date entre la Turquie et Israël – des tensions qui ont encore été exacerbées par la guerre à Gaza – se sont intensifiées ces dernières semaines. Les Israéliens, par ailleurs, s’inquiètent de plus en plus des liens étroits entre Ankara et Washington, ainsi que de la perspective de la vente à la Turquie d’avions de combat américains de pointe de type F-35. Erdogan, qui n’a cessé d’exprimer son soutien au Hamas, est l’un des détracteurs les plus virulents d’Israël sur la scène internationale.

Cette attaque de Chikli sur les réseaux sociaux a eu lieu alors que le président américain Donald Trump s’est rendu à Ankara pour assister à un sommet de l’OTAN, qui durera deux jours.

Le message de Chikli a fait suite à une attaque cinglante qui a été lancée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’encontre d’Erdogan pendant une interview accordée lundi à l’émission « Fox & Friends », sur Fox News. Netanyahu a ainsi déclaré que la Turquie était « dirigée par un homme qui appelle publiquement à l’anéantissement d’Israël… et qui parle ouvertement de conquérir Jérusalem ».

Le dirigeant israélien a mis en garde contre la vente d’armement à Ankara, présentant la Turquie comme un pays agressif, qui n’a pas soutenu les États-Unis dans leur lutte contre l’Iran.

« Je ne pense pas qu’il faille fournir des F-35 ou des moteurs pour avions de chasse à un régime infecté par les Frères musulmans, ce mouvement extrémiste qui déteste les États-Unis et qui scande ‘Mort à l’Amérique' », a expliqué Netanyahu à Fox News.

Une telle vente « perturberait l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, lequel est essentiellement garanti par la supériorité aérienne israélienne et… par la présence des États-Unis dans la région », a ajouté Netanyahu.

Les relations entre les deux puissances régionales se sont également envenimées suite à la décision prise, le 28 juin, par le gouvernement israélien de reconnaître le génocide arménien perpétré par l’Empire ottoman pendant et immédiatement après la Première Guerre mondiale.

Des manifestants rassemblés sur le pont de Galata, brandissant des drapeaux « palestiniens » et turcs, lors d’un rassemblement anti-Israël à Istanbul, en Turquie, le 1ᵉʳ janvier 2026. (Crédit : Khalil Hamra/AP)

La Turquie a condamné la reconnaissance par Israël du génocide arménien. Une initiative si controversée sur le plan diplomatique que, à ce jour, seuls quelque 33 pays, outre Israël, ont franchi ce pas, notamment les États-Unis en 2021.

Selon Politico, Erdogan a déclaré dans un discours public, la semaine dernière : « Nous n’accordons pas la moindre attention aux calomnies sur notre pays qui sont proférées par ce régime meurtrier qui a sur les mains le sang de 73 000 Gazaouis innocents, principalement des enfants et des femmes. »

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, s’en est également pris, dans la journée de lundi, à son homologue turc, Hakan Fidan, lors d’une conférence de presse à Jérusalem. Il a dénoncé les propos tenus vendredi par ce dernier sur CNN Türk, dans lesquels il affirmait qu’Israël était devenu un « fardeau que l’humanité ne peut plus supporter ».

« Les propos du ministre turc des Affaires étrangères constituent un appel clair au génocide », a fait valoir Saar. « Le peuple juif ne sait que trop bien ce qui se passe lorsque de tels propos sont laissés sans réponse. La première étape sur la voie du génocide est la déshumanisation. »

Le personnel du Times of Israel a contribué à cet article.

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