Australie : Le Parlement siège plus tôt pour légiférer après la tuerie antisémite à Sydney
La réponse législative à l’attaque de Hanoukka créerait de nouvelles infractions pour les "prêcheurs de haine", étendrait l'interdiction des symboles proscrits
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Le Parlement australien se réunira ainsi deux semaines plus tôt que prévu afin d’adopter une nouvelle législation contre l’extrémisme et sur la détention d’armes à feu, a annoncé lundi le Premier ministre, Anthony Albanese, à la suite de l’attentat antisémite de Sydney.
Albanese a indiqué qu’il convoquerait les deux chambres du Parlement pour une session les 19 et 20 janvier. Les parlementaires devaient initialement reprendre leurs travaux le 3 février.
L’attentat a visé une foule rassemblée le 14 décembre sur la fameuse plage de Bondi, à Sydney, qui célébrait la fête juive de Hanoukka.
« Les terroristes de la plage de Bondi avaient la haine dans le cœur, mais des armes à feu entre les mains. Cette loi s’attaquera aux deux problèmes », a détaillé Albanese lors d’une conférence de presse, qui pense que le problème est lié aux armes alors que le pays a une politique très stricte en matière de possession d’armes.
Il est prévu de créer de nouvelles infractions visant les « prêcheurs de haine », d’étendre l’interdiction des symboles interdits et d’établir le cadre d’une nouvelle liste de groupes extrémistes interdits. La nouvelle législation australienne permettrait également au ministère de l’Intérieur de refuser ou d’annuler les visas des personnes suspectées d’incitation à la haine.
Le gouvernement australien prévoit également de lancer un programme de rachat d’armes à feu, le plus important depuis celui mené après la tuerie de 1996 à Port Arthur, en Tasmanie (sud). En un an, les autorités australiennes avaient récupéré 600 000 armes.
Des indemnisations sont prévues pour les propriétaires d’armes à feu. Les détails de la nouvelle loi sont attendus mardi.
Ces mesures viennent compléter la commission royale d’enquête sur la tuerie de Sydney, annoncée la semaine dernière. Cette commission, réclamée par les familles des victimes et qui dispose de larges pouvoirs, devra notamment se pencher sur les dysfonctionnements des services de renseignement et sur l’antisémitisme qui sévit en Australie, surtout depuis le pogrom du 7-Octobre en Israël.
Sajid Akram, 50 ans, et son fils Naveed, 24 ans, ont perpétré une attaque terroriste inspirée par le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).
Il s’agit de la pire fusillade de masse que le pays ait connue depuis 30 ans et de la pire attaque antisémite hors d’Israël depuis des décennies.
Le père a été abattu par la police pendant l’attaque. De nationalité indienne, il était entré en Australie avec un visa en 1998.
Son fils, citoyen australien né en Australie, qui est en prison, a été inculpé pour terrorisme et quinze meurtres.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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