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Attentat de Bondi Beach : les terroristes avaient fustigé les « sionistes » dans une vidéo – police

Naveed Akram a été transféré lundi de l'hôpital où il était soigné vers une prison ; Après Chris Minns, Anthony Albanese présente ses excuses à la communauté juive

Une capture d'écran tirée d'une vidéo enregistrée fin octobre 2025, sur laquelle on voit Sajid Akram tirer avec un fusil de chasse et se déplacer de manière tactique dans une zone rurale, vraisemblablement en Nouvelle-Galles du Sud, sur une photo provenant d'une pièce à conviction publiée par les tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud dans le cadre de la fiche d'information de la police le 22 décembre 2025. (Crédit : Document fourni/Tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud/AFP)
Une capture d'écran tirée d'une vidéo enregistrée fin octobre 2025, sur laquelle on voit Sajid Akram tirer avec un fusil de chasse et se déplacer de manière tactique dans une zone rurale, vraisemblablement en Nouvelle-Galles du Sud, sur une photo provenant d'une pièce à conviction publiée par les tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud dans le cadre de la fiche d'information de la police le 22 décembre 2025. (Crédit : Document fourni/Tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud/AFP)

Les deux terroristes de l’attentat de la plage de Bondi à Sydney le 14 décembre se sont entraînés en Australie avant d’ouvrir le feu sur une fête juive et de tuer 15 personnes, une attaque pour laquelle le Premier ministre Anthony Albanese a présenté lundi ses excuses à la communauté juive du pays-continent.

Le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, qui inclut Sydney, s’est excusé la veille lors d’un hommage ayant rassemblé des milliers de citoyens juifs et non-juifs sur la plage de Bondi.

Selon des documents judiciaires dévoilés lundi devant la presse, la police affirme également, vidéo retrouvée à l’appui, que les deux auteurs de la tuerie, un père et son fils, avaient fustigé les « sionistes », alors qu’ils étaient assis devant un drapeau du groupe jihadiste Etat islamique.

D’après ces mêmes documents d’enquête, la police a également fait état d’une vidéo retrouvée sur un téléphone portable dans laquelle Sajid et Naveed Akram sont assis devant un drapeau du groupe jihadiste Etat islamique, récitent un passage du Coran et dénoncent les « sionistes ».

Un drapeau de l’Etat islamique avait également été retrouvé juste après l’attentat dans leur voiture.

Toujours selon ces documents judiciaires, Sajid et Naveed Akram ont également effectué des « repérages » sur la plage de Bondi, quelques jours avant leur attentat.

Deux bombes artisanales non explosées qui, selon une analyse préliminaire, ont été évaluées comme des engins explosifs improvisés (EEI) viables, qui auraient été lancés vers la foule lors de l’attaque terroriste visant un événement de Hanoukka, sur une photo provenant d’une pièce à conviction publiée par les tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud dans le cadre de la fiche d’information de la police le 22 décembre 2025. (Crédit : Document fourni/Tribunaux de Nouvelle-Galles du Sud/AFP)

Les deux hommes, Sajid Akram, 50 ans, un Indien entré sur visa en Australie en 1998 et son fils Naveed Akram, né dans le pays il y a 24 ans, s’étaient également rendus sur les lieux du crime « en repérage » sur cette plage mythique réputée en Australie et dans le monde, quelques jours avant le 14 décembre, selon la police et la justice.

Les assaillants avaient ouvert le feu ce 14 décembre peu avant 19H00 lors d’un rassemblement pour la fête juive de Hanoukka qui se tenait sur la plage où étaient rassemblées des milliers de personnes, nageurs, promeneurs, fêtards…

Alors que le père, Sajid Akram, a été abattu par la police, son fils Naveed a été transféré lundi de l’hôpital où il était soigné vers une prison, a indiqué la police. Il a été inculpé pour terrorisme et 15 meurtres.

Hué dimanche lors de l’hommage national à Sydney une semaine après la tuerie, le Premier ministre Anthony Albanese s’est dit lundi « désolé pour ce que la communauté juive et notre nation dans son ensemble ont enduré », tout en appelant à un soutien de l’ensemble de la classe politique pour « créer une infraction aggravée pour ceux qui prêchent la haine ».

Selon des estimations officielles, l’immense pays-continent compte au moins 110 000 Australiens juifs pour un total de plus de 27 millions d’habitants.

« Nous ne laisserons pas les terroristes inspirés par l’Etat islamique gagner. Nous ne les laisserons pas diviser notre société, et nous surmonterons cette épreuve ensemble », a déclaré M. Albanese aux journalistes.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese arrive avec son épouse Jodie Haydon le 21 décembre 2025 pour assister à la cérémonie commémorative organisée en hommage aux victimes de la fusillade terroriste meurtrière qui a visé un événement juif à Bondi Beach, à Sydney, une semaine plus tôt. (Crédit : DAVID GRAY / AFP)

L’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, a présenté lundi une nouvelle législation qualifiée de « la plus stricte du pays » : Le nombre d’armes autorisées par individu sera désormais limitées à quatre. Les personnes exemptées, comme les fermiers, pourront posséder jusqu’à 10 armes.

Le gouvernement local estime qu’il y aurait 1,1 million d’armes à feu en circulation dans cet Etat, le plus peuplé d’Australie.

La loi interdirait également l’affichage de « symboles terroristes », notamment le drapeau de l’Etat islamique.

Slogans appelant à « l’intifada »

Les autorités pourront également interdire les manifestations pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois à la suite d’un attentat.

Minns a déclaré qu’il envisageait également, en 2026, un durcissement de la législation sur les discours de haine, notamment sur les slogans appelant à « mondialiser l’intifada ».

Le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns (au centre), arrivant aux funérailles du rabbin Eli Schlanger, tué lors de l’attaque terroriste du 14 décembre à Bondi Beach, à la synagogue Habad de Bondi à Sydney, le 17 décembre 2025. (Crédit : Hollie Adams/POOL/AFP)

Le gouvernement fédéral australien a également annoncé un ensemble de réformes concernant la détention d’armes à feu et les lois sur les discours de haine, ainsi qu’une révision des services de police et de renseignement.

Après avoir annoncé qu’il comptait durcir la législation australienne contre l’extrémisme, M. Albanese avait annoncé vendredi un programme de rachat des armes à feu en circulation.

Il a martelé qu’il « n’y a aucune raison pour qu’une personne vivant dans la banlieue de Sydney ait besoin d’autant d’armes à feu », allusion aux six armes légalement détenues par l’un des assaillants.

Il s’agit du plus grand rachat d’armes depuis 1996, lorsque l’Australie a durci la réglementation en la matière à la suite d’une tuerie qui avait fait 35 morts à Port Arthur.

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