Expropriation de 180 hectares en Cisjordanie pour développer un site archéologique
Les terres expropriées entourent le site archéologique de Sebastia, près de Naplouse, la capitale du royaume israélite du nord aux IXe et VIIIe siècles avant notre ère
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’Administration civile, une branche du Bureau du coordinateur des affaires gouvernementales dans les territoires (COGAT) du ministère de la Défense, a annoncé avoir commencé à exproprier 180 hectares de terres en Cisjordanie pour la « préservation et le développement » d’un site archéologique.
Les terres en cours d’expropriation entourent le site archéologique de Sebastia, à proximité de Naplouse. Ce site aurait été la capitale du royaume israélite du nord aux IXe et VIIIe siècles avant notre ère.
Selon l’Administration civile, l’expropriation « devrait permettre le développement des infrastructures, l’expansion des fouilles archéologiques et la mise au jour de nouveaux vestiges historiques ».
« L’expropriation concernera les parties du site archéologique situées dans la zone C » de la Cisjordanie, placée sous contrôle sécuritaire et civil total d’Israël. Sa mise en œuvre fait suite à « une négligence intentionnelle de la part des propriétaires des terrains et des autorités palestiniennes », a-t-elle indiqué.
Selon l’organisme du ministère de la Défense, les responsables de l’administration civile ont informé les propriétaires fonciers du début du processus et du transfert des terres entourant Sebastia à la gestion de l’unité archéologique de l’Administration civile.
« Cette mesure est prise dans le respect de la loi, et dans le cadre d’un vaste projet mené par le ministère du Patrimoine, incluant un investissement de quelque 32 millions de shekels pour moderniser le site, améliorer l’accès des visiteurs et développer la zone archéologique », a déclaré l’administration civile.
Sur le site archéologique de Sebastia se trouvent des vestiges de plusieurs périodes, de l’âge du fer (1200-586 avant notre ère) à l’époque moderne. Ses strates historiques superposées couvrent une période d’environ 3 000 ans, des rois bibliques aux conquérants romains, en passant par les croisés et les Ottomans. Des fragments de maisons et de murs et un palais (que certains associent aux rois bibliques d’Israël) datant de l’âge du fer subsistent, ainsi que de nombreuses ruines de l’époque romaine.
Les Israéliens et les Palestiniens revendiquent tous deux ce site, arguant qu’il appartient à leur patrimoine culturel, bien qu’il soit resté en grande partie inexploité et exempt de toutes fouilles durant des décennies.
Rossella Tercatin a contribué à cet article.
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