Le trafic maritime sur les principales voies navigables du Golfe, à savoir les détroits de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, est resté globalement inchangé en ce début de semaine, selon les données maritimes, alors que l’évolution des négociations entre les États-Unis et l’Iran demeure incertaine.
Selon les données maritimes de Kpler, vingt navires – douze pétroliers et huit vraquiers – ont traversé le détroit de Bab el-Mandeb lundi, un chiffre stable par rapport à la veille.
Sur ces vingt traversées, on a dénombré au total douze sorties et huit entrées, la plupart des navires ayant leur transpondeur activé.
Tout progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblait incertain. Lundi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a déclaré qu’aucune négociation avec les États-Unis n’était en cours et qu’aucune réunion n’était prévue.
Cette déclaration fait suite à l’annonce, dimanche, du président américain Donald Trump, qui a indiqué qu’il suspendait toute nouvelle attaque contre l’Iran, dans l’attente de la poursuite des négociations visant à mettre fin à la guerre et à régler les différends concernant le contrôle du détroit d’Ormuz, que le régime iranien bloque depuis le début de la guerre, fin février.
Le trafic est resté faible dans le détroit d’Ormuz, avec six navires – trois pétroliers et trois vraquiers – qui l’ont traversé lundi, contre sept la veille, selon les données de Kpler.
Parmi ces six navires, on comptait cinq entrées et une sortie, toutes effectuées par la route maritime iranienne.
Certains navires pourraient encore naviguer avec leurs transpondeurs éteints, ce qui n’est pas pris en compte dans ces décomptes.
Le risque d’attaques contre les navires a maintenu un climat de prudence parmi les transporteurs maritimes sur ces voies navigables stratégiques. Certains superpétroliers battant pavillon saoudien ont ainsi changé de cap dans le golfe d’Aden pour se diriger vers l’Afrique australe, face aux menaces du groupe terroriste houthi yéménite, soutenu par l’Iran, de prendre pour cible la flotte saoudienne.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.