Des soldats Givati abandonnent leur base dans le cadre d’une grève massive
Tous les pelotons de soldats, sauf un, ont fait leur retour en fin d'après-midi ; ils avaient quitté sans autorisation la base de Sde Teiman après une querelle avec leur commandant
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.
Tous les soldats du bataillon Tzabar de la brigade Givati qui avaient quitté leur base dans la journée de jeudi, à l’exception d’un peloton, sont de retour, a fait savoir Tsahal.
L’armée a indiqué que les soldats qui ont été à l’origine de cette désertion seront jugés par le commandant de la brigade, le colonel Netanel Shamaka.
Les soldats de la section qui ne sont pas revenus devraient être déclarés absents sans permission et ils seront pris en charge par la police militaire. Une section compte entre 30 et 40 soldats.
Concernant le commandant de bataillon qui a retiré les pancartes décoratives que les soldats avaient installées, ce qui avait entraîné cet incident, l’armée a affirmé soutenir sa décision dans la mesure où ces pancartes contenaient des messages visant à dénigrer les nouvelles recrues.
Par ailleurs, Shamaka et son supérieur, le général de brigade Sagiv Dahan, commandant de la 162e division, se sont rendus à Sde Teiman pour s’entretenir avec les soldats.
Dans la journée de jeudi, des dizaines de soldats d’infanterie avaient abandonné leurs armes et ils avaient déserté la base militaire de Sde Teiman, dans le sud d’Israël, après que leur commandant de bataillon a détruit des pancartes décoratives qu’ils avaient installées, a indiqué l’armée.
« Ce départ collectif des soldats du bataillon Tzabar de la brigade Givati fait l’objet d’une enquête et il est pris en charge par les commandants », avait fait savoir l’armée israélienne, qui avait ajouté : « Il s’agit d’un incident qui va à l’encontre des valeurs de Tsahal et de ce que l’on attend de ses soldats ».
Des images qui ont été diffusées en ligne ont montré les soldats qui quittaient la base, scandant des insultes à l’encontre des officiers. Sur d’autres images tournées à Sde Teiman, un amas désordonné d’armes abandonnées par les militaires, ainsi que les débris des pancartes retirées – dont l’une, ornée d’un motif infernal, porte l’inscription « Royaume des démons ».
Les soldats avaient affirmé que ces panneaux faisaient « partie de la tradition de notre compagnie ».
Les soldats d’infanterie de l’armée israélienne ont déjà fait preuve, par le passé, d’actes de bizutage sur les nouvelles recrues et d’actes de désertion en masse en raison de mauvais traitements présumés qui leur seraient infligés par leurs commandants.
Le commandant des soldats de Givati leur avait donné jusqu’à 16 heures pour regagner Sde Teiman, sous peine de sanctions. L’officier avait par ailleurs averti, dans un message adressé aux troupes, que les noms des absents seraient transmis à la police militaire.
« A 16 heures précises, un contrôle sera effectué au sein de la compagnie pour vérifier qui est resté sur place et qui est revenu », indiquait le message. « Toute personne manquante à 16 heures sera immédiatement considérée comme absente, sans permission préalable ».
שוב מרד בחטיבת גבעתי: הורים ללוחמים מגדוד שקד שיצאו מלבנון בימים האחרונים טוענים כי הם החליטו על מרד והניחו את נשקם לאחר שהמג"ד הורה להרוס להם את פינות הזיכרון של הגדוד ודגלים וזכרונות שלהם@ela1949 pic.twitter.com/J7WLkcjkuG
— כאן חדשות (@kann_news) July 30, 2026
Un haut responsable militaire avait expliqué par la suite que « un grand nombre de soldats sont déjà revenus, et beaucoup d’entre eux sont de retour à la base ».
L’unité devait procéder ultérieurement à un appel nominal « afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation et de déterminer les chiffres exacts », a précisé le responsable.
Dans une lettre adressée à ses soldats, le commandant de la brigade Givati, le colonel Netanel Shamaka, avait déclaré : « Pendant la guerre, vous avez prouvé votre engagement à l’égard de la mission qui est la vôtre. Vous vous êtes battus avec courage, au péril de votre vie, sur tous les fronts ».
« C’est précisément en raison de cette profonde reconnaissance et de cette gratitude que l’incident disciplinaire qui s’est produit au sein du bataillon Tzabar constitue un événement grave qui n’a pas sa place au sein de l’armée israélienne en général, ni au sein de la brigade Givati en particulier », avait ajouté Shamaka en évoquant cette désertion collective.
« Au sein de Tsahal, il n’y a pas de place pour les atteintes à la discipline, à l’autorité des commandants ou aux normes fondamentales sur lesquelles repose notre force de combat. Cet incident sera traité avec le plus grand sérieux par les commandants. Il sera géré dans un esprit de responsabilité et d’attention envers les soldats, mais aussi dans le souci d’établir une norme claire et sans compromis », avait-il ajouté.
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