Le Royaume-Uni confirme l’annonce de nouvelles sanctions contre les implantations juives
"Il ne s'agit nullement d'un boycott de l'ensemble des produits israéliens", a déclaré le ministre du Travail britannique
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Le gouvernement britannique va annoncer mardi de nouvelles sanctions contre les implantations israéliennes en Cisjordanie, illustrant la volonté du nouveau Premier ministre Andy Burnham de durcir le ton face à Israël, a indiqué un ministre.
Ces mesures viseront « spécifiquement l’expansion de ces colonies en Cisjordanie » mais « il ne s’agit nullement d’un boycott de l’ensemble des produits israéliens », a déclaré Pat McFadden, ministre du Travail sur la chaîne Sky News.
Le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, les dévoilera mardi devant la chambre des Communes, a-t-il précisé.
« Au cœur de cette démarche figure la volonté de préserver la possibilité de voir un Etat palestinien coexister aux côtés d’Israël », a insisté Pat McFadden.
Selon plusieurs médias britanniques, dont la BBC, Londres devrait notamment bannir l’importation de biens produits dans les colonies.
En parallèle de la guerre menée à Gaza par Israël en représailles à l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, les violences commises par les colons se sont intensifiées depuis trois ans.
Ed Miliband les a qualifiées la semaine dernière « d’actes de terrorisme (…) absolument effroyables », s’attirant de vives critiques d’Israël.
Il avait annoncé que son pays préparait « un ensemble complet de mesures » en réaction.
Israël a menacé dans la foulée le Royaume-Uni de répliquer en cas de sanctions britanniques.
Avant même leur annonce, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich a appelé sur X à « chasser l’ambassadeur britannique » d’Israël.
Le président israélien a aussi estimé mardi que le Royaume-Uni se placerait du « mauvais côté de l’histoire ».
« Si cela arrive, et que d’autres pays se joignent (aux sanctions), je pense que cela représentera une grave erreur de calcul, et une décision qui tombera du mauvais côté de l’histoire », a déclaré Isaac Herzog lors d’un discours à Jérusalem.
Mike Huckabee, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, a pour sa part déclaré à la BBC News : « Je pense qu’il y aura sans aucun doute » une réaction, y compris au niveau des différents États. Cela pourrait avoir un « impact économique considérable sur les entreprises britanniques », a-t-il ajouté, précisant que certaines pourraient se voir interdire d’affaires dans certains États américains.
En août, le Royaume-Uni avait également demandé, avec une vingtaine d’autres pays, l’arrêt d’un vaste projet en Cisjordanie, après le lancement d’un appel d’offres pour la construction de plus d’un millier de logements, visant à empêcher une continuité territoriale palestinienne dans cette partie de la Cisjordanie à l’est de Jérusalem.
En juin, le Royaume-Uni, la France, l’Australie et le Canada avaient annoncé des sanctions contre des entités et individus israéliens impliqués dans les violences et l’expansion illégale des implantations en Cisjordanie, des mesures qualifiées alors de « honteuses » par Israël.
Les sanctions attendues mardi interviendront aussi près d’un an après que le Royaume-Uni, dirigé alors par le travailliste de Keir Starmer, a reconnu un Etat palestinien.
Son successeur, Andy Burnham, également travailliste, avait affirmé juste avant son arrivée au pouvoir en juillet que son pays devait « faire davantage pour exercer une pression » sur Israël face à la situation à Gaza et en Cisjordanie.
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