L’Iran augmente le prix de l’essence à cause du blocus américain
L'Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole, propose l'un des carburants les moins chers au monde via un système de subventions, ce qui rend toute modification des prix politiquement sensible
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Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche une hausse des prix de l’essence pour les plus gros consommateurs, alors que l’Iran est confronté à des difficultés d’importation de pétrole en raison du blocus naval imposé par les États-Unis.
Le système de quotas iranien fixe le prix selon trois tranches : 1 500 tomans le litre pour les 60 premiers litres consommés par mois, 3 000 tomans le litre pour les 50 litres suivants, et 5 000 tomans le litre au-delà.
C’est cette troisième tranche qui est visée par la mesure, avec un prix qui va doubler « pour passer à 10 000 tomans (3,9 centimes d’euro) à compter du 8 septembre », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, citée par les médias d’État.
« Différents chiffres ont été évoqués lors des réunions d’experts, mais comme le président s’y était engagé auprès de la population, il a été décidé de fixer le tarif à 10 000 tomans », a-t-elle ajouté.
Le toman est une unité monétaire informelle équivalente à 10 rials iraniens.
L’Iran, l’un des principaux producteurs de pétrole, propose l’un des carburants les moins chers au monde via un système de subventions, ce qui rend toute modification des prix politiquement sensible.
La semaine dernière, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef dans la guerre, avait appelé ses concitoyens à réduire leur consommation d’essence alors que l’Iran est soumis à un blocus de ses ports par les États-Unis, en représailles du verrouillage du détroit stratégique d’Ormuz.
« En tout état de cause, ce qui est clair, c’est que nous devons économiser l’essence dans notre consommation », avait déclaré lors d’une allocution télévisée Ghalibaf. « Si nous la consommons correctement, nous pouvons nous débrouiller avec la quantité d’essence que nous produisons ».
Fin août, le ministère des Finances américain, Scott Bessent, a présenté un nouveau train de sanctions visant à « asphyxier économiquement » l’Iran, sur fond d’impasse diplomatique pour sortir de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines contre Téhéran le 28 février.
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