Refusé d’entrée au Canada, le maire-adjoint de Jérusalem dénonce le « déclin » du pays
Après l’annulation de son autorisation de voyage, Arieh King a appelé les Canadiens à « reprendre leurs esprits »
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Le maire adjoint de Jérusalem Arieh King s’est vu refuser l’entrée au Canada, où il devait participer à une collecte de fonds organisée à Toronto le 25 août par le groupe militant Israel Now, a rapporté le Canadian Jewish News (CJN).
Quelques jours avant son déplacement, son autorisation électronique de voyage (eTA), pourtant valable jusqu’en 2029, a été annulée par les autorités canadiennes.
King a affirmé n’avoir reçu aucune explication. « Personne au sein du gouvernement canadien ne m’a contacté. Personne ne m’a parlé », a-t-il déclaré au CJN, qualifiant la décision de « radicale et injuste ».
L’élu a réagi le 27 août sur Facebook dans une publication en hébreu, en anglais et en français.
« Je suis attristé pour le Canada — une nation démocratique occidentale, semblable à nombre de pays européens — alors qu’il sombre dans le déclin », a-t-il écrit .
« On peut espérer que les ‘infidèles’ vivant au Canada (selon la loi et la culture islamiques) reprendront vite leurs esprits, avant qu’ils ne perdent, eux aussi, leur liberté de culte, leur liberté d’expression et leur liberté de circulation au sein de leur propre pays », a-t-il ajouté.
Figure de l’extrême droite israélienne, Arieh King, 52 ans, est le fondateur de l’Israel Land Fund (ILF), qui œuvre notamment à l’acquisition de terrains et de biens immobiliers par des Juifs à Jérusalem-Est. Il est également connu pour son opposition à l’UNRWA, l’agence très controversée de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.
L’annulation de son autorisation de voyage est intervenue après une campagne de groupes pro-palestiniens demandant aux autorités canadiennes de lui interdire l’entrée dans le pays.
Le gouvernement canadien n’a pas rendu public le motif de la décision. La législation du pays prévoit toutefois qu’une personne peut être déclarée inadmissible pour différents motifs, notamment le terrorisme, l’appartenance à une organisation impliquée dans le terrorisme, des violations des droits humains ou du droit international ou des crimes contre l’humanité.
Le ministère canadien de l’Immigration a refusé de commenter le cas de King, invoquant les règles de confidentialité, et a rappelé qu’une eTA ne garantissait pas l’entrée sur le territoire.
King ne figure par ailleurs pas sur la liste canadienne des personnes sanctionnées dans le cadre des mesures visant les auteurs présumés de violences liées aux implantations israéliennes en Cisjordanie.
Faute de pouvoir se rendre à l’événement en présentiel, King a finalement participé à l’événement par visioconférence depuis New York. Selon Israel Now, une centaine de personnes y ont assisté.
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