Bennett s’engage à déclarer le Qatar, qui financerait le CGRI, « État ennemi »
L'ex-Premier ministre fustige la "puissante opération d’influence mondiale" menée par cet émirat du Golfe, qu’il qualifie de "cancer antisémite violent dont les métastases se propagent en Occident"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Lundi, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que, s’il revenait à la tête du gouvernement cet automne, il déclarerait le Qatar « État ennemi » et a accusé Doha de financer le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien.
« Si je suis élu Premier ministre, je déclarerai immédiatement le Qatar ‘État ennemi’ », a promis le chef du parti « BeYahad » lors d’une conférence organisée par l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS).
Bennett a qualifié cet émirat du Golfe de « cancer antisémite violent qui propage ses métastases vers l’Occident, et même jusqu’au bureau du Premier ministre israélien, dans le but de détruire l’État d’Israël ».
Cette déclaration fait référence au scandale dit du « Qatargate », qui secoue le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu depuis plus d’un an. Il a été révélé que plusieurs de ses principaux collaborateurs étaient rémunérés par Doha pour des missions de relations publiques, alors que l’émirat arabe accueillait des dirigeants du Hamas et faisait office de médiateur dans les négociations avec le groupe terroriste palestinien en vue de la libération d’otages israéliens détenus dans la bande de Gaza.
« Les dirigeants du Qatar ont pour objectif d’éliminer Israël, point final », a souligné Bennett.
« Certains parlent d’une ‘situation compliquée’ – ce n’est pas compliqué ; depuis le 7-Octobre, rien n’est compliqué ici. Le Qatar est un ennemi. C’est simple. »
Bennett a poursuivi en expliquant que le Qatar s’était investi, depuis quelque 25 ans, dans une « puissante opération d’influence mondiale qui a pu causer à Israël un préjudice très important », faisant référence au revirement spectaculaire de l’opinion publique occidentale à l’encontre de l’État juif.
« Ces dernières années, le Qatar a investi des milliards dans les universités américaines pour s’implanter et éduquer la jeune génération », a-t-il ajouté.
« Ainsi, les étudiants y sont formés au slogan ‘Du fleuve à la mer’ » – une expression régulièrement scandée par les militants anti-Israël et considérée comme un appel à la destruction d’Israël.
Le même processus, a-t-il poursuivi, était à l’œuvre dans le financement par Doha d’Al Jazeera, qu’il a qualifié « d’opération d’incitation à la haine ».
« Et je vais vous dire autre chose : le Qatar a financé, directement, le Hamas. »
L’ancien Premier ministre a tout d’abord évoqué le « milliard de dollars en espèces » fourni dans ce qu’il a appelé les « valises de Netanyahu », en référence aux fonds qataris qu’Israël avait autorisés à entrer à Gaza sous la direction de l’actuel Premier ministre, alors que le Hamas était déjà au pouvoir.
Ensuite, Bennett a déclaré qu’à l’époque où il était Premier ministre, on lui avait présenté des renseignements indiquant que « le Qatar finançait également les Gardiens de la Révolution », la force militaire d’élite iranienne fidèle au guide suprême de la République islamique.
Interrogé pour savoir si Netanyahu avait également été informé de ces renseignements, Bennett a répondu : « Sans aucun doute », ajoutant que le Qatar finançait également le Front al-Nosra, une organisation affiliée à Al-Qaïda active pendant la guerre civile syrienne sous la direction de l’actuel président syrien.
Bennett, qui figure parmi les principaux adversaires de Netanyahu aux élections du 27 octobre, a qualifié le Qatargate « d’acte de trahison le plus grave de l’histoire d’Israël ».
En décembre, il avait déclaré que le bureau du Premier ministre avait « trahi l’État d’Israël et les soldats de Tsahal en temps de guerre » en collaborant avec le Qatar, et que, indépendamment du fait que Netanyahu en ait eu connaissance ou non, « ces deux possibilités exigent sa démission immédiate ».
S’il est réélu, l’ancien Premier ministre s’est engagé à mettre en place une commission d’enquête nationale de grande envergure sur les défaillances ayant conduit au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, ainsi que sur les événements qui l’ont précédé. À la lumière du scandale du Qatargate, il s’est engagé à mener une enquête « qui portera également sur l’aide apportée à un État ennemi en temps de guerre ».
la Communauté du Times of Israël !







