L’unité du Shin Bet chargée de lutter contre le terrorisme juif serait en crise – média
Selon plusieurs sources sécuritaires, le nouveau directeur de l'agence de sécurité minimise l'importance de la violence des résidents d'implantations
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L’unité de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, qui est chargée de lutter contre le terrorisme juif, se trouve dans une situation de crise majeure, le nouveau directeur de l’agence de sécurité minimisant l’importance de la violence des résidents d’implantations, ont déclaré vendredi plusieurs sources sécuritaires à Haaretz sous couvert d’anonymat.
Ces sources ont indiqué que le chef du Shin Bet, David Zini, qualifie les attaques des résidents d’implantations de simples « cas de friction » entre Juifs et Palestiniens, plutôt que d’actes terroristes.
Zini est issu du camp nationaliste orthodoxe Hardal et il a étudié à la yeshiva ultraconservatrice Har Hamor, à Jérusalem, dirigée par le rabbin Zvi Tau, chef spirituel du parti d’extrême-droite et anti-LGBTQ Noam.
Selon ces sources, Zini aurait retiré des ressources à la division « juive », alors que la violence des résidents d’implantations a atteint des niveaux sans précédent ces derniers mois.
Plusieurs membres du personnel de cette division, dont certains sont parmi les plus expérimentés, ont demandé à être mutés, car ils estiment que l’agence ne prend pas ce problème au sérieux.
Selon ces sources, des agents du Shin Bet ont exprimé leurs inquiétudes quant à la « politisation » de l’agence de sécurité intérieure. Ils se disent également frustrés par le manque de coopération de l’armée et de la police israéliennes face à la violence des résidents d’implantations.
L’ancien chef de la division de la police en Cisjordanie fait l’objet d’une enquête pour avoir ignoré la violence des résidents d’implantations afin de s’attirer les faveurs du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
« Le personnel a aujourd’hui le sentiment d’avoir les mains liées, car la police et Tsahal ne l’aident pas », a déclaré un responsable de la sécurité à Haaretz.
Ce responsable a également affirmé que l’armée ne sanctionnait pas les soldats impliqués dans des fusillades mortelles contre des Palestiniens.
Ces responsables de la sécurité ont également critiqué le système judiciaire israélien, qui relâche régulièrement des suspects peu après leur arrestation pour des infractions graves.
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