Qatar : Si notre aide est allée au Hamas, c’est la faute d’Israël
Doha rejette des accusations de détournement de ses fonds à Gaza et affirme que l'aide humanitaire a transité sous contrôle strict des autorités israéliennes
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Le Qatar a fermement rejeté les allégations contenues dans un article du New Yorker, selon lesquelles ses versements mensuels en espèces à Gaza auraient contribué à financer la branche armée du Hamas avant le pogrom perpétré par ce groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.
Selon l’article publié vendredi, qui citait des documents saisis par Israël, un dirigeant du Hamas aurait déclaré au ministre qatari des Affaires étrangères en 2019 que « la subvention qatarie est l’artère principale du mouvement Hamas ».
« Les attaques du 7-Octobre ont révélé ce que l’argent du Qatar avait permis d’acheter », indique l’article.
Décrivant l’assaut, il poursuit : « Les forces du Hamas se sont rassemblées dans un vaste réseau de tunnels équipés de systèmes de ventilation, de caméras de surveillance et de réseaux de communication ; elles en sont sorties munies de caméras corporelles et portant des missiles antichars. »
Dans son communiqué, le Bureau international des médias du Qatar a insisté sur le fait que les allégations contenues dans l’article du New Yorker étaient « fondées sur des informations falsifiées et inventées de toutes pièces ». Il affirme que l’argent du Qatar était destiné aux civils palestiniens de Gaza, « en coordination avec les autorités israéliennes et les partenaires internationaux ».
Le communiqué ajoute : « Dans le cadre des mécanismes d’aide précédents, toute l’aide financière ainsi que les marchandises, telles que la nourriture, les médicaments et le carburant, transitaient par Israël avant d’entrer à Gaza. Rien n’était acheminé sans l’implication d’Israël à chaque étape du processus. »
Statement by the International Media Office of the State of Qatar in response to false allegations published by The New Yorkerhttps://t.co/Q2Rg1tfT0c pic.twitter.com/I5kiecpY67
— Qatar's International Media Office (@IMO_Qatar) September 21, 2026
Cet article est le dernier épisode d’un débat de longue date concernant les versements mensuels en espèces du Qatar à Gaza, qui ont débuté en 2018 avec l’accord du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ses détracteurs affirment toutefois qu’ils ont servi à financer les capacités terroristes du Hamas. Netanyahu a publiquement décrit ces versements, qui s’élevaient, selon le New Yorker, à 30 millions de dollars par mois, comme un moyen d’éviter une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza et de maintenir le calme.
Dans son communiqué, le Qatar a déclaré que ces versements étaient destinés aux civils palestiniens. Si une partie de ces fonds a été versée au Hamas, a affirmé cet État du Golfe, la responsabilité en incombe aux gouvernements israéliens dirigés par Netanyahu, ainsi qu’aux deux Premiers ministres qui l’ont brièvement évincé du pouvoir entre 2021 et 2022 : Naftali Bennett et Yaïr Lapid. Il a également imputé la responsabilité aux services de renseignement israéliens.
« L’aide du Qatar a été fournie pendant de nombreuses années sous les gouvernements israéliens successifs, avec la participation des agences de sécurité israéliennes », indique le communiqué.
« Si des fonds ont été versés au Hamas, cela n’a rien à voir avec le Qatar. En réalité, la responsabilité incombe à Israël, qui a supervisé la distribution de ces fonds, notamment sous les mandats de Bennett, Lapid et Netanyahu, et par l’intermédiaire de diverses agences, dont le Mossad et le Shin Bet. »
Pendant la période où le Qatar versait ces fonds à Gaza, le pays accueillait également les dirigeants politiques du Hamas. Après le 7-Octobre, le Qatar a continué d’accueillir de hauts responsables politiques du Hamas tout en jouant le rôle de médiateur entre Israël et le groupe terroriste.
Un article paru dans Yedioth Ahronoth, publié le même jour que celui du New Yorker, a révélé de nouveaux détails sur l’ampleur de la contribution financière du Qatar à la branche armée du Hamas avant le 7-Octobre, avec notamment une estimation selon laquelle elle représentait jusqu’à la moitié du budget total des Brigades Ezzedine al-Qassam. L’article indiquait que Netanyahu avait été informé de ce fait à plusieurs reprises, mais qu’il l’avait ignoré.
Le bureau de Netanyahu a rejeté cette enquête, la qualifiant de « compilation de mensonges recyclés qui ont déjà été réfutés par le passé », affirmant que les responsables de la sécurité israéliens avaient soutenu les subventions qataries car elles étaient destinées à des fins humanitaires et devaient contribuer à maintenir le calme à Gaza.
L’enquête du New Yorker s’est principalement concentrée sur le scandale connu sous le nom de « Qatargate », impliquant des allégations selon lesquelles des collaborateurs de Netanyahu travaillant au sein ou en liaison avec son cabinet auraient été rémunérés par le Qatar pour redorer l’image de l’émirat.
la Communauté du Times of Israël !







