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Selon la famille du « héros » de Sydney, il a agi par instinct pour sauver des innocents

Ahmed al-Ahmed, qui a été blessé par balle et qui devrait être de nouveau opéré, a déclaré qu'il "recommencerait" ; le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud a salué "son courage altruiste"

Ahmed al-Ahmed, le passant qui a maîtrisé l'un des deux terroristes du massacre de Hanoukka à Sydney, photographié en train d'être soigné pour ses blessures, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Ahmed al-Ahmed, le passant qui a maîtrisé l'un des deux terroristes du massacre de Hanoukka à Sydney, photographié en train d'être soigné pour ses blessures, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

La famille d’un passant non armé qui a plaqué au sol et désarmé l’un des deux terroristes lors du massacre perpétré dimanche au cours d’une célébration de Hanoukka à Sydney, en Australie, affirme qu’il s’agit d’un héros qui a agi par instinct pour sauver des vies innocentes.

Ahmed al-Ahmed, 43 ans, a été identifié sur les réseaux sociaux comme étant le passant qui s’est d’abord caché derrière des voitures pour ensuite se précipiter sur le tireur par-derrière, lui arracher son fusil et le plaquer au sol.

« Mon fils est un héros. Il a servi dans la police et il aime défendre les gens », a déclaré le père d’Ahmed, Mohamed Fateh al-Ahmed, lors d’une interview accordée à la chaîne publique ABC News.

Il a indiqué qu’Ahmed, père de deux filles, est citoyen australien, et travaille comme primeur. Il est arrivé en Australie en provenance de Syrie en 2006 et sa famille n’est arrivée dans le pays que depuis quelques mois.

« Quand il a vu des gens gisant au sol et le sang, sa conscience l’a rapidement poussé à charger l’un des terroristes et à lui prendre son arme », a expliqué Mohamed Fateh.

« Il a vu qu’ils étaient en train de mourir, que des gens perdaient la vie, et quand cet homme [le tireur] a été à court de munitions, il lui a pris son arme, mais il a été touché », a raconté sa mère à ABC.

Ahmed al-Ahmed, propriétaire d’un magasin de fruits âgé de 43 ans, luttant pour désarmer l’un des deux terroristes armés qui ont attaqué un événement de Hanoukka, à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d’écran/X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« Nous prions pour que Dieu le sauve. »

Le père d’Ahmed a déclaré que « lorsqu’il a agi, il ne pensait pas au profil des personnes qu’il sauvait, ni à celles qui mouraient dans la rue ».

Il a souligné que son fils « ne fait aucune distinction entre les nationalités ».

« Ici, en Australie, il n’y a aucune différence entre les citoyens. »

Des personnes en deuil rendant hommage aux victimes de la fusillade terroriste de Bondi Beach au Bondi Pavilion à Sydney, le 15 décembre 2025 (Crédit : Saeed Khan/AFP)

Ahmed a reçu quatre ou cinq balles à l’épaule et à la main. Selon ses parents, plusieurs balles sont toujours logées dans son corps.

Le cousin d’Ahmed, Jozay Alkanji, s’est exprimé lundi soir alors qu’il quittait l’hôpital de Sydney : « Il a subi une première intervention chirurgicale. Je pense qu’il devra subir deux ou trois opérations, cela dépendra de ce que dira le médecin. »

Un autre de ses cousins, Mustafa al-Asaad, a déclaré à la chaîne de télévision Al Araby qu’Ahmed avait agi dans le cadre d’un « acte humanitaire ».

« Quand il a vu des gens mourir et leurs familles se faire tirer dessus, il n’a pas supporté de voir des gens mourir », a-t-il expliqué, selon The Guardian.

« C’était avant tout un acte humanitaire. C’était une question de conscience… Il est très fier d’avoir sauvé ne serait-ce qu’une seule vie », a-t-il ajouté.

« Il m’a expliqué qu’en voyant cette scène, des gens mourant sous les balles, il s’était dit : ‘Je ne peux pas supporter ça. Dieu m’a donné la force. Je crois que je vais empêcher cette personne de tuer des gens.’ »

Chris Minns, le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, a rendu visite à Ahmed à l’hôpital lundi et a écrit sur les réseaux sociaux que ce dernier était « un véritable héros ».

« Hier soir, son incroyable courage a sans aucun doute sauvé d’innombrables vies lorsqu’il a désarmé un terroriste au péril de sa vie », a écrit Minns.

« Il ne fait aucun doute que davantage de vies auraient été perdues sans le courage altruiste d’Ahmed. »

Me Sam Issa, l’avocat spécialisé en droit de l’immigration d’Ahmed, lui a également rendu visite à l’hôpital lundi soir et a déclaré au Sydney Morning Herald « qu’il ne regrette pas ce qu’il a fait. Il a dit qu’il le referait. Mais la douleur commence à prendre le dessus ».

Me Issa a précisé qu’Ahmed avait obtenu la citoyenneté australienne en 2022 et qu’il était « un homme humble, peu intéressé par la médiatisation, qui avait simplement fait ce qu’il se devait de faire en tant qu’être humain ce jour-là ».

« Il éprouve cette gratitude parce qu’il vit en Australie. C’est sa façon d’exprimer sa reconnaissance pour le fait de pouvoir rester en Australie et d’avoir obtenu la citoyenneté », a ajouté son avocat.

Des inconnus sont venus lui témoigner leur soutien à l’extérieur de l’hôpital St George, dans la banlieue de Sydney, à Kogarah, où il est soigné.

Misha et Veronica Pochuev sont venus à l’hôpital avec leur fille de sept ans, Miroslava, pour lui apporter des fleurs.

« Mon mari est russe, mon père est juif, mon grand-père est musulman. Cela ne concerne pas seulement Bondi, cela concerne tout le monde », a déclaré Veronica.

Miroslava tenait le bouquet accompagné d’une note sur laquelle était écrit : « Pour Ahmed : pour son courage et les vies qu’il a sauvées. »

La police inspectant les lieux d’une fusillade, à Bondi Beach, à Sydney, le 15 décembre 2025. (Crédit : David Gray/AFP)

La fusillade a eu lieu lors d’un événement organisé à l’occasion de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney, où quelque 2 000 personnes s’étaient rassemblées pour célébrer la première nuit de la fête des Lumières.

Les deux terroristes ont ouvert le feu sur la foule avec des fusils, tuant au moins quinze personnes, dont une fillette âgée de 10 ans, plusieurs rabbins et un survivant de la Shoah.

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