Le président américain affirme qu’Israël suivrait ses ordres et cesserait le feu s’il décidait de mettre fin à la guerre en Iran.
« Ils feront ce que je leur dirai », a déclaré Trump au Time Magazine.
« Ils ont toujours su faire preuve d’esprit d’équipe. Ils s’arrêteront quand je m’arrêterai. Ils s’arrêteront à moins d’être provoqués, auquel cas ils n’auront pas le choix, mais ils s’arrêteront quand je m’arrêterai. »
Cette remarque contredit toutefois l’affirmation de Trump, le mois dernier, dans une interview accordée au Times of Israel, selon laquelle mettre fin à la guerre serait une décision « mutuelle » avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
L’article du Time Magazine – un long récit sur la manière dont Trump a décidé de lancer la guerre avec Israël et sur ses tentatives actuelles pour trouver une issue, compte tenu de l’impopularité de la guerre aux États-Unis – cite également un responsable israélien anonyme affirmant que Netanyahu dispose de peu de marge de manœuvre sans le soutien de Trump.
L’article, qui cite de multiples sources américaines et israéliennes, raconte comment, furieux que certains responsables de son administration aient divulgué des informations sur l’attaque prévue contre l’Iran, Trump a convoqué une réunion le 27 février au cours de laquelle il a annoncé l’annulation de l’opération. Il a ensuite rappelé un petit nombre de responsables de confiance et planifié les premières frappes de la guerre, qui devait commencer cette nuit-là.
L’article relate également les pressions répétées exercées par Netanyahu sur Trump pour qu’il se joigne à une attaque prolongée contre la République islamique. Citant une source anonyme présente lors de la rencontre entre Netanyahu et Trump, qui a duré plusieurs heures à Washington, l’article indique que le Premier ministre a déclaré au président américain : « Nous sommes allés si loin, Donald. Nous devons finir ce que nous avons commencé », arguant que Téhéran gagnait du temps et se précipiterait secrètement vers la bombe nucléaire.
Trump a également indiqué au Time que l’Iran s’était montré « très coriace » en résistant à une pression immense pour faire des concessions et mettre fin à la guerre par un accord.
« Ils sont capables de supporter d’énormes souffrances. Je les respecte donc pour cela. Le fait est que je pense qu’ils sont de meilleurs négociateurs que combattants », a-t-il déclaré.