Malgré son nouveau parti, Eisenkot envisage encore une fusion avec d’autres factions
Selon certaines sources, le chef de l'opposition Yaïr Lapid garde espoir quant à une éventuelle alliance avec le nouveau parti "Yashar ! Avec Eisenkot"
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Bien qu’il ait annoncé la création de son propre parti politique, Gadi Eisenkot espérerait toujours s’unir à d’autres factions de l’opposition avant les prochaines élections législatives.
Selon la chaîne publique Kan, Eisenkot estime que la création de son parti lui permet de maintenir son élan politique et prévoit de reporter toute décision finale concernant une fusion jusqu’au dernier moment.
Dans une déclaration faite mardi soir, l’ancien chef de Tsahal a indiqué que son nouveau parti Yashar ! Avec Eisenkot « placera la sécurité et les intérêts nationaux d’Israël au-dessus de toute autre considération, établira une large alternative de gouvernance et servira de base à une plus grande unité, afin de garantir l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État juif, démocratique et fort, dans l’esprit de la Déclaration d’indépendance ».
Le chef de l’opposition Yaïr Lapid et l’ancien Premier ministre Naftali Bennett envisagent toujours une alliance avec Eisenkot, ancien numéro deux du parti Kakhol Lavan-HaMahane HaMamlahti, afin de maximiser le nombre de sièges qu’ils obtiendront lors des prochaines élections, a rapporté Kan.
Une source proche du dossier a confirmé mercredi après-midi au Times of Israel que Lapid espérait toujours une fusion ou une candidature commune.
Bennett ne siège pas actuellement à la Knesset, mais son nouveau parti éponyme, « Bennett 2026 », arrive régulièrement en tête ou près de la tête des sondages d’opinion, aux côtés du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le chef de l’opposition et président du Yesh Atid, le député Yaïr Lapid, assiste à une conférence du parti Yesh Atid à Tel Aviv, le 1ᵉʳ septembre 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Bennett n’occupe plus de fonction officielle depuis l’effondrement, en 2022, de son gouvernement de coalition diversifié avec Lapid, qui avait évincé Netanyahu du poste de Premier ministre en 2021 après 12 années consécutives, dans le sillage d’une période de troubles politiques marquée par quatre élections nationales en deux ans.
Un porte-parole de Bennett n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Eisenkot a quitté le parti Kakhol Lavan et la Knesset au cours de l’été, expliquant que, bien qu’il ait travaillé de nombreuses années avec Benny Gantz et qu’ils se respectent mutuellement, leurs divergences les avaient finalement éloignés politiquement. Il a déclaré qu’il était nécessaire « de construire une alternative de leadership qui permettrait de remporter les prochaines élections ».
Le départ d’Eisenkot du parti Kakhol Lavan a été rapidement suivi par celui d’autres membres du parti de Gantz, notamment le député Matan Kahana, qui avait confié au Times of Israel à l’époque qu’il tenterait de négocier une alliance avec Bennett.
Une porte-parole d’Eisenkot n’a pas répondu aux sollicitations concernant les informations rapportées par Kan.
Interrogé sur la possibilité d’une union entre Bennett et Eisenkot, Kahana a déclaré au Times of Israel que « toutes les options sont ouvertes » et qu’il existait « à [son] avis, il y a une chance raisonnable de s’allier avec Bennett ».
Depuis son départ de Kakhol Lavan, Eisenkot a multiplié les réunions avec des dirigeants de partis d’opposition, dont Lapid et Bennett, et a accepté de participer ce week-end à une réunion conjointe du « bloc du changement », opposé à Netanyahu, « dans le but de définir les grandes lignes du prochain gouvernement ».
Selon la chaîne N12, Bennett ne pourra pas y assister, car il commémorera le 10ᵉ anniversaire, ou yahrzeit, de la mort de son père.
Une source politique proche du camp de Bennett a déclaré mercredi qu’Eisenkot « essayait d’améliorer son image et sa position dans les sondages afin de se lancer dans une guerre d’enchères entre les partis ».
Lors d’une conférence début septembre, dont les propos ont ensuite été publiés par le site Walla, Bennett a déclaré qu’il était nécessaire de « former un gouvernement d’union sioniste nationale fondé sur ‘l’alliance du service’ : ceux qui servent et qui acceptent les principes directeurs du gouvernement ».
« J’ai un rôle à jouer, celui d’unir les différents partis centristes. Nous allons discuter avec Liberman, avec Eisenkot, et rassembler tout le monde au sein d’un grand parti », a-t-il poursuivi, expliquant à son auditoire que leur mission était de « convaincre tout le monde de voter pour ce parti et de remporter une majorité claire et décisive ».
Bennett a également évoqué l’idée d’un « parti uni avec Yisrael Beytenu et Eisenkot » lors d’une réunion à domicile avec des représentants de la communauté russophone d’Israël à Herzliya, selon un participant qui s’est entretenu avec le Times of Israel la semaine dernière.
« Il nous a demandé de voter pour lui et de persuader nos pairs, nos voisins et nos amis d’en faire autant. Il a pris soin de ne rien dire de négatif à propos de Liberman », a indiqué le participant, qui a souhaité rester anonyme et a souligné que Bennett « n’a pas dit qu’il ne ferait jamais partie d’un gouvernement avec le Likud ».
la Communauté du Times of Israël !







