Mark Ruffalo au cœur d’une polémique après avoir lié le rachat de Warner Bros. par Paramount à Israël
L’acteur américain a provoqué la colère de la société de production en associant le projet de rachat aux liens d’Oracle avec Israël, réitérant au passage ses accusations de « génocide » et d’ « apartheid » contre l’État hébreu
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Mark Ruffalo, l’acteur et producteur américain aux positions hostiles à l’égard d’Israël, se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique liée à Israël, après avoir associé le projet de rachat de Warner Bros. par Paramount aux activités d’Oracle auprès de l’armée israélienne.
La controverse a éclaté après une publication de l’acteur sur les réseaux sociaux, le 21 août. Ruffalo y affirmait que le milliardaire américain Larry Ellison utilisait Oracle, le géant technologique que ce dernier a cofondé, pour contribuer au financement de l’acquisition de Warner Bros. par son fils, David Ellison.
Opposé au projet de rachat, l’acteur a également mis en avant les liens entre Oracle et Israël, partageant une ancienne vidéo dans laquelle une dirigeante de l’entreprise évoquait les technologies fournies à l’armée israélienne.
« Ces ‘technologies vraiment profondément effrayantes’ seront très probablement intégrées à l’un des plus grands conglomérats médiatiques au monde et, un jour, utilisées contre vous », a affirmé Ruffalo. « Regardez comme elle se réjouit de ce que nous considérons désormais comme un génocide, construit sur un système d’oppression d’apartheid, alimenté par Oracle. »
Paramount a vivement condamné ses propos : « Comme toujours, nous sommes préoccupés lorsque des tropes antisémites sont invoqués sous couvert d’un différend commercial », a déclaré Paramount dans un communiqué. « Des mots comme ‘génocide’ et ‘apartheid’, appliqués à une transaction commerciale, ne sont pas seulement erronés : ils franchissent une limite et banalisent les souffrances bien réelles que ces mots sont censés décrire. »
Le centre Simon Wiesenthal, une organisation américaine de défense des droits qui lutte contre l’antisémitisme, a de son côté apporté son soutien à Paramount. Son directeur général, Jim Berk, a salué la décision du groupe de « tracer une ligne rouge », précisant qu’ « invoquer Israël dans une affaire où il n’a absolument aucune pertinence constitue un cas d’école d’obsession et de diabolisation ».
Ruffalo s’est a plusieurs reprises montré pour le moins hostile envers Israël et critique de la guerre menée par l’état hébreu contre le Hamas depuis les massacres du 7 octobre 2023 dans le sud du pays.
Favorable à un embargo des États-Unis sur les armes pour Israël, au nom des droits de l’Homme, Ruffalo figure notamment parmi les artistes qui ont apporté leur soutien à Francesca Albanese, qui a entre autres qualifié Israël « d’ennemi commun », ou encore parmi les signataires d’une lettre dénonçant de « mauvais traitements » qui seraient infligés au terroriste palestinien emprisonné Marwan Barghouti.
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