« Red Alert », poignante série sur le 7 octobre, « une seule journée qui a tout changé »
Cette série en 4 épisodes, diffusée mardi sur Paramount+ et jusqu'au 15 octobre sur N12, offre une reconstitution saisissante et captivante des événements terrifiants de cette journée noire
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Rotem Sela dans le rôle de Batsheva Yahalomi, survivante du 7-Octobre, dans « Red Alert », la série en quatre parties de N12 diffusée le 5 octobre 2025 en Israël. (Crédit : Autorisation)
Hisham Suliman dans le rôle d'un père qui protège son bébé après que des terroristes du Hamas ont tué sa femme, dans « Red Alert ». (Crédit : Green Productions, Bender Brown Productions, Keshet 12, The IEF et Paramount+)
Extrait de « Red Alert », la nouvelle série dramatique de Keshet acquise par Paramount et diffusée le 7 octobre, qui sera projetée le 5 octobre 2025 en Israël (Crédit : Ran Mendelson)
Extrait de « Red Alert », la nouvelle série dramatique de Keshet acquise par Paramount et diffusée le 7 octobre, qui sera projetée le 5 octobre 2025 en Israël (Crédit : Ran Mendelson)
Israel Atias dans le rôle de Kobi, pseudonyme d'un officier de police des opérations spéciales dont l'histoire est racontée dans « Red Alert », diffusé par Keshet le 5 octobre 2025. (Crédit : Autorisation)
Pour marquer le deuxième anniversaire de l’invasion meurtrière du Hamas du 7 octobre 2023, alors que les blessures sont encore vives et que 48 otages sont toujours retenus à Gaza, la série dramatique israélienne « Red Alert » propose une reconstitution poignante des événements épouvantables vécus ce jour-là par les victimes du groupe terroriste.
Chacun des quatre épisodes, d’une durée de 45 minutes, propose au spectateur un rappel brutal, captivant et douloureux des heures terrifiantes vécues par les victimes de l’attaque, notamment les festivaliers qui assistaient au Supernova, les policiers et les habitants du sud.
Produit par le groupe israélien Keshet Media, le premier épisode de cette série a été diffusé dimanche sur Keshet (N12). Il sortira mardi pour sa première mondiale sur Paramount+.
Le premier épisode de la série, qui se déroule le 6 octobre, s’ouvre dans une ambiance étrangement sereine, par une présentation des scènes de la vie des victimes et du personnel de sécurité. Ohad Yahalomi et sa fille préparent du thé au gingembre dans les champs à proximité de leur maison, l’agent spécial de sécurité Kobi joue avec ses enfants, et les festivaliers du Supernova profitent des premières heures de ce concert de musique électronique.
Les quatre épisodes sont toutefois, et en très grande partie, consacrés aux événements et moments terrifiants qui ont émaillé le 7 octobre.
Les téléspectateurs découvrent ainsi la famille Yahalomi réunie dans son abri sécurisé, essayant de faire taire les enfants alors que les terroristes se rapprochent de la maison et qu’Ohad, le père, prend la décision qui changera sa vie : s’asseoir devant la porte brisée de l’abri avec un pistolet, pour tenter de protéger sa famille.
D’autres scènes se concentrent sur Kobi – le pseudonyme de l’un des membres des forces de sécurité -, qui commence par arrêter des trafiquants de drogue au festival Supernova, se retrouvant ensuite à combattre des terroristes dans les rues d’Ofakim. La femme de Kobi, policière, tente quant à elle de venir en aide aux festivaliers, alors que les attaquants déferlent dans le champ de Reïm.
Tali Hadad, une mère d’âge moyen, regarde son fils Itamar, un soldat en congé, se saisir de son arme pour aller combattre les terroristes dans leur quartier d’Ofakim, avant de se lancer à son tour dans l’action, conduisant les habitants blessés à l’unité Magen David Adom de la ville.
Chaque épisode témoigne une grande attention portée aux détails, preuve de la profondeur de la collaboration entre les créateurs de la série et les survivants, qui ont ainsi pu raconter leurs histoires pour les uns, et les diffuser pour les autres.
La famille Yahalomi joue au Taki, un jeu de cartes israélien semblable au Uno, pour occuper les enfants dans la pièce sécurisée. Les téléspectateurs peuvent voir de véritables photos de la famille accrochées aux murs de leur maison du kibboutz Nir Oz.
Alors que l’attaque gagne les rues d’Ofakim, les téléspectateurs peuvent voir Kobi combattre les terroristes, poursuivant l’un d’eux à travers les cabanes blanches érigées devant des immeubles.
Pendant ce temps, sa femme et un autre officier se cachent des terroristes dans les arbres et les buissons désormais familiers qui parsèment le paysage sur le site du festival Supernova, se promettant que s’ils survivent, ils iront se faire faire les ongles ensemble à Beer Sheva.
Nombre des acteurs de cette série dramatique sont bien connus du public : Rotem Sela, qui incarne Batsheva Yahalomi ; Israel Atias, célèbre pour son rôle dans « Shababnikim », interprète Kobi, l’agent de sécurité ; la comédienne Rotem Abuhab joue le rôle de Liat, l’agente de police ; et Hisham Suleiman, star de « Fauda », incarne Ayub, un Palestinien résidant dans le Néguev, dont la femme a été tuée par des terroristes.
Il est impossible de regarder les différents épisodes sans se demander ce que pouvaient bien penser et ressentir les acteurs israéliens alors qu’ils interprétaient ces différentes histoires. Peut-être considéraient-ils cela comme un devoir d’intérêt général, un moyen de sensibiliser le public, et de contribuer à faire connaître l’histoire des victimes.
Les comédiens donnent vie à ceux qui ont dû faire des choix impossibles ce jour-là.
Parmi eux, Batsheva Yahalomi, qui a réussi à échapper à une tentative d’enlèvement avec son bébé et sa jeune fille, pieds nus et en pyjama, alors que son mari blessé gisait dans leur maison et que son fils, âgé de 12 ans, était emmené de force à Gaza à l’arrière de la moto d’un terroriste.
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Et Tali Hadad, qui a conduit sa voiture dans les rues d’Ofakim envahies par les terroristes, pour transporter les blessés vers les urgences.
Entremêlées aux scènes des acteurs, des séquences vidéo soigneusement sélectionnées, tournées le jour même, montrent le vrai Yahalomi cherchant refuge dans le kibboutz, des scènes du festival Supernova, et des images prises sur l’autoroute sur lesquelles des terroristes attaquent des voitures au hasard.
Ruth Efroni, qui a conçu et écrit la série, a publié sur Facebook, en avant-première du lancement prévu le 5 octobre, qu’au moment où ils ont commencé à travailler sur le scénario, ses collègues et elle étaient naïvement convaincus que lorsqu’ils auraient terminé leur travail, tous les otages seraient rentrés chez eux, la guerre serait finie, et le monde, pour sa part, serait en voie de guérison et de reconstruction.
Les comédiens donnent vie à ceux qui ont dû faire des choix impossibles ce jour-là.
« Je pense que ces épisodes montreront avec quel respect, avec quel désir de sincérité et avec quelle sensibilité nous avons traité les histoires réelles qui nous ont été confiées », a ajouté Efroni.
« Red Alert » a réussi à atteindre l’objectif que s’étaient fixé ses créateurs : raconter quelques histoires individuelles du pogrom du 7 octobre, proposer un témoignage sur cette journée et rappeler au monde ce qui s’est passé.
Créée par Lior Chefetz, cette série est produite par Green Productions en collaboration avec l’Israel Entertainment Fund et le Jewish National Fund USA. Elle a été réalisée par Lawrence Bender, producteur hollywoodien nominé aux Oscars (« Pulp Fiction », « Inglourious Basterds ») et distribuée par Keshet.
Invité au festival du film de Jérusalem en juillet, Bender a qualifié « Red Alert » de projet « profondément personnel » qui « raconte l’histoire de notre peuple et d’une seule journée qui a tout changé ».
« Ce qui le rend si puissant, c’est que ce n’est pas seulement un drame, c’est la réalité. »
Le deuxième épisode de « Red Alert » sera diffusé sur la chaîne israélienne N12 le mercredi 8 octobre à 21h30, le troisième épisode le dimanche 12 octobre et le dernier épisode, le mercredi 15 octobre.
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