Aujourd’hui, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a reproché à l’armée israélienne d’entraver sa « liberté de circulation » dans le sud du Liban, et d’avoir endommagé certains de ses véhicules.
Selon la FINUL, à deux reprises aujourd’hui, des soldats israéliens « ont percuté des véhicules de la FINUL avec un char Merkava, provoquant dans un cas des dégâts importants ».
La force d’observation a déclaré que les soldats de l’armée israélienne « ont bloqué, à Bayada, une route qui permet d’accéder aux positions de la FINUL ».
« La semaine dernière, des soldats israéliens ont tiré des ‘tirs d’avertissement’ dans la région, qui ont touché et endommagé des véhicules de la FINUL par ailleurs aisément identifiables. Dans un cas, un ‘tir d’avertissement’ a frappé à un mètre d’un Casque bleu qui était descendu de son véhicule », est-il indiqué dans le communiqué.
« Ces derniers jours, les soldats israéliens ont régulièrement bloqué les déplacements des Casques bleus sur cette route, sans compter les restrictions à la liberté de circulation constatées dans d’autres zones », a déploré la FINUL.
La force d’observation a ajouté qu’au début du mois, les soldats israéliens avaient également détruit des caméras sur le site de Naqoura, où se trouve le quartier général de la FINUL, ainsi que « cinq autres positions situées sur la Ligne bleue, entre Ras Naqoura et Maroun ar Ras ».
« Hier, ils ont même tagué les vitres de la porte d’accès réservée aux piétons du quartier général, obstruant ainsi la visibilité sur le périmètre extérieur », poursuit le communiqué.
L’armée israélienne n’a pas pour l’instant commenté ces allégations.
Tsahal a récemment fait savoir que ses combats dans le sud du Liban visaient le Hezbollah et « non la FINUL, les Forces armées libanaises ou les civils libanais ».
« L’armée israélienne appelle la FINUL à rester à l’écart des zones de combat pour lesquelles elle a émis des avertissements à la population civile afin qu’elle évacue les lieux, par mesure de sécurité », avait précédemment dit l’armée.
Depuis longtemps, Israël reproche à la force d’observation d’avoir failli à sa mission, en n’ayant pratiquement rien fait pour éviter que le Hezbollah ne renforce ses effectifs près de la frontière israélienne depuis des décennies.