La compagnie israélienne d’autobus Egged devra payer
1,2 million de shekels (250 000 euros) à un groupe de sept personnes, composé d’étudiants et retraités. Le groupe avait porté plainte contre le fort taux de pollution à la gare centrale routière de Jérusalem.

L’accusation pourrait également demander 120 millions de shekels
(25 millions d’euros) de dommages et intérêts à la compagnie.

Le juge Avraham Tannenbaum du tribunal de Jérusalem a estimé que l’air de la gare était particulièrement pollué. Pour sa défense, Egged a soutenu que la structure de la gare ne permettait pas de respecter les normes de pollution. Les bus déposent et prennent les passagers à l’intérieur même du bâtiment.

Au cours des derniers mois, Egged a pris des mesures pour réduire la pollution de l’air dans la gare centrale routière. La compagnie, qui a installé des détecteurs, fait en sorte que les passagers n’attendent pas près des plateformes.

Tannenbaum a ordonné à Egged de prendre des mesures supplémentaires, notamment l’installation d’une barrière de séparation entre les différentes plateformes, ainsi que la mise en place d’un nouveau système d’air conditionné, selon le quotidien Yedioth Aharonoth.

Un rapport publié récemment par le ministère israélien de la Protection de l’environnement indique que le niveau d’oxydes d’azote émis par les centrales électriques israéliennes en 2012 est plus élevé que celui des pays européens, à l’exception de Chypre et de Malte. Le niveau de dioxyde de soufre est plus élevé que celui de presque tous les Etats européens.

La compagnie d’électricité israélienne, qui gère les centrales, affirme que les niveaux atteints en 2012 sont la conséquence de la difficulté à se procurer du gaz naturel. Le ministère de la Protection de l’environnement a exigé que de nouveaux systèmes de filtration de l’air soient installés dans les centrales à charbon.