« Assez de haine » : Isaac Herzog et Gal Gadot appellent au dialogue à Jérusalem
Une conférence a été organisée par le président en présence de l'actrice pour promouvoir le respect mutuel dans le pays
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Le président Isaac Herzog a appelé les Israéliens à œuvrer en faveur d’un plus grand respect mutuel afin de réparer les fractures de la société, lors de sa conférence « Time to Talk » organisée mercredi à Jérusalem.
« Assez ! Nous en avons assez de la haine, des divisions, des étiquettes, des insultes, des violences et des humiliations », a-t-il déclaré lors de la President’s Conference for a Shared Israeli Future au Centre international des congrès. « Cet événement a été créé pour répondre au plus grand fléau de la société israélienne, qui est aussi sa plus grande menace : la division. »
La conférence a réuni des organisations à but non lucratif, des militants et même l’actrice israélienne Gal Gadot pour soutenir l’initiative de Herzog, qui vise à retisser les liens au sein de la société israélienne grâce au dialogue et à l’engagement communautaire.
« Ce n’est pas seulement une conférence », a déclaré Herzog aux participants. « Un véritable mouvement est né ici, qui dit oui à la reconnaissance mutuelle, oui au dialogue, oui à l’écoute et oui au désir de construire un avenir israélien commun. »
Ce rassemblement s’est tenu alors qu’Israël fait face à une profonde polarisation politique et sociale, aggravée par les répercussions persistantes du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre 2023 et de la guerre qui s’en est suivie. Herzog a averti que la « division » était devenue la plus grande menace intérieure du pays, citant une récente étude de l’Institut Agam de l’Université de Tel Aviv qui a évalué le degré de polarisation d’Israël à 8,3 sur 10, ce qui correspond à un « stade très avancé » de risque national.
Herzog a ajouté que cette initiative visait à contrer ce qu’il a qualifié de « vapeurs d’essence dans l’air », alors que le pays se dirige vers de nouvelles élections. Il s’est engagé à « sillonner le pays d’un bout à l’autre » afin d’encourager un discours respectueux et de promouvoir l’unité nationale.
Gal Gadot, probablement aujourd’hui la personnalité israélienne non politique la plus célèbre au monde, s’est entretenue avec Michal Herzog au sujet des relations entre Israël et la diaspora, ainsi que des défis auxquels elle est confrontée en tant qu’Israélienne vivant à Hollywood.
« C’est devenu très complexe d’être Israélienne dans la diaspora », a-t-elle déclaré, s’exprimant en hébreu.
« Avant, les gens étaient très impressionnés par le service militaire et la Start-Up Nation. Mais après tout ce que nous avons traversé avec la guerre et les réseaux sociaux, c’est devenu compliqué. Je me mets en colère, j’ai parfois peur, et c’est parfois exaspérant de voir à quelle vitesse les gens se précipitent pour juger et accepter des opinions qui sont devenues si polarisées. »
Interrogée sur ses espoirs pour l’avenir d’Israël, Gadot a répondu que cette question lui rappelait celles qu’on lui posait lorsqu’elle représentait Israël au concours Miss Univers en 2004.
« Je ne sais pas trop si je dois demander la paix, la tolérance ou l’amour », a-t-elle répondu avec un sourire. « Alors je vais dire les trois. »
La conférence s’est tenue en partenariat avec les Jewish Federations of North America (JFNA), le Combined Jewish Philanthropies, le Maimonides Fund et Maala.
Rebecca Caspi, directrice générale du bureau israélien des JFNA, a rappelé que le discours antisémite à travers le monde se traduisait de plus en plus par des actes de violence contre les communautés juives.
« Les mots comptent, et les actions ont du pouvoir », a déclaré Caspi. « Les communautés juives du monde entier paient un prix insupportable, car ce qui commence par des mots se termine par une violence brutale et, malheureusement, parfois par des meurtres… Mais les mots peuvent aussi être utilisés comme une force positive ; ils peuvent devenir des facteurs de croissance, de lien et de leadership visionnaire. »
Caspi a indiqué que les communautés juives nord-américaines avaient mobilisé plus de 900 millions de dollars d’aide pour Israël depuis le 7-Octobre, tout en luttant contre la montée de l’antisémitisme dans le monde. Elle a cité plusieurs projets lancés en coopération avec des partenaires israéliens, notamment un fonds de prêts aux petites entreprises, des réseaux de soutien aux familles de réservistes et des infrastructures d’intervention d’urgence dans les communautés vulnérables.
« L’objectif n’est pas de revenir à ce qui existait auparavant », a déclaré Caspi, « mais de construire quelque chose de plus fort, de plus résilient et de plus uni. »
la Communauté du Times of Israël !







