Australie : Un tribunal invalide la loi sur les manifestations adoptée après le massacre de Bondi
Selon un plaignant anti-Israël, le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, qui maintient sa décision de restreindre les manifestations, veut "bafouer le droit démocratique de manifester "
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La loi qui visait à restreindre les manifestations – elle avait été adoptée à la suite de l’attentat terroriste antisémite de Bondi Beach qui avait été perpétré contre la communauté juive d’Australie – a été invalidée jeudi par un tribunal, selon un arrêt écrit.
Des militants avaient contesté cette législation de Nouvelle-Galles du Sud, promulguée dix jours après le massacre du 14 décembre qui avait fait quinze morts et des dizaines de blessés lors d’une cérémonie d’allumage des bougies de Hanoukka sur la plage.
L’Australie a ouvert une enquête soutenue par le gouvernement sur l’antisémitisme et la cohésion sociale, dont les conclusions sont attendues d’ici décembre. Le gouvernement a déjà renforcé la législation sur les armes à feu et introduit une nouvelle loi sur les discours de haine à la suite de la tuerie antisémite de Bondi.
La loi sur les manifestations donne à la police le pouvoir de restreindre les rassemblements publics dans des zones désignées, ce qui rend impossible l’obtention d’une autorisation pour toute manifestation et permet aux agents d’ordonner aux personnes de se disperser.
Le gouvernement de l’État a insisté pour que ces mesures répressives soient prises afin de protéger la cohésion et la sécurité de la communauté en cette période de tensions extrêmes, a entendu la Cour d’appel.
Cependant, ces dispositions légales étaient « inconstitutionnelles », a estimé le président de la Cour suprême, Andrew Bell, dans une décision écrite.
Ces mesures découragent de fait toute forme de manifestation dans la zone désignée, quel qu’en soit l’objectif et l’impact éventuel sur la cohésion sociale, a-t-il déclaré.
« Les dispositions contestées portent atteinte à la liberté implicite de communication politique », a statué la Cour, les déclarant invalides.
Immédiatement après l’adoption de la loi sur les manifestations, en décembre, le chef de la police de l’État avait imposé les premières restrictions sur une grande partie de Sydney.
Ces mesures répressives s’étaient poursuivies sous diverses formes jusqu’en février, notamment lors de la visite du président israélien Isaac Herzog, au cours de laquelle la police et les manifestants s’étaient affrontés dans le centre-ville de Sydney.
L’activiste anti-Israël Josh Lees, l’un des trois plaignants dans cette affaire, a déclaré que le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, cherchait depuis longtemps à interdire les manifestations, en particulier celles concernant Gaza.
« Alors qu’Israël et les États-Unis mènent une guerre sans fin, détruisant la vie de millions de personnes, avec le soutien des gouvernements australiens, ils continuent d’essayer de bafouer nos droits démocratiques de manifester », a déclaré le porte-parole du groupe Palestine Action dans un communiqué.
Minns a souligné que le gouvernement maintenait sa décision concernant cette loi.
« Cela s’est produit au lendemain de la pire attaque terroriste que notre pays ait connue, au cours de laquelle quinze innocents ont perdu la vie », a-t-il déclaré dans un communiqué adressé aux médias australiens.
« Nous estimons que c’était nécessaire et important pour Sydney à ce moment-là. »
Selon la police, les terroristes armés, Sajid Akram et son fils Naveed Akram, avaient été inspirés par le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).
Sajid Akram avait été abattu par la police sur les lieux, tandis que Naveed Akram, également blessé par balle mais toujours en vie, est actuellement poursuivi pour quinze chefs d’accusation de meurtre et un de terrorisme.
La communauté juive d’Australie a été l’une des plus durement touchées par la vague d’antisémitisme qui déferle sur le monde depuis que le groupe terroriste palestinien du Hamas a perpétré un pogrom sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.
L’Australie a connu une succession de marches et de manifestations anti-Israël accompagnées de discours antisémites, une attaque à la bombe incendiaire contre une synagogue de Melbourne, deux infirmiers menaçant de tuer des patients juifs dans leur hôpital et la découverte par les forces de l’ordre d’une remorque remplie d’explosifs destinée à perpétrer un attentat de grande ampleur dans une synagogue de Sydney.
la Communauté du Times of Israël !







