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Dix clés pour comprendre la position du nouveau chef de la diplomatie britannique envers Israël

Critiques d'Israël, soutiens et tensions : retour sur l'histoire complexe entre Ed Miliband, l'État juif et la communauté juive britannique

Ed Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères, arrivant pour une réunion du Conseil des ministres à Downing Street, à Londres, le 21 juillet 2026. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP)
Ed Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères, arrivant pour une réunion du Conseil des ministres à Downing Street, à Londres, le 21 juillet 2026. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP)

LONDRES – Lorsqu’en 1987 circule la rumeur que Margaret Thatcher envisage de nommer son ministre des Finances, Nigel Lawson, au poste de ministre des Affaires étrangères, des députés conservateurs laissent discrètement entendre que la Première ministre ne peut décemment pas nommer un Juif à la tête de la diplomatie britannique.

Quatre décennies plus tard, dans un contexte sombre marqué par un nombre sans précédent d’actes antisémites en Grande-Bretagne, une lueur d’espoir semble malgré tout poindre. En effet, la décision du tout nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, de nommer Ed Miliband, le plus haut responsable politique juif du pays, au poste de ministre des Affaires étrangères, n’a suscité aucune réaction de ce genre.

L’ironie veut que Miliband, qui a dirigé le Parti travailliste depuis l’opposition entre 2010 et 2015, entretienne des relations parfois difficiles avec la communauté juive britannique. Son bilan à la tête du Parti travailliste laisse d’ailleurs présager que cette situation se reflétera dans ce qui s’annonce déjà comme des rapports tendus avec Israël.

Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre l’ascension de Miliband jusqu’au poste de ministre des Affaires étrangères.

Les débuts

En quittant Downing Street à l’issue de l’annonce de la décision de Burnham de le nommer au ministère des Affaires étrangères, Miliband a immédiatement fait allusion à ses origines juives.

« Mes parents sont arrivés en Grande-Bretagne en tant que réfugiés juifs du nazisme », a-t-il expliqué. « Pour eux, la Grande-Bretagne était à la fois un refuge et un symbole d’espoir dans la lutte mondiale contre le fascisme. Je resterai fidèle à la foi que mes parents avaient envers cet esprit britannique dans le cadre de ma mission de représentation de notre pays. »

L’histoire familiale de Miliband est douloureuse. Lorsqu’il avait sept ans, comme il l’a rappelé plus tard, on l’avait emmené rendre visite à sa grand-mère à Tel Aviv. Chez elle, montrant une photo en noir et blanc, le jeune garçon avait voulu savoir qui était « cet homme ». On l’avait rapidement fait sortir de la pièce avant de lui expliquer à voix basse que cet homme – son grand-père David – était mort en Pologne bien des années avant sa naissance. Ce n’est que des années plus tard que Miliband a compris que le père de sa mère avait été assassiné par les nazis parce qu’il était juif.

Ed Miliband et Shabana Mahmood arrivant à Londres pour une réunion du cabinet, le 20 juillet 2026. (Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP)

Les parents de Miliband ont, eux, échappé aux chambres à gaz. Ils ont en effet quitté la Belgique en 1940, lorsque l’armée allemande l’a envahie : son père, alors âgé de 16 ans et qui adoptera plus tard le prénom de Ralph, a pris le dernier bateau reliant Ostende à la Grande-Bretagne. En Pologne, sa mère, avec sa sœur et leur mère, ont vécu cachées pendant la guerre, au début grâce à des religieuses. Marion Kozak est arrivée en Grande-Bretagne sept ans après celui qui allait devenir son mari.

Miliband et son frère David n’ont pas grandi au sein de la communauté juive. En effet, comme il l’a écrit dans un essai en 2012, Marion et Ralph, universitaire marxiste de renom de son état, « se définissaient non pas par leur judaïté, mais par leurs convictions politiques ».

La politique coule dans les veines de ces deux garçons exceptionnellement brillants. David devient rapidement un jeune conseiller de Tony Blair dans l’opposition avant de diriger la cellule stratégique de Downing Street durant le premier mandat des travaillistes après leur raz-de-marée électoral de 1997, avant de devenir lui-même député en 2001, puis rapidement ministre.

Ed se rapproche, lui, de l’autre architecte du projet centriste du New Labour, à savoir Gordon Brown. Lorsque ce dernier devient chancelier de l’Échiquier, en 1997, Ed est nommé conseiller principal au ministère des Finances, avant de suivre son frère au Parlement en 2005.

« L’ère du New Labour est révolue »

En 2007, lorsque Brown arrive à Downing Street en qualité de Premier ministre, il s’empresse de nommer David et Ed dans son gouvernement. David hérite des Affaires étrangères, et Ed, de l’Énergie.

Ed, qui est à la fois le plus jeune et le plus ancré à gauche des deux frères, est politiquement le moins expérimenté. Mais lorsque Brown démissionne à l’issue de la défaite du Parti travailliste aux élections législatives de 2010, il se présente, contre toute attente, contre son frère, qu’il bat d’une courte tête et prend la tête du parti.

Sans attendre, Miliband annonce la rupture avec le gouvernement au sein duquel il avait loyalement servi quelques mois plus tôt, déclarant avec audace : « L’ère du New Labour est révolue. »

Dans son premier discours en tant que chef du Parti travailliste, il dénonce la guerre en Irak dans laquelle Blair s’est engagé en 2003. En 2010 toujours, il explique renoncer à la ligne fermement pro-israélienne caractéristique du New Labour. « Le blocus de Gaza doit être levé, et tout doit être fait pour y parvenir », avait affirmé Miliband.

Sur cette photo d’archives du lundi 27 septembre 2010, Ed Miliband, à gauche, chef nouvellement élu du parti travailliste britannique, embrasse son frère David Miliband, à droite, après le discours de David sur la politique étrangère lors de la conférence annuelle du parti, à Manchester, en Angleterre. (Crédit : Lefteris Pitarakis/AP)

La portée de ses propos sur Gaza est d’autant plus forte qu’il ne fait aucune mention du Hamas ou des tirs de roquettes sur les localités frontalières israéliennes à l’origine dudit blocus. Par ailleurs, l’allocution en 6 000 mots de Miliband n’aborde aucune autre question de politique étrangère en dehors d’Israël et de l’Irak — un pays dans lequel les soldats britanniques se trouvent depuis sept ans.

Leçons irakiennes

Le moment le plus controversé du mandat de Miliband à la tête du Parti travailliste s’est produit fin août 2013, lorsque les parlementaires ont été rappelés d’urgence pendant leurs vacances suite à l’attaque au gaz sarin menée par Bachar al-Assad dans la banlieue de Damas, qui a fait pour le moins 1 400 morts parmi les civils.

Le Premier ministre, David Cameron, voulait obtenir l’autorisation de joindre le Royaume-Uni aux frappes américaines programmées pour empêcher le dictateur syrien de réitérer ce crime de guerre. Invoquant les failles des services de renseignement avant la guerre en Irak, Miliband a exigé des « preuves irréfutables » de la responsabilité d’Assad dans ces attaques.

En réalité, la culpabilité d’Assad — qui a perpétré d’autres attaques à l’arme chimique dans les cinq années suivantes — n’a jamais fait de doute. Mais Miliband a maintenu sa position, mobilisé ses députés pour s’opposer à une action militaire britannique et, grâce à une rébellion dans les rangs gouvernementaux, est parvenu à infliger une défaite humiliante à Cameron.

L’impact a été immédiat et de taille.

Rompant avec ses propres « limites » au sujet de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, le président américain de l’époque, Barack Obama, a réagi au changement de position de la Grande-Bretagne en suspendant ses propres projets de frappes américaines. Selon certains, c’est l’inertie de l’Occident qui en a découlé qui a encouragé l’allié d’Assad, Vladimir Poutine, à attaquer l’Ukraine en 2014 — prélude à l’invasion de 2022.

Miliband n’a jamais exprimé de regret quant à sa position, se vantant lors des élections législatives de 2015 d’avoir tenu tête « au leader du monde libre » en refusant de soutenir les bombardements en Syrie.

Ed Miliband, alors chef du Parti travailliste, s’adresse aux invités lors d’une cérémonie commémorative organisée à Londres pour marquer le 40e anniversaire de l’attentat terroriste perpétré lors des Jeux olympiques de Munich en 1972, au cours duquel 11 membres de l’équipe olympique israélienne ont été tués, le 6 août 2012. (Crédit : AP/Sang Tan)

Israël : « Une partie de mon histoire familiale »

Dix mois plus tard, Miliband se rend en Israël — un des rares déplacements à l’étranger du chef du Parti travailliste. Il y rencontre le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le chef de l’opposition de l’époque, Isaac Herzog, et le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, adoptant un ton beaucoup plus nuancé et chaleureux que lors de son discours de 2010. À Sderot, dans le sud du pays, longuement ciblée par les tirs de roquettes du Hamas, il reconnaît : « Je comprends les raisons pour lesquelles Israël est si préoccupé par sa sécurité, et je pense que cela fait pleinement partie de la manière dont on peut trouver des solutions. »

Et s’il rappelle que la construction d’implantations risque de porter ombrage au fragile processus de paix de l’administration Obama, il dénonce aussi le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), et annonce son intention d’emmener ses deux jeunes fils dans le « foyer national du peuple juif » parce que cela fait « partie intégrante de l’histoire familiale ». Comme pour appuyer ses propos, le cabinet de Miliband publie des photos de lui accueilli par sa grand-tante pour le dîner de Shabbat au kibboutz Nachshonim.

Labor leader David Miliband, flanked by Board of Deputies Vice President Laura Marks and Jewish News editor Richard Ferrer, shows off a seder plate he received at Thursday's Q&A. (Courtesy of Marc Morris)
Le dirigeant syndical David Miliband, entouré de Laura Marks, vice-présidente du Conseil des députés, et de Richard Ferrer, rédacteur en chef du Jewish News, présente un plateau de seder qu’il a reçu jeudi lors de l’émission « Q&A ». (Autorisation : Marc Morris)

« Un ami d’Israël »

Le point d’orgue de la relation de Miliband avec la communauté juive survient peu après son retour d’Israël, lorsqu’il prend la parole au déjeuner annuel des Labour Friends of Israel (LFI) en 2014. À moins d’un an des élections législatives, Miliband promet une relation solide avec Israël s’il devient Premier ministre et couvre d’éloges l’État juif, qu’il qualifie d’ « incroyable puissance économique ».

Déclarant qu’il « convient de garantir la sécurité d’Israël et son droit à se protéger », il dénonce l’Iran et ses relais terroristes, le Hamas et le Hezbollah. Mais ce discours comporte également des notes plus personnelles.

« Israël revêt une importance toute particulière pour moi et a une place spéciale dans mon cœur », confie-t-il en évoquant ses souvenirs de récolte des oranges en Israël, durant son enfance, et avec une émotion toute particulière les nouvelles informations remises à Yad Vashem sur la mort de son grand-père. Sa visite du musée et mémorial de la Shoah lui a rappelé à quel point « Israël est l’affirmation miraculeuse de la vie face à la mort ».

Ed Miliband, alors chef du Parti travailliste, et son épouse Justine visitent le mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes de la Shoah, à Jérusalem, le 10 avril 2014. (Crédit : AP/Tsafrir Abayov)

À nouveau Gaza

Le discours de Miliband devant les LFI commence par des mots d’inquiétude quant au sort de Naftali Frenkel, Gilad Shaar et Eyal Yifrach, les trois adolescents israéliens enlevés – et par la suite retrouvés morts, assassinés par le Hamas – ce qui a déclenché la guerre de Gaza de 2014, longue de 50 jours. Mais durant ce conflit, le ton du chef du Parti travailliste se révèle virulent, véhément et en rupture marquée avec celui de Blair qui, durant la guerre du Liban de 2006, s’était obstinément refusé à appeler à un cessez-le-feu.

En revanche, Miliband qualifie d’ « inexplicable » le « silence de Cameron sur la mort de centaines de civils palestiniens innocents » et les actes de l’État juif d’ « inacceptables et injustifiables ».

En réaction, les deux principales organisations communautaires juives, le Board of Deputies et le Jewish Leadership Council, déclarent que la direction du Parti travailliste « ignore malheureusement tout de l’idéologie du Hamas, de la psychologie du Hamas, des actes du Hamas et donc de la réalité à laquelle Israël est confronté ».

Pour une grande partie de la communauté, les quatre mois de silence du Parti travailliste, au moment où les actes antisémites ont plus que doublé au Royaume-Uni, suite au conflit, sont sources de colère et de confusion.

Le dirigeant travailliste Ed Miliband aux prises avec un sandwich au bacon en mai 2014. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Quand on croit que la situation ne peut pas être pire

Le fossé entre Miliband et la communauté juive se creuse encore à l’automne 2014, lorsque le Parti travailliste annonce son intention de reconnaitre unilatéralement l’existence d’un État palestinien. Laissant derrière lui 13 années d’une politique soigneusement calibrée — sous Blair et Brown, le parti est favorable à une solution négociée à deux États, préalable à la reconnaissance, à la faveur d’un accord entre Israël et les Palestiniens —, Miliband prend décide d’imposer à ses députés de voter en faveur d’une motion proposée par un député de l’arrière-ban, Grahame Morris.

Ce député est une figure clé des Labour Friends of Palestine and the Middle East qui, quelques semaines plus tôt, a comparé l’armée israélienne au groupe terroriste de l’État islamique. En réaction à ce qu’elle estime être une « propagande grotesque », la célèbre actrice juive Maureen Lipman s’en prend fortement à Miliband, concluant que, pour la première fois de sa vie, elle ne voterait pas pour le Parti travailliste aux prochaines élections législatives.

Rejet et défaite

Lipman est loin d’être la seule Juive britannique à estimer que le Parti travailliste l’accule au choix entre son soutien au parti et son soutien à Israël.

C’est un arbitrage dont le Parti travailliste sort perdant.

Un sondage réalisé pour le Jewish Chronicle à la veille des élections de 2015 montre que 73 % des Juifs estimaient alors que l’attitude d’un parti envers Israël et le Moyen-Orient était un facteur « très » ou « assez » important dans leur choix de vote. En outre, et avec un écart massif de 55 points, les sondés jugeaient que l’approche de Cameron était meilleure que celle de Miliband.

Il s’en est suivi un effondrement du soutien juif au Parti travailliste sous la direction de Miliband. En 2010, les Juifs avaient voté dans des proportions à peu près égales pour le parti et pour les Conservateurs. Cinq ans plus tard, les Tories récoltaient les suffrages de 67 % des Juifs, le Parti travailliste n’en obtenant que 15 %. Lorsque les bureaux de vote ont fermé, le soir de l’élection, plusieurs circonscriptions disputées du nord de Londres comptant un électorat juif important sont restées du côté de Cameron. Le lendemain, Miliband, défait, démissionne de la tête du Parti travailliste.

Le Premier ministre britannique et chef du Parti conservateur, David Cameron, arrive avec son épouse Samantha pour voter dans un bureau de vote à Spelsbury, le 7 mai 2015, alors que la Grande-Bretagne tient des élections législatives. (Crédit : AFP / Leon Neal)

Une période de silence

Les critiques estiment que les changements imposés par Miliband au niveau du mode d’élection du chef du Parti travailliste, ainsi que sa décision de promouvoir des figures de l’extrême gauche écartées sous Blair et Brown, ont contribué à ouvrir la voie à la victoire surprise de Jeremy Corbyn lors du scrutin de 2015.

Avec ce militant pro-palestinien chevronné désormais aux commandes, l’antisémitisme explose au sein du parti. A plusieurs reprises, des députés travaillistes influents, juifs et non juifs, contestent la gestion de ce problème par Corbyn, mais Miliband garde le silence — à la notable exception de son veto aux tentatives de la gauche d’empêcher le parti d’adopter in extenso la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA).

La volonté manifeste de Miliband de rester en dehors de la querelle tranche on ne peut plus nettement avec l’attitude de ses prédécesseurs. Signes de leur position ferme sur le sujet lorsqu’ils étaient au gouvernement, Blair avait qualifié l’antisémitisme au sein du parti de
« préjugé et de poison », et Brown de « plaie ouverte ».

De retour sur le devant de la scène

Avec l’élection de Starmer à la tête du Parti travailliste à l’issue de la cuisante défaite du parti aux élections législatives de 2019, Miliband revient au premier plan sur a scène politique. En sa qualité de secrétaire d’État à l’Énergie et au Climat après la prise de pouvoir du Parti travailliste en juillet 2024, il bénéficie d’une large popularité auprès des membres du parti. Au sein du gouvernement, il est l’un des principaux ministres soupçonnés d’avoir poussé un Starmer réticent à reconnaître officiellement un État palestinien, l’été dernier.

Keir Starmer, alors Premier ministre britannique (à gauche), et Ed Miliband, secrétaire d’État à l’Énergie, à la Sécurité et au « zéro émission nette », défilent sur le tapis vert avant la cérémonie de remise des prix Earthshot au Museum of Tomorrow de Rio de Janeiro, le 5 novembre 2025. (Crédit : AP/Bruna Prado)

La décision de Miliband de se retourner contre l’ex-Premier ministre est perçue comme ayant contribué au départ prématuré de Starmer, ce mois-ci. En effet, il était pressenti comme un successeur potentiel, si Burnham n’était pas parvenu à réintégrer la Chambre des Communes à la faveur d’une élection partielle.

Selon plusieurs sources, alors même qu’il a facilité l’arrivée de Burnham à Downing Street, le nouveau Premier ministre — de crainte des réactions des marchés boursiers — a refusé à Miliband le poste de chancelier de l’Échiquier qu’il convoitait pourtant depuis longtemps.

En tant que ministre des Affaires étrangères, Miliband devrait assez naturellement emboîter le pas à Burnham qui, à la veille de devenir Premier ministre, a déclaré estimer que Starmer n’avait pas été assez ferme envers Israël, affirmant que le parti avait mis trop de temps à appeler à un cessez-le-feu à Gaza.

Le premier signe pourrait en être la prise de mesures complémentaires au sujet des implantations en Cisjordanie, le gouvernement ayant confirmé être en train de travailler à des projets d’interdiction des importations et exportations. Une telle initiative pourrait davantage fragiliser les relations entre Londres et Washington. Il en va de même pour la vive opposition de Miliband à toute implication du Royaume-Uni dans des actions militaires américaines en Iran.

S’il y a rarement un second acte en politique, Miliband — auquel les électeurs ont refusé de devenir Premier ministre il y a de cela 11 ans et qui se voir privé des Finances cette semaine — se retrouve malgré tout à la tête de l’un des plus importants « grands services d’État » de la Grande-Bretagne.

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