Enquête ouverte à Bordeaux après des propos antisémites et des menaces de mort entre étudiants
L’Université de Bordeaux a indiqué que les messages en cause étaient d’une "extrême gravité, à caractère injurieux et antisémite", sans en détailler le contenu
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Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour menace de mort et provocation publique à la discrimination à la suite de propos haineux et antisémites tenus sur une conversation WhatsApp entre étudiants de l’Université de Bordeaux, a appris la radio ICI Gironde (ex-France Bleu), vendredi 19 décembre.
Selon le parquet, les faits « sont susceptibles de s’être déroulés dans la nuit du 11 au 12 novembre » au sein d’un groupe de discussion regroupant des étudiants résidant à la cité universitaire du Crous François-Mauriac, à Pessac. Plusieurs messages à caractère injurieux et antisémite y auraient été diffusés.
Deux étudiants de la faculté figurent parmi les suspects. Le parquet a confié l’enquête à la police judiciaire pour des faits de « menace de mort réitérée, commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » ainsi que de « provocation publique à la discrimination ». Les investigations « sont en cours », a-t-il précisé.
Dans un communiqué, l’Université de Bordeaux a indiqué que les messages en cause étaient d’une « extrême gravité, à caractère injurieux et antisémite », sans en détailler le contenu, et a assuré « condamner avec la plus grande fermeté tout agissement de ce type ».
Informé dès le 12 novembre, le Crous de Bordeaux-Aquitaine a « immédiatement transmis un signalement au procureur de la République », saisi la cellule de lutte contre la radicalisation de la préfecture de la Gironde et prévenu les établissements dont relèvent les deux étudiants concernés.
Parallèlement à la procédure judiciaire, le Crous a convoqué les étudiants mis en cause le 18 novembre et décidé de leur exclusion de la résidence universitaire, « les faits ayant été confirmés ». L’expulsion sera effective à compter du 5 janvier. Le Crous a dénoncé « avec la plus grande fermeté la tenue de tels propos au sein de leurs résidences et toute forme de violence et de discrimination ».
De son côté, l’Université de Bordeaux a annoncé l’ouverture de procédures disciplinaires à l’encontre des deux étudiants, afin de statuer sur leur situation académique.
La France connaît, surtout depuis le 7 octobre 2023, une hausse marquée des actes antisémites. De nombreux cas d’antisémitisme ont ainsi été rapportés au sein du milieu universitaire français.
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