Isaac Amit n’a pas été invité à la cérémonie célébrant la fondation de la Knesset
Il s'agit du dernier camouflet en date infligé au plus haut magistrat israélien, même si le président de la Knesset, Amir Ohana tempère en affirmant que cela n'a "rien d'inhabituel"
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Le président de la Cour suprême, Isaac Amit, n’a pas été convié à la cérémonie qui célèbrera prochainement l’anniversaire de la fondation de la Knesset, a révélé la chaîne publique Kan, marquant ainsi le dernier camouflet en date infligé au plus haut magistrat israélien, alors que le ministre de la Justice Yariv Levin refuse de reconnaître son autorité et que la coalition fait pression pour réformer le système judiciaire.
Un communiqué fourni à la chaîne par le porte-parole du président de la Knesset, Amir Ohana, a confirmé qu’Amit ne figurait pas sur la liste « restreinte » des hauts responsables invités, précisant que cela n’avait « rien d’inhabituel » : le président de la Cour suprême n’avait pas non plus reçu d’invitation pour assister aux discours du président américain Donald Trump et de plusieurs autres dirigeants mondiaux.
Cette absence d’invitation survient toutefois alors que les relations entre le chef du prestigieux tribunal et le gouvernement sont particulièrement tendues.
Amit – dont le ministre de la Justice, Yariv Levin, refuse de reconnaître le titre depuis qu’il a été nommé à la tête de la Cour suprême – a implicitement accusé le gouvernement, dans un discours prononcé mercredi, de porter atteinte à l’État de droit en ne respectant pas les décisions de justice, affirmant qu’en ignorant ces décisions, ceux qui sont au pouvoir « vident la loi de toute valeur. »
Levin boycotte Amit depuis la nomination de ce dernier au poste de président la plus haute instance judiciaire d’Israël, au mois de janvier 2025. Il a refusé de le rencontrer ou de simplement s’adresser à lui en tant que président du tribunal – la nomination n’est d’ailleurs pas parue au journal officiel, comme l’exige pourtant la loi.
Certains membres du gouvernement ont suivi son exemple. Ainsi, le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli, et le ministre des Communications, Shlomo Karhi, ont tous les deux ouvertement appelé à plusieurs reprises le gouvernement à ne pas se conformer à certaines ordonnances et décisions qui ont été rendues par la Cour suprême.
Le boycott d’Amit de la part de Levin s’est inscrit dans le cadre d’un plan de refonte du système judiciaire israélien beaucoup plus large et beaucoup plus radical. Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement a progressivement retiré leur autorité aux tribunaux, ce qui a déclenché des mouvements de protestation à grande échelle dans tout le pays. Les critiques de ce plan affirment qu’il vise à démanteler l’équilibre des pouvoirs, sapant la démocratie.
la Communauté du Times of Israël !








