Le Hamas fait état de 37 Gazaouis tués en attendant de l’aide alimentaire
2 neveux du haut responsable du Hamas Khalil al-Hayya auraient été tués par des tirs israéliens à Gaza-City ; Tsahal a largué 106 tonnes d'aide humanitaire sur l'enclave
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Le porte-parole de l’Agence de défense civile de la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, Mahmoud Bassal, a fait état de 37 personnes tuées samedi par des frappes ou des tirs israéliens, dont des civils qui attendaient une distribution d’aide alimentaire.
Selon Bassal, douze personnes auraient été tuées et près de 200 autres blessées lorsque les soldats israéliens auraient ouvert le feu sur elles alors qu’elles se rassemblaient près d’un point de passage dans le nord de Gaza, utilisé acheminer l’aide humanitaire.
Six autres personnes auraient été tuées et 30 blessées par des tirs israéliens lors de rassemblements de civils près du point de distribution d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF) dans le centre de la bande de Gaza, a affirmé le porte-parole, faisant état d’autres victimes dans des frappes israéliennes sur d’autres secteurs du centre de l’enclave.
Deux autres personnes, dont une femme, auraient été abattues par les troupes israéliennes près d’un autre centre d’aide au nord-ouest de Rafah (sud), toujours selon la même source.
Egalement dans le sud, une frappe de drone près de Khan Younès aurait fait trois morts et plusieurs blessés, a ajouté Bassal.
Selon des témoins, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi matin autour des centres d’aide de la GHF, dans le centre de la bande de Gaza ainsi que dans les zones à l’ouest de Rafah et de Khan Younès, dans l’espoir d’obtenir des vivres.
Une femme aurait par ailleurs été tuée par une frappe aérienne « qui a visé un appartement situé en face de l’hôpital al-Khair, à Khan Younès, selon Bassal.
Un jeune homme aurait également été tué par un missile tiré par un drone israélien, qui aurait visé un groupe de civils près de l’école Abu Helou, qui abrite des personnes déplacées dans le camp de réfugiés de Bureij (centre), selon Bassal.
L’armée israélienne n’a pas encore commenté ces informations.
Par ailleurs, deux neveux de Khalil al-Hayya, haut responsable du Hamas, auraient été tués par les troupes israéliennes à Gaza-City, selon le journal al-Risala, porte-parole du groupe terroriste palestinien.
Selon cet article, Abd al-Salam al-Hayya et Muaz Abd al-Salam al-Hayya auraient été tués par des tirs israéliens alors qu’ils coupaient du bois dans le quartier de Shejaiya, à Gaza-City.
Hayya dirige l’équipe de négociation du Hamas et est basé à Doha.
Des milliers de Gazaouis se rassemblent quotidiennement près des points de distribution de nourriture à Gaza, dont quatre gérés par la controversée GHF, soutenue par les États-Unis et Israël, qui est le théâtre de fusillades quasi quotidiennes qui auraient fait des centaines de morts parmi les personnes qui tentent d’atteindre les centres de distribution de la GHF.
Selon les Nations unies, plus de 1 300 personnes auraient trouvé la mort en tentant d’obtenir de la nourriture dans l’enclave depuis le début des opérations de la GHF, en mai, dont une grande partie aurait été abattue par les troupes israéliennes opérant à proximité des sites de cette organisation.
À LIRE : ONU : Près de 9 camions d’aide sur 10 pillés avant d’atteindre leur destination à Gaza
L’armée israélienne a reconnu avoir tiré des coups de semonce en direction de foules qui s’approchaient de façon menaçante, mais a réfuté les chiffres avancés par l’ONU, qu’elle qualifie « d’exagérés », sans toutefois fournir ses propres chiffres.
Les incidents meurtriers ne se limitent pas aux sites de la GHF. La semaine dernière, vingt personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées lorsqu’un camion transportant des marchandises et de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza s’est renversé à Deir al-Balah, dans le centre de l’enclave.
Des images de Gazaouis amaigris, apparues ces dernières semaines (dont certaines ont été utilisées à des fins diffamatoires), notamment d’enfants affamés, ont alarmé le monde entier et intensifié la pression internationale sur Israël pour qu’il autorise l’acheminement d’une aide supplémentaire dans l’enclave en proie à plus de vingt-deux mois de guerre, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi les mesures qu’Israël a accepté de prendre pour améliorer la situation humanitaire dans la bande de Gaza figure la reprise des largages aériens dans l’enclave.
Si cette décision a été saluée à l’étranger comme un pas dans la bonne direction, les largages aériens ne permettent de livrer qu’une faible partie de l’aide humanitaire qui pourrait être acheminée par voie terrestre, et présentent un risque pour la sécurité des civils en raison du danger que représentent les colis tombant du ciel.
Samedi, Tsahal a déclaré que des avions des Émirats arabes unis, de Jordanie, d’Allemagne, des Pays-Bas, ainsi que pour la première fois, de Grèce et d’Italie, avaient largué 106 palettes d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Chaque palette contient environ une tonne de nourriture.
Depuis le 26 juillet, date à laquelle Israël a autorisé la reprise des largages aériens, plus de 1 000 colis d’aide humanitaire ont été largués dans la bande de Gaza par douze pays, dont Israël, selon l’armée. Les colis largués par Tsahal ont été fournis par des organisations humanitaires internationales.
Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, dit que plus de 60 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à maintenant, mais ce chiffre ne peut pas être vérifié et ne fait pas la différence entre les civils et les terroristes. Israël dit avoir tué environ 20 000 terroristes au combat depuis janvier et 1 600 autres terroristes à l’intérieur d’Israël pendant l’offensive du 7 octobre.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
L’AFP a contribué à cet article.
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