Rechercher

Les carcasses d’une tortue luth et d’un cachalot s’échouent sur des plages d’Israël

La mort de la tortue géante aurait été causée par des hameçons de pêche ; celle du cachalot n'a pas été découverte malgr l'autopsie

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

La carcasse d'un cachalot sur la plage de Zikim, dans le sud d'Israël, le 24 février 2026. (Crédit: Eviatar Ben Avi, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
La carcasse d'un cachalot sur la plage de Zikim, dans le sud d'Israël, le 24 février 2026. (Crédit: Eviatar Ben Avi, Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Un cachalot mort s’est échoué mardi sur la plage de Zikim, qui est située dans le sud d’Israël. C’est la huitième fois qu’une carcasse de ce géant des mers fait son apparition sur les côtes israéliennes depuis que le pays a commencé à enregistrer ce type d’incident.

La docteure Mia Elser, de l’association Delphis, a indiqué qu’un plus grand nombre de cachalots était observé par les chercheurs en mer depuis 2020 – ce qui correspond à l’augmentation du nombre de carcasses qui se sont échouées sur les côtes.

La carcasse, longue de 12 mètres, serait celle d’un mâle.

Elser a expliqué que « c’est le premier spécimen adulte à arriver dans un état non décomposé depuis le début des recherches lancées par Israël, dans les années 1990. Ce qui pourrait indiquer que la cause du décès n’était pas naturelle ».

Selon les estimations, il resterait entre 250 et 2 500 cachalots dans la mer Méditerranée. Cette population spécifique est en déclin et elle est considérée comme une espèce en voie de disparition.

« La population de cachalots en Méditerranée est génétiquement distincte et isolée de la population qu’il y a dans l’Atlantique », explique le docteur Aviad Scheinin, qui dirige le département des prédateurs apex à la station de recherche marine Morris Kahn. « Ils ont même leur propre ‘dialecte’ unique, une séquence spécifique de cliquetis qu’ils émettent et qui leur est propre ».

Les chercheurs continuent d’analyser les résultats sur place et ont prélevé des échantillons pour les soumettre à des tests supplémentaires en laboratoire. Ces tests n’ont pas permis de découvrir la cause de la mort.

Les principales menaces auxquelles ils sont confrontés sont les filets dérivants qui sont destinés à la capture d’autres espèces, les prospections gazières et pétrolières qui sont susceptibles d’endommager leur ouïe ou de les éloigner de leurs zones d’alimentation, et l’ingestion de déchets plastiques, à laquelle les cachalots sont particulièrement exposés.

Autre découverte qui a aussi été faite dans la journée de lundi, la carcasse en décomposition d’une tortue luth, une espèce rare, qui s’est échouée sur la côte centrale d’Herzliya. La cause de sa mort serait due à des hameçons de pêche.

La carcasse d’une tortue luth échouée sur la plage d’Herzliya, le 24 février 2026. (Crédit: Nidal Odeh, directeur des opérations à l’Autorité côtière de la municipalité d’Herzliya)

Yaniv Levy, le directeur du Centre de sauvetage des tortues marines au sein de l’Autorité de la nature et des parcs, a expliqué qu’il s’agissait ici « d’une tortue luth, un reptile marin géant qui est en danger critique d’extinction dans le monde entier et qui ne se reproduit pas en Méditerranée. Elles migrent vers nous depuis l’océan Atlantique ».

Il a ajouté que « la documentation dont nous disposons pour le moment laisse penser que la tortue est morte après s’être retrouvée piégée dans des lignes de pêche, probablement dans des palangres [qui comportent plusieurs hameçons] ».

« La cause de mortalité la plus fréquente chez les tortues luth est une obstruction du tube digestif due à l’ingestion de sacs plastiques et de débris, l’enchevêtrement dans les lignes de pêche arrivant en deuxième position », a-t-il ajouté.

La dernière fois qu’une carcasse de tortue luth avait été ainsi découverte sur les côtes israéliennes, c’était en 2022 et là encore, à cause de lignes de pêche.

En 2024, une tortue luth femelle avait été trouvée à la plage Dor, dans le nord d’Israël. Elle avait été amenée au centre de sauvetage, empêtrée dans des lignes de pêche, une nageoire sectionnée. Après avoir été prise en charge par les vétérinaires et après avoir été débarrassée des lignes qui entravaient son autre nageoire, elle avait été relâchée dans la mer par le navire de recherche « Mediterranean Explorer » de l’association EcoOcean.

Les tortues luth n’ont été recensées qu’à 36 reprises en Israël en l’espace de 70 ans. Dans la majorité des cas, elles étaient déjà mortes à leur arrivée.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.