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Les pourparlers sur le Liban à Rome s’achèvent sans calendrier pour la mise en œuvre des retraits promis par Tsahal

Des navires refuseraient de transiter par le détroit d’Ormuz sous escorte militaire US – Sources ; Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à l’encontre de personnes et d’entités liées à l’Iran et à la Russie

Cette photographie prise depuis la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, montre la fumée s'élevant du lieu d'une explosion provoquée par Israël dans le village de Kfar Tibnit, avec la citadelle de Beaufort visible au loin, le 13 juillet 2026 (Crédit: Abbas FAKIH/AFP)
Cette photographie prise depuis la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, montre la fumée s'élevant du lieu d'une explosion provoquée par Israël dans le village de Kfar Tibnit, avec la citadelle de Beaufort visible au loin, le 13 juillet 2026 (Crédit: Abbas FAKIH/AFP)

L’Iran convoque l’ambassadeur du Royaume-Uni pour son projet de loi visant les Gardiens de la Révolution

Le ministère des Affaires étrangères iranien a convoqué mercredi l’ambassadeur du Royaume-Uni pour protester contre son projet de loi visant les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a rapporté l’agence de presse gouvernementale Irna.

« Toute législation hostile visant la République islamique d’Iran (…) se heurtera à une réponse réciproque et ferme », a déclaré un responsable du ministère pour l’Europe.

Le gouvernement britannique a annoncé lundi une loi désignant les Gardiens de la Révolution comme organisation représentant une menace à la sécurité nationale, afin de renforcer la lutte contre ses activités.

L’armée américaine dit avoir lancé une nouvelle vague de frappes contre l’Iran

L’armée américaine a annoncé mercredi avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, la deuxième de la journée.

« Les frappes visent des capacités militaires iraniennes utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d’Ormuz », a précisé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

Tsahal a tué 3 terroristes du Hezbollah dans la zone tampon du sud du Liban

L’armée israélienne a confirmé avoir frappé dans le sud du Liban en début de soirée, affirmant avoir éliminé trois terroristes armés du Hezbollah dans la zone tampon militaire.

Des soldats de la 869ᵉ unité de collecte du renseignement de combat ont identifié les terroristes près de la ville libanaise de Beit Yahoun, et peu après, les troupes de la 401ᵉ brigade du Corps Blindé Mécanisé ont frappé et tué les trois terroristes « afin d’éliminer une menace », a précisé Tsahal.

L’armée a publié des images montrant l’identification des membres armés du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, ainsi que les frappes qui ont suivi.

Explosions entendues près du consulat des Etats-Unis à Erbil au Kurdistan irakien

Plusieurs explosions ont été entendues mercredi près du consulat des Etats-Unis à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

De même source, la défense anti-aérienne a été activée près du consulat, qui a été fréquemment la cible d’attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Trump serait influencé par des dirigeants arabes affirmant que Netanyahu est un obstacle à la paix régionale – source

Le président américain Donald Trump s’exprimant lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 14 juillet 2026. (Crédit : Julia Demaree Nikhinson/AP Photo)
Le président américain Donald Trump s’exprimant lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 14 juillet 2026. (Crédit : Julia Demaree Nikhinson/AP Photo)

Les dirigeants arabes auraient fait savoir au président américain Donald Trump que le Premier ministre Benjamin Netanyahu constituait un obstacle à la paix régionale, a rapporté la chaîne publique Kan, qui a cité les propos tenus par un diplomate arabe proche du dossier.

Ce message aurait été répété à plusieurs reprises lors de récentes conversations entre Trump et des responsables arabes – et il commencerait à influencer la réflexion du président américain, a affirmé ce diplomate.

Il est à noter que Trump s’est abstenu d’apporter son soutien à Netanyahu lorsqu’il a été interrogé à ce sujet lors d’entretiens récents, même si le président américain a tout de même qualifié le chef du gouvernement israélien de « Premier ministre fort en temps de guerre ».

L’armée américaine nie avoir frappé un entrepôt civil de blé en Iran

L’armée américaine a nié que ses forces ont attaqué, mardi, un entrepôt civil de blé en Iran, indiquant que des cibles militaires iraniennes avaient été visées afin de réduire la capacité de Téhéran à attaquer le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.

Trump dit avoir pensé qu’un changement de régime était possible en Iran avant de changer d’avis

Le président américain Donald Trump a indiqué avoir pensé, au départ, qu’un changement de régime était possible en Iran.

Dans le discours du 28 février dans lequel il avait annoncé le lancement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, Trump avait appelé les Iraniens à prendre le contrôle de leur gouvernement une fois les bombardements terminés.

Interrogé lors d’une interview sur Fox News, Trump a été invité à dire s’il avait pensé, à l’époque, qu’un changement de régime était possible.

« Oui, je le pensais. S’ils avaient eu des armes à feu, s’ils avaient eu des armes… Je n’avais aucune idée qu’ils seraient prêts à tuer 52 000 personnes, voire ne serait-ce qu’une seule », a affirmé Trump.

Ce discours avait été prononcé alors que l’Iran avait déjà fauché des milliers de manifestants au cours des semaines qui avaient précédé la guerre.

Trump a par ailleurs reproché aux combattants kurdes en Irak d’avoir conservé les armes qui leur auraient été fournies par Israël pour mener une attaque transfrontalière contre les forces du régime iranien.

Israël aurait également cherché à recruter l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans le cadre de son plan de changement de régime – plan qui a mal tourné.

Trump est revenu sur son soutien aux manifestations antigouvernementales en Iran quelques jours après le début de la guerre, affirmant que les dissidents avaient été dépassés par les événements puisqu’ils ne disposaient pas d’armes.

Il avait affirmé qu’il était parvenu, en réalité, à provoquer un changement de régime en Iran en éliminant de nombreux dirigeants du pays au cours de la guerre, même si le régime lui-même était toujours en place et que, selon certains témoignages, il s’est même renforcé.

Sud-Liban: Israël aurait mené une frappe dans la zone tampon

Les médias libanais ont fait état d’une frappe israélienne entre les localités de Kounine et Beit Yahoun, dans le sud du Liban.

Ces deux localités sont situées à l’intérieur de la zone tampon israélienne dans le sud du Liban.

L’armée n’a pas fait de commentaire.

Gafni menace de retirer son soutien au projet de loi sur le procureur général à la dernière minute

Le député Moshe Gafni assiste à une réunion de la commission des finances à la Knesset, à Jérusalem, le 29 avril 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Le député Moshe Gafni assiste à une réunion de la commission des finances à la Knesset, à Jérusalem, le 29 avril 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Moshe Gafni, député du parti Yahadout HaTorah et chef de file de la faction Degel HaTorah, menacerait de retirer son soutien au projet de loi de la coalition qui vise à affaiblir le rôle du procureur général – à moins que le gouvernement n’approuve au préalable un financement supplémentaire de plusieurs dizaines de millions de shekels à destination des éducateurs des crèches du système scolaire haredi.

Le projet de loi est actuellement débattu à la Knesset et il devrait faire l’objet d’un vote final sous peu. Si Gafni met sa menace à exécution, la coalition pourrait ne pas disposer de la majorité nécessaire pour adopter le texte.

Cet ultimatum intervient alors que la coalition a déjà accédé cette semaine aux principales revendications des partis ultra-orthodoxes – avec notamment une lois qui met un terme à l’arrestation des haredim réfractaires au service militaire et une loi fondamentale sur l’étude de la Torah – dans le cadre d’un accord de coalition, en échange du soutien apporté par les ultra-orthodoxes aux projets de loi du gouvernement, y compris le projet de loi actuel.

Dans une réponse cinglante, le parti Hatzionout HaDatit du ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui promeut ce projet de loi, a accusé Gafni de se ranger de fait du côté de la procureure générale Gali Baharav-Miara, déclarant qu’elle « devrait envoyer un bouquet de fleurs à Moshe Gafni », ce dernier « lui accordant l’immunité » et préservant sa « dictature judiciaire ».

Le parti a prévenu que si Gafni et ses collègues faisaient échouer le projet de loi, « ils ne pourront plus se montrer dans les rues haredim », ajoutant : « « Ils ne devraient pas proférer de menaces ».

Ce projet de loi priverait de fait la procureure générale de son autorité sur le gouvernement en permettant aux ministres de passer outre ses avis juridiques qui sont actuellement contraignants et de décider eux-mêmes de la légalité de leurs actions.

Il a été farouchement contesté par les députés de l’opposition, les groupes de veille de la bonne gouvernance et par Baharav-Miara elle-même. Ses détracteurs affirment que le gouvernement cherche à supprimer l’un des rares freins restants au pouvoir exécutif afin de faire adopter des lois et des politiques qui, sans cela, seraient bloquées pour cause d’illégalité, sans proposer de garanties alternatives.

La Maison Blanche envisage de prolonger les dérogations aux sanctions

La Maison Blanche envisage une nouvelle prolongation des dérogations qui autorisent les navires étrangers à transporter des marchandises entre les ports américains, alors que la reprise du conflit avec l’Iran suscite des inquiétudes quant aux prix de l’énergie et aux perturbations des approvisionnements, selon deux sources proches des discussions.

Des navires refuseraient de transiter par le détroit d’Ormuz sous escorte militaire US – Sources

Des cargos jetant l’ancre près du détroit d’Ormuz, au large de la côte orientale des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, 12 juillet 2026. (Crédit : AFPTV/AFP)
Des cargos jetant l’ancre près du détroit d’Ormuz, au large de la côte orientale des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, 12 juillet 2026. (Crédit : AFPTV/AFP)

Les compagnies maritimes évitent d’emprunter le couloir de transit guidé par l’armée américaine à travers le détroit d’Ormuz après qu’une vague d’attaques iraniennes contre des navires a entraîné de vives inquiétudes en matière de sécurité, selon sept sources issues des secteurs de la sécurité maritime et du transport maritime.

Depuis des décennies, les navires entraient et sortaient du Golfe en empruntant un ensemble de voies de circulation sécurisées situées au milieu du détroit, établies par l’agence des Nations unies chargée de la navigation maritime en 1968 et baptisées « système de séparation du trafic ».

Depuis le début de la guerre avec l’Iran, le 28 février, les forces iraniennes auraient miné cette zone, forçant les navires à emprunter l’une des deux routes de contournement improvisées – elles se situent soit à proximité de la côte iranienne, soit à proximité de la côte omanaise.

Au mois de juin, Reuters avait signalé que l’armée américaine avait aidé des navires à franchir le détroit dans le cadre d’une opération impliquant des dizaines de transferts secrets de pétrole de navire à navire, afin de maintenir les exportations énergétiques du Golfe, en utilisant des drones aériens et maritimes ainsi que des hélicoptères chargés de guider les pétroliers.

Cette initiative soutenue par les États-Unis avait permis l’exportation de dizaines de millions de barils de pétrole, contribuant ainsi à atténuer l’impact sur les prix de l’énergie des plus grandes perturbations jamais enregistrées dans l’approvisionnement en pétrole et en gaz.

Pourtant, les armateurs jugent que la route située du côté omanais du détroit est de plus en plus dangereuse après une vague d’attaques qui a été lancée contre des navires.

Environ cinq bateaux ont été attaqués depuis le 7 juillet – trois superpétroliers, un méthanier et un porte-conteneurs – dans les eaux omanaises relevant du dispositif américain, selon une analyse des incidents qui s’est basée sur les données de l’agence des Nations unies chargée du transport maritime.

Il est difficile de dire si tous ces navires naviguaient dans le cadre du dispositif américain, ont précisé les sources.

« Les États-Unis ne semblent pas avoir le moindre contrôle sur la situation », a dit une source du secteur maritime, ajoutant que sa compagnie avait choisi de ne pas emprunter le détroit en raison de préoccupations liées à la sécurité de l’équipage et de la détérioration de la situation sécuritaire.

« La capacité persistante de l’Iran à prendre pour cible les navires empruntant la route omanaise signifie que la solution proposée par l’administration Trump pour maintenir la circulation maritime a peu de chances de fonctionner », a expliqué Torbjorn Solvedt, analyste principal pour le Moyen-Orient au sein de la société de veille sur les risques Verisk Maplecroft.

Le Maroc signe un accord ouvrant la voie à un éventuel déploiement de soldats à Gaza

Le Maroc a signé un accord prévoyant sa participation à la Force internationale de stabilisation (ISF) pour Gaza, selon les médias officiels.

L’accord a été signé à Rabat lors d’une réunion à laquelle ont participé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, de hauts responsables du secteur de la Défense et l’envoyé du Conseil de paix pour Gaza, Nickolay Mladenov, ainsi qu’une délégation qui comprenait le commandant de l’ISF, a fait savoir l’agence de presse officielle MAP.

Le Maroc figure sur la liste des pays contributeurs de l’ISF depuis le mois de janvier. L’ accord d’aujourd’hui semble donc relever davantage de la formalité.

Alors que trois autres pays — l’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo — ont également accepté de fournir des hommes à l’ISF, le Maroc devrait être le premier d’entre eux à déployer, dans les faits, des soldats à Gaza, ont dit au Times of Israel des responsables proches des projets du Conseil de paix.

Le Conseil de paix prévoit que les soldats marocains seront chargés de sécuriser les frontières d’une zone humanitaire pilote que le Conseil entend établir dans la région de la ville de Rafah, au sud de Gaza, qui est aujourd’hui rasée, ont précisé ces responsables.

Il n’y a toutefois aucun calendrier précis s’agissant du début effectif de la mise en place de cette zone humanitaire. Un haut responsable arabe proche du dossier a noté qu’aucune avancée majeure n’était attendue avant la fin des élections israéliennes du mois d’octobre, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu se montrant de plus en plus réticent à l’idée de coopérer avec tout projet d’aide à Gaza à l’approche du scrutin.

Parmi les mesures qu’Israël a tardé à faire avancer, la signature d’un accord sur le statut des forces (SOFA) avec chaque pays contributeur à l’ISF, afin d’établir le cadre juridique qui régira le personnel militaire international stationné à l’étranger. Les soldats de l’ISF ne peuvent pas se déployer sans la signature de ces accords.

Une autre source proche du dossier a indiqué que le premier coup de pioche de la zone pilote humanitaire ne serait probablement pas donné avant le début de l’année 2027, ce qui signifie que l’ISF ne se déploiera en tout état de cause pas avant cette date.

En attendant, de petites délégations issues des pays contributeurs aux ISF arrivent en Israël et elles mènent des opérations depuis une base située dans le sud du pays.

Reuters a contribué à cet article.

Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à l’encontre de personnes et d’entités liées à l’Iran et à la Russie

Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions en matière de non-prolifération visant des personnes et des entités en Russie et en Iran, selon un communiqué qui a été diffusé sur le site du ministère américain des Finances.

Le ministère des Transports envisagerait d’empêcher l’arrivée d’électeurs anti-Netanyahu avant le scrutin d’octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la ministre des Transports Miri Regev, à la Knesset, le 20 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la ministre des Transports Miri Regev, à la Knesset, le 20 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

De hauts responsables du cabinet de la ministre des Transports du Likud, Miri Regev, discuteraient actuellement des moyens de limiter le nombre de vols à destination de l’aéroport Ben Gourion dans les jours qui précéderont les élections du 27 octobre, afin d’empêcher l’arrivée d’électeurs susceptibles de soutenir les partis opposés au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Une initiative qui s’inscrit dans le contexte de plusieurs projets qui visent à faciliter le retour d’Israéliens par avion pour les élections. Ces initiatives sont apolitiques – mais les collaborateurs de Regev estiment que ceux qui chercheront à profiter de cette opportunité sont en grande majorité opposés à Netanyahu et qu’ils pourraient se compter par dizaines de milliers.

Ces discussions à caractère politique ont inquiété les fonctionnaires du ministère des Transports, a confié à Haaretz une source proche du dossier.

Parmi les idées évoquées, la possibilité d’empêcher les vols charters d’atterrir à Ben Gurion — ou tout du moins d’en limiter le nombre, selon deux sources.

Les collaborateurs de Regev ont également relevé la présence continue d’avions de ravitaillement militaires américains à l’aéroport Ben Gourion, des avions qui ont accaparé des places de stationnement au détriment d’autres appareils.

Si Israël a réussi à limiter le nombre de ces avions à 20, ces derniers pourraient bien être encore stationnés à l’aéroport Ben Gurion au mois d’octobre, étant donné que le président américain Donald Trump pourrait décider d’attendre la fin des élections de la mi-mandat du 3 novembre pour autoriser une frappe de grande envergure contre l’Iran.

Les places de stationnement sont attribuées en priorité aux compagnies aériennes israéliennes, puis aux compagnies étrangères, et enfin aux vols charters, qui devraient constituer le principal moyen de transport utilisé par ceux qui souhaitent aider les Israéliens à rentrer au pays pour les élections. Ces vols ne devraient toutefois pas être gratuits.

Le ministère des Transports n’a pas répondu à la demande de commentaires de Haaretz.

Les pourparlers sur le Liban à Rome s’achèvent sans calendrier pour la mise en œuvre des retraits promis par Tsahal

Les pourparlers entre Israël et le Liban – qui sont menés sous l’égide des États-Unis – se sont achevés à Rome. Un porte-parole du Département d’État a qualifié ces deux jours de discussions de « productifs et positifs ».

Toutefois, aucun calendrier précis n’a encore été proposé concernant la date à laquelle Israël tiendra ses engagements de se retirer de deux petites zones pilotes situées dans le sud du Liban.

« Nous nous sommes mis d’accord sur la structure et sur les lignes directrices du processus relatif aux zones pilotes, qui seront finalisées et mises en œuvre dans les prochains jours », a dit le porte-parole du Département d’État.

Israël a accepté de se retirer de deux zones pilotes dans le cadre de l’accord-cadre qui a été signé avec le Liban il y a trois semaines. Jérusalem a qualifié ces retraits de concession très mineure, étant donné que les zones pilotes sont situées au-delà de la zone tampon initiale que l’armée israélienne avait établie dans le sud du Liban.

Des responsables de Tsahal ont indiqué que, s’ils sont prêts à mettre en œuvre le retrait, ils n’ont pas encore reçu de directive de la part des dirigeants politiques. Les responsables libanais avaient accusé Israël de traîner les pieds et ils avaient menacé de ne pas assister aux pourparlers prévus cette semaine à Rome.

Les États-Unis avaient toutefois convaincu Beyrouth de renoncer à cette menace, en s’engageant à faire avancer le processus de retrait israélien.

Le communiqué israélien sur les pourparlers de cette semaine à Rome a abordé la question de manière générale, indiquant : « ⁠Les deux zones pilotes en question ont fait l’objet d’un accord. Toute mise en œuvre ultérieure de zones pilotes dépendra du succès de la mise en œuvre du programme pilote initial ».

« ⁠⁠Les zones pilotes serviront à tester l’expression effective de la souveraineté libanaise par la mise en œuvre des conditions convenues par les forces armées libanaises et par la vérification par une tierce partie », a indiqué le communiqué attribué à un responsable israélien, qui a ajouté que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et l’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST) « ⁠n’ont pas été évoquées et ne feront partie d’aucun modèle de vérification « .

« En ce qui concerne la propriété privée, les discussions se poursuivent afin de trouver une solution qui facilitera le retrait des armes de contrebande tout en respectant la loi libanaise », a précisé le responsable israélien.

Le responsable israélien a aussi qualifié les pourparlers de cette semaine de « positifs », affirmant qu’ils « ont encore renforcé le fait qu’Israël et le Liban s’accordent sur la nécessité de démanteler et de désarmer le Hezbollah et de poursuivre le processus de mise en œuvre de l’accord-cadre trilatéral ».

Le porte-parole du Département d’État a indiqué que les parties vont « désormais passer à des discussions techniques élargies, qui porteront sur la mise en œuvre de tous les volets de l’accord-cadre trilatéral dans le but de parvenir à un accord global entre Israël et le Liban ».

Le président libanais Joseph Aoun doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump. La Maison Blanche a, dans le passé, incité Aoun à rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui doit lui aussi se rendre aux États-Unis la semaine prochaine.

Mais Aoun a rejeté ces propositions en raison de la présence continue de l’armée israélienne dans son pays, et la mise en œuvre qui traîne en longueur des retraits promis de deux petites zones pilotes situées au cœur du sud du Liban ne devrait pas le faire changer d’avis.

Un ministre de HaTzionout HaDatit annonce qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections

Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer, lors d’une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 1ᵉʳ décembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer, lors d’une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 1ᵉʳ décembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer (HaTzionout HaDatit), a annoncé qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections législatives.

« L’État d’Israël doit continuer à renforcer sa sécurité et à ériger un mur solide, à toute épreuve, mais aussi fondé sur des valeurs et l’unité », a-t-il déclaré dans un communiqué, critiquant ainsi les récentes initiatives prises par la coalition qui ont visé à exempter les Haredim étudiant en yeshiva du service militaire.

Des élus de la coalition appellent la police à désobéir à la décision de la Cour gelant l’interdiction d’arrêter les Haredim

Le ministre de la Communication, Shlomo Karhi, appelle le gouvernement et la police à ignorer l’ordonnance de la Haute Cour de justice gelant l’application d’une loi interdisant l’arrestation des Haredim réfractaires à la conscription.

« Une ordonnance qui annule ou ‘suspend’ une loi n’a aucune validité juridique. Il n’existe aucune source juridique justifiant une telle mesure. Il ne faut pas obéir à ceux qui enfreignent la loi », a déclaré Karhi, faisant fi du pouvoir de la Haute Cour d’exercer un contrôle juridictionnel de la législation.

« Les forces de l’ordre de l’État d’Israël doivent respecter la loi », a-t-il ajouté, appelant manifestement la police à ne pas arrêter les réfractaires à la conscription, conformément à la législation.

Le député Meïr Porush (Yahadout HaTorah) a tenu des propos similaires, affirmant que la décision de justice n’était « pas légale » et ajoutant que « tout policier ou soldat qui arrête ou coopère à l’arrestation d’étudiants de la Torah enfreint la loi ».

Le chef du parti Shas, le député Aryeh Deri, a lui aussi fustigé la Cour, affirmant que les juges étaient « ivres du pouvoir de l’activisme judiciaire ».

Il a également affirmé que la loi avait été conçue pour laisser le temps de parvenir à un « accord au sein de la société israélienne » concernant l’enrôlement des ultra-orthodoxes.

Ces derniers mois et ces dernières années, Deri et d’autres dirigeants politiques ultra-orthodoxes ont toutefois insisté à plusieurs reprises sur le fait que les Haredim étudiant en yeshiva ne devraient pas être tenus d’effectuer leur service militaire et ont œuvré à l’adoption d’une législation allant dans ce sens.

Le projet de loi sur le « TSPT lié au combat » avance vers le vote final

La commission de la Chambre de la Knesset a approuvé à l’unanimité un projet de loi reconnaissant officiellement le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) lié au combat et instituant une commission statutaire chargée d’apporter une aide exceptionnelle aux anciens combattants handicapés et, dans certains cas, aux membres de leur famille. Cette décision ouvre la voie à un vote final en séance plénière.

Porté par des députés de la coalition et de l’opposition, le projet de loi a été adopté à l’unanimité en première lecture par 61 voix contre 0, mardi soir, en séance plénière, et il a bénéficié d’une procédure accélérée grâce à un large soutien bipartisan.

« Cette loi rend une justice historique en définissant pour la première fois le terme ‘TSPT lié au combat’ dans la législation », a déclaré le député Yitzhak Kroizer (Otzma Yehudit), qui a coparrainé le texte.

Il a ajouté que la commission nouvellement créée « offrira un filet de sécurité humanitaire, capable de sauver des vies, même dans les cas les plus complexes de TSPT lié au combat et pour leurs familles ».

Sagit Afik, conseillère juridique de la Knesset, a souligné que cette mesure n’était pas purement déclarative, précisant qu’elle créait une obligation opérationnelle de fournir des soins.

La loi définirait pour la première fois les personnes souffrant d’un « TSPT lié au combat » dans la loi sur les anciens combattants en situation de handicap, obligerait le département de réadaptation du ministère de la Défense à leur fournir un traitement adapté à leurs besoins et donnerait un fondement légal à la commission chargée de l’aide exceptionnelle.

Selon le ministère de la Défense, la mise en œuvre de cette loi devrait coûter 44 millions de shekels et nécessiter la création de 37 postes supplémentaires. La commission a approuvé une enveloppe budgétaire de 12 millions de shekels spécifiquement allouée à la nouvelle commission, ainsi que deux postes supplémentaires.

Si les anciens combattants présents ont exprimé leur gratitude, ils ont également souligné qu’il restait encore beaucoup à faire ; l’un d’entre eux, Uriah, a notamment déclaré que ce projet de loi ne représentait « qu’une infime fraction de ce que ces personnes méritent ».

Ces derniers jours, la coalition a également adopté une série de lois controversées protégeant les hommes ultra-orthodoxes du service militaire, notamment en mettant fin aux arrestations des réfractaires à la conscription, ainsi qu’une Loi fondamentale déclarant l’étude de la Torah comme une valeur fondamentale. Or, Israël est engagé dans une guerre prolongée sur plusieurs fronts, au cours de laquelle l’armée israélienne a maintes fois mis en garde contre de graves pénuries d’effectifs, et le nombre de soldats souffrant de blessures physiques et psychologiques, y compris de TSPT, a explosé.

Alors que la Maison Blanche reste muette, un responsable israélien indique que Netanyahu devrait rencontrer Trump lundi

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’envolera samedi soir pour les États-Unis, a déclaré un responsable israélien au Times of Israel.

Il devrait rencontrer le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le lundi 20 juillet, selon ce responsable, mais rien n’est encore définitif et la Maison Blanche n’a annoncé aucune rencontre.

Netanyahu assistera ensuite, mardi, à une cérémonie en mémoire du regretté sénateur Lindsey Graham, a précisé le responsable israélien.

La famille de Graham n’a pas encore annoncé de date pour les funérailles ni pour aucune cérémonie commémorative.

Selon Walla, Netanyahu tient à rencontrer Trump avant le président libanais Joseph Aoun, qui doit se rendre à la Maison Blanche mardi.

Aoun a refusé de s’entretenir avec Netanyahu tant que les troupes israéliennes resteront au Liban.

Des officiels de l’Autorité palestinienne et du Conseil de Paix saluent la création d’un fonds de l’UE pour Gaza

Des Gazaouis ayant perdu leur maison lors de la récente guerre, photographiés près de leurs tentes, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 juin 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des Gazaouis ayant perdu leur maison lors de la récente guerre, photographiés près de leurs tentes, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 juin 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

De hauts responsables de l’Autorité palestinienne (AP) et du Conseil de Paix se sont rencontrés en marge d’une réunion des donateurs à Bruxelles, cette semaine, pour discuter de la coordination des efforts de redressement et de reconstruction de Gaza, selon un communiqué qui a été transmis par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), l’instance technocratique du Conseil de Paix.

Le Premier ministre de l’AP, Mohammad Mustafa, le ministre des Finances, Istifan Salameh, et le conseiller de Mustafa, Omar Awadallah, ont rencontré le Haut Représentant du Conseil de paix pour Gaza, Nikolay Mladenov, le président du NCAG, Ali Shaath, et le commissaire aux Finances du NCAG, Bashir Al-Rayes. Ils ont discuté de la coordination des efforts qui visent à « améliorer les conditions humanitaires et à créer les conditions nécessaires pour lancer le processus de redressement et de reconstruction dans la bande de Gaza », selon le communiqué.

Le comité a aussi salué une initiative récemment lancée par l’Union européenne (UE), qui devrait fournir environ 1 milliard de dollars pour soutenir les efforts de relance de Gaza. Cette initiative a été annoncée lundi, en amont de la réunion des donateurs, à laquelle ont participé plus de 12 pays donateurs ainsi que la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale.

Shaath s’est réjoui de l’avancement de l’initiative « Gaza Team », une initiative qui est destinée à soutenir les plans de relance du NCAG pour Gaza dans le cadre du plan en vingt points du président américain Donald Trump.

Les responsables du Conseil de paix ont déclaré qu’ils avaient l’intention de faire avancer ce plan — qui est au point mort depuis quelques mois en raison de l’enlisement des négociations sur le désarmement du Hamas et de la poursuite des combats entre Israël et le Hamas  — même sans que le groupe terroriste palestinien n’accepte de se désarmer, en ne commençant la reconstruction que dans les zones placées sous le contrôle de Tsahal.

Les Nations unies estiment que la reconstruction de la bande de Gaza prendra des années et nécessitera des dizaines de milliards de dollars.

Tsahal a éliminé un terroriste du Hamas qui avait enlevé des dépouilles le 7-Octobre

Un terroriste du Hamas qui avait aidé à l’enlèvement du colonel Asaf Hamami, commandant de la brigade sud de la division de Gaza, et de deux de ses soldats, le sergent-chef Tomer Ahimas et le sergent Kiril Brodski, lors du pogrom qui avait été commis dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, a été éliminé hier lors d’une frappe dans la bande de Gaza, a annoncé l’armée israélienne.

Selon Tsahal, cette frappe survenue dans le sud de Gaza a tué Hassam Shafai, membre du bataillon « Est de Khan Younès » du groupe terroriste palestinien du Hamas.

Le 7-Octobre, Shafai avait pris d’assaut le kibboutz Nirim, où Hamami et son équipe avaient été tués en combattant l’assaut barbare et sanglant du Hamas. Il avait aidé à enlever leurs corps sans vie.

Les militaires ont expliqué que Shafai, pendant la guerre et plus récemment, avait mené des attaques et qu’il « représentait donc une menace pour nos forces qui mènent des opérations dans la bande de Gaza ».

Le Hamas avait restitué le corps sans vie de Hamami en novembre 2025 dans le cadre d’un accord sur les otages. Les dépouilles d’Ahimas et de Brodski avaient été retrouvées lors d’opérations militaires menées à Gaza en 2024.

La Haute Cour suspend l’application de la loi controversée interdisant l’arrestation des réfractaires haredim

Dans le cadre d’une intervention spectaculaire, la Haute Cour de justice a suspendu la mise en œuvre d’une loi qui a été adoptée hier par la Knesset – une législation qui a interdit l’arrestation des réfractaires au service militaire ultra-orthodoxes.

En réponse aux recours qui ont été déposés contre ce texte, les juges ont ordonné la tenue d’une audience sur cette législation dans les plus brefs délais et ils ont rendu une ordonnance provisoire empêchant la loi d’entrer en vigueur dans l’attente d’une décision ultérieure.

Le magistrat Ofer Grosskopf – à l’origine de cette ordonnance provisoire – a également émis une ordonnance intermédiaire qui exige du gouvernement qu’il explique pourquoi la loi ne devrait pas être annulée, en s’appuyant sur des arrêts antérieurs de la Haute Cour sur la question et sur les arguments des requérants, qui, selon lui, ont « un poids significatif ».

Plusieurs recours ont été déposés contre cette loi immédiatement après son adoption – ses détracteurs affirmant qu’elle est discriminatoire dans la mesure où elle interdit l’arrestation des étudiants ultra-orthodoxes en yeshiva qui n’ont pas obéi aux ordres de conscription, tout en autorisant la poursuite des arrestations des réfractaires qui ne sont pas ultra-orthodoxes.

Cette loi — qui s’inscrit dans le cadre d’une offensive législative de dernière minute qui a été lancée par le gouvernement pour répondre, entre autres, aux revendications des Haredim qui veulent obtenir la certitude que les exemptions de service militaire dont ils ont profité jusqu’à présent continueront – a accordé à des dizaines de milliers de réfractaires de la communauté l’immunité contre toute arrestation jusqu’à la fin du mois de janvier 2027. Elle étend, de surcroît, cette protection à ceux qui deviendront éligibles au service militaire après son entrée en vigueur, éliminant ainsi de fait les menaces d’une potentielle arrestation, facilitant le refus de s’enrôler pendant cette période. Elle suspend également les procédures pénales en cours à l’encontre de ceux qui font déjà l’objet de mesures coercitives.

Lundi, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a qualifié cette proposition « d’inconcevable », affirmant qu’elle était « clairement et sans équivoque incompatible avec les besoins de l’armée israélienne » et qu’elle revenait à « accorder des exemptions massives de poursuites ».

Selon les estimations, environ 72 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans ont été appelés sous les drapeaux mais ne se sont pas enrôlés. L’armée israélienne a répété à plusieurs reprises ces derniers mois qu’elle avait un besoin urgent de 12 000 nouvelles recrues dans le contexte du conflit en cours sur plusieurs fronts. Cette loi a suscité une vive opposition de la part des réservistes, des conseillers juridiques de la Knesset et d’une grande partie de l’opinion publique.

L’absence du Hezbollah dans les zones pilotes au centre des discussions Israël-Liban

Des partisans du Hezbollah brandissent le drapeau du groupe terroriste chiite libanais soutenu par l'Iran alors qu'ils passent à moto devant les dégâts causés par les combats, à leur retour dans leur quartier de la banlieue sud de Beyrouth, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours avec Israël, le 17 avril 2026. (Crédit : Fadel Itani/AFP)
Des partisans du Hezbollah brandissent le drapeau du groupe terroriste chiite libanais soutenu par l'Iran alors qu'ils passent à moto devant les dégâts causés par les combats, à leur retour dans leur quartier de la banlieue sud de Beyrouth, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours avec Israël, le 17 avril 2026. (Crédit : Fadel Itani/AFP)

Selon la chaîne de télévision libanaise Al Jadeed, Israël et le Liban ont discuté aujourd’hui, lors de leur rencontre à Rome, de la manière de vérifier que les zones pilotes placées sous le contrôle de l’armée libanaise sont exemptes d’armes et de terroristes du Hezbollah.

Une partie tierce vérifiera le désarmement, a fait savoir le reportage. Aucune décision définitive n’a été prise, même si les forces des Nations unies ont été évoquées comme une possibilité.

Les deux parties n’ont pas abordé la question des perquisitions domiciliaires, ont indiqué des responsables libanais à la chaîne.

Le Liban insiste pour que la mise en œuvre du projet pilote commence « dès que possible » et au plus tard dans une semaine, selon les sources libanaises.

La première zone pilote comprendra les villages de Zatar El-Gharbiyeh, Zatar El-Sharqiya, Ghandouriyeh, Froun, Srifa et Burj Qalaouiyah, situés tant sur la rive nord que sur la rive sud du Litani.

Des centaines de Haredim manifestent devant les centres de recrutement de Tsahal

Manifestation ultra-orthodoxe contre l’incorporation des hommes haredim dans l’armée israélienne, à Jérusalem, le 15 juillet 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Manifestation ultra-orthodoxe contre l’incorporation des hommes haredim dans l’armée israélienne, à Jérusalem, le 15 juillet 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Des centaines de manifestants haredim sont en train de manifester devant les centres de recrutement de l’armée dans les villes de Tel Hashomer et de Jérusalem, où une vague de nouvelles recrues ultra-orthodoxes de l’armée israélienne s’est présentée aujourd’hui pour s’enrôler.

Sur des images de la manifestation qui a été organisée aux abords de Tel Hashomer, au moins une centaine de jeunes hommes en tenue ultra-orthodoxe sont rassemblés devant le centre, certains assis en tailleur sur la route alors que des voitures klaxonnent dans leur direction.

Plus d’une dizaine de protestataires ont tenté de faire irruption dans le centre de recrutement de Tel Hashomer, selon le journal Israel Hayom.

Le quotidien a noté qu’environ 140 jeunes hommes ultra-orthodoxes devraient être enrôlés aujourd’hui dans des fonctions de soutien au combat – ce qui a suscité la colère des groupes extrémistes opposés à la conscription.

À Jérusalem, les policiers présents sur place ont déclaré le rassemblement illégal. Ils s’efforcent de disperser les manifestants, qui scandent des slogans contre l’enrôlement dans l’armée israélienne.

Aucune arrestation n’a été signalée à ce jour lors de ces deux mouvements de protestation.

Ils ont lieu au lendemain de l’adoption, par la Knesset, d’une loi controversée qui interdit l’arrestation et les poursuites judiciaires à l’encontre des Haredim qui refusent de faire leur service militaire, renforçant ainsi la réalité actuelle d’un non-enrôlement massif au sein de la population ultra-orthodoxe.

L’armée américaine annonce la fin d’une « série de frappes matinales contre l’Iran »

L’armée américaine a annoncé mercredi dans un communiqué la fin d’une « vague de 90 minutes » de frappes contre des cibles militaires sur l’île iranienne de Grande Tunb, à l’entrée du détroit stratégique d’Ormuz.

« Les frappes ont encore réduit la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz », a affirmé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans son communiqué.

Pour le président libanais, « Washington commence à nous écouter » dans les négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)
Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)

Le président américain Donald Trump prend en compte le positionnement du Liban dans les négociations avec Israël, a dit le président libanais Joseph Aoun à des élus chrétiens en visite dans le pays, a fait savoir son cabinet.

« L’accord-cadre est le meilleur possible et il commence à porter ses fruits ; Washington commence à nous écouter, le dossier libanais étant désormais sur le bureau du président américain », a ajouté Aoun, selon le communiqué.

« Nos objectifs sont clairement établis et nous ne ferons aucun compromis sur les questions relatives aux droits du Liban », a-t-il poursuivi.

Les propos tenus par le président sont intervenus alors que les équipes israéliennes et libanaises se sont réunies pour la deuxième journée consécutive à Rome. Les deux parties sont en désaccord sur le rythme du retrait de l’armée israélienne de deux « zones pilotes » dans lesquelles l’armée libanaise prendra le contrôle, vérifiant que la zone a bien été vidée des armes du Hezbollah. Elles sont aussi en désaccord sur les critères qui permettront de mesurer le succès de l’opération.

L’armée américaine annonce une nouvelle « vague de frappes » mercredi en Iran

L’armée américaine a annoncé avoir lancé une nouvelle « vague de frappes » en Iran, à partir de 10H00 GMT mercredi.

« Ces frappes ont pour objectif de réduire encore les capacités militaires des forces iraniennes, utilisées pour attaquer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz », a détaillé le commandement central américain sur son compte X.

Israël demande au chancelier autrichien de reporter son voyage, Netanyahu devant assister aux funérailles de Lindsey Graham

Le chancelier autrichien Christian Stocker arrivant pour une réunion du Conseil européen, à Bruxelles, le 23 octobre 2025. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)
Le chancelier autrichien Christian Stocker arrivant pour une réunion du Conseil européen, à Bruxelles, le 23 octobre 2025. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé au chancelier autrichien Christian Stocker de reporter sa visite prévue la semaine prochaine, l’informant que Netanyahu assisterait aux funérailles du sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, a appris le Times of Israel.

Stocker devait se rendre en Israël mardi et mercredi.

Le bureau de Netanyahu devrait communiquer aujourd’hui les détails de son voyage aux États-Unis.

Aucune annonce officielle n’a encore été faite concernant la date des funérailles de Graham.

Gaza: Deux commandants du Hamas tués mardi lors d’une frappe de Tsahal

Deux commandants du Hamas qui appartenaient aux forces Nukhba ont été tués, hier soir, lors d’une attaque israélienne qui a pris pour cible le nord de la bande de Gaza, a annoncé l’armée israélienne.

Tsahal a précisé que cette frappe avait entraîné la mort d’Ali Shamlakh, commandant adjoint d’une compagnie des forces Nukhba, qui menait des attaques contre les soldats et contre les civils israéliens, tuant également Nasser Louh, le commandant d’une cellule des forces Nukhba au sein du bataillon Sabra du Hamas.

« Ces terroristes représentaient une menace immédiate pour nos soldats qui mènent des opérations dans la région et ils ont été neutralisés lors d’une frappe aérienne de précision », a commenté l’armée.

Herzog et Saar s’exprimeront par visioconférence lors d’une conférence à Belgrade

Le président Isaac Herzog, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar et le président de la Knesset Amir Ohana s’exprimeront par visioconférence, aujourd’hui, lors d’une conférence organisée à Belgrade par le Congrès d’amitié serbo-américain et par le Parlement serbe.

Cette conférence, qui est intitulée « Partenaires dans un monde en mutation : Europe centrale et orientale, Amérique, Israël et le nouveau Moyen-Orient », comptera également parmi ses intervenants le sénateur américain Ted Cruz ainsi que les membres du Congrès Tracey Mann, Robert Aderholt et Josh Gotheimer, qui s’exprimeront à distance.

La Serbie est devenue l’un des plus proches alliés d’Israël en Europe, même si elle ne fait partie ni de l’Union européenne ni de l’OTAN. Au mois d’avril dernier, le président populiste serbe Aleksandar Vučić a annoncé son intention de produire conjointement des drones de combat avec Israël, avec pour objectif de renforcer les défenses de son pays et de stimuler les exportations d’armes et d’équipements militaires.

Le même mois, Saar et le ministre serbe des Affaires étrangères Marko Đurić ont annoncé des mesures en vue d’un accord de libre-échange et du lancement d’un nouveau dialogue stratégique à l’occasion d’une rencontre à Jérusalem.

Procès du Premier ministre : Netanyahu présent au témoignage d’Elkin

Le député Zeev Elkin arrive pour témoigner au procès du Premier ministre Benjamin Netanyahu au tribunal de district de Jérusalem, le 15 juillet 2026. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le député Zeev Elkin arrive pour témoigner au procès du Premier ministre Benjamin Netanyahu au tribunal de district de Jérusalem, le 15 juillet 2026. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a assisté à une audience de son procès pour corruption qui se tient actuellement devant les juges du tribunal de grande instance de Jérusalem – une audience au cours de laquelle le ministre Zeev Elkin, membre du gouvernement de Netanyahu, a témoigné dans le cadre de l’Affaire n° 2000.

Netanyahu assiste rarement aux audiences, sauf quand il doit témoigner lui-même – et il a très souvent demandé l’annulation des audiences prévues pour son témoignage en raison d’un emploi du temps très chargé lié aux guerres sur plusieurs fronts qui impliquent l’État juif.

Elkin a été cité à comparaître pour faire part de ce qu’il avait pu savoir des conversations qui avaient eu lieu entre Netanyahu et Arnon Mozes, l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth. A l’époque, en effet, Elkin était une figure centrale du Likud, le parti du Premier ministre, et il était lui-même chef de la coalition.

Netanyahu est accusé de fraude et d’abus de confiance dans le cadre de l’Affaire 2000 – il est accusé, dans ce dossier, d’avoir fait adopter des mesures législatives qui visaient à affaiblir le principal rival du Yedioth, Israel Hayom, en échange d’une couverture médiatique plus favorable à son égard dans le Yedioth.

L’armée bahreïnie dit avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn a affirmé avoir contré de nouvelles attaques iraniennes aujourd’hui, après que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a dit avoir frappé des installations de la Cinquième flotte des États-Unis basée dans le royaume.

« Les systèmes de défense aérienne ont intercepté et détruit mercredi matin plusieurs attaques aériennes perfides menées par l’Iran », a affirmé l’armée bahreïnie, dans un communiqué.

L’Iran promet une « riposte décisive » après la mort de 7 personnes lors de frappes américaines contre une base militaire

L’armée iranienne a déclaré que sept militaires avaient été tués lors de frappes américaines contre une base militaire à Bampur, dans la nuit. Cette information a été relayée par l’agence de presse semi-officielle Tasnim.

Selon l’armée iranienne, ces frappes visaient à faire un maximum de victimes : treize missiles ont touché une maison d’hôtes, des postes de garde et des logements de la base située près de la ville d’Iranshahr, dans le sud-est du pays.

Elle a également indiqué que plusieurs militaires avaient été blessés et a promis une « riposte décisive » à cette attaque.

Un membre d’équipage indien porté disparu après l’attaque d’un navire au large d’Oman est décédé, selon sa famille

Un ressortissant indien porté disparu après l’attaque du navire marchand GFS Galaxy au large des côtes d’Oman est décédé, a déclaré son beau-père.

Heramb Karmarkar, 30 ans, était ingénieur maritime à bord du porte-conteneurs battant pavillon chypriote qui a été attaqué dimanche au large des côtes d’Oman.

Le navire, dont l’équipage de 24 personnes comptait 11 Indiens, a été touché par un « projectile non identifié », selon les autorités chypriotes.

L’Iran a déclaré avoir frappé le navire après que celui-ci a tenté de transiter par une route non autorisée, malgré des avertissements lui enjoignant de changer de cap.

Le beau-père de Karmarkar, Vivek Tandon, a indiqué que la compagnie exploitant le navire l’avait informé du décès de son gendre.

Le ministère indien des Affaires étrangères n’a pas encore répondu à une demande de commentaire.

Iran : 7 militaires tués dans des frappes américaines sur le sud-est du pays – armée

L’armée iranienne a annoncé aujourd’hui la mort de sept militaires lors de frappes américaines menées ces dernières heures dans le sud-est de l’Iran, en pleine escalade qui met en péril le protocole d’accord avec Washington.

« Ce matin, l’armée terroriste américaine a tiré 13 missiles » sur une caserne située près de la ville d’Iranshahr à 1 500 kilomètres de Téhéran, a déclaré dans un communiqué l’armée, précisant que sept militaires avaient été tués.

Un couple et leur fille de 6 ans tués lors d’une frappe à Gaza ; selon un responsable militaire, un terroriste du Hamas était visé

Selon les médias de Gaza proches du groupe terroriste palestinien du Hamas, trois personnes auraient été tuées cette nuit lors d’une frappe israélienne contre une maison à Deir al-Balah.

Selon ces informations, les trois victimes seraient un couple marié, Omar et Asma Abu Qasem, ainsi que leur fille de six ans, Habiba.

Le frère ou la sœur de Habiba aurait survécu.

Un responsable militaire a déclaré au Times of Israel que la frappe visait un terroriste du Hamas.

L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire.

Iran : Nouvelles frappes américaines sur Bouchehr, dans le sud-ouest du pays

La ville portuaire de Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a été visée aujourd’hui par de nouvelles frappes américaines qui n’ont fait aucune victime, selon l’agence de presse gouvernementale Irna.

« L’ennemi américain a attaqué aujourd’hui trois points à Bouchehr », a indiqué à Irna le gouverneur de la ville, Mohammad Mozafari, au lendemain d’une précédente attaque, en pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington.

L’armée jordanienne dit avoir abattu trois missiles iraniens

Les forces armées de Jordanie ont annoncé ce matin avoir détruit trois missiles balistiques iraniens, après que l’armée iranienne a affirmé avoir attaqué une base utilisée par l’armée américaine dans le pays.

Les trois projectiles, lancés depuis l’Iran, ont été interceptés après leur entrée dans l’espace aérien de la Jordanie, selon un communiqué de l’armée.

Le CGRI dit avoir visé les installations de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, affirme avoir visé des installations de la marine américaine à Bahreïn, a rapporté la télévision d’État après l’annonce de frappes américaines en Iran.

Le CGRI affirme avoir frappé des entrepôts d’équipement militaire, des sites de stockage de carburant ou encore un centre de commandement de la Cinquième flotte des États-Unis, selon un communiqué diffusé par la télévision d’État.

Le CGRI affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a annoncé aujourd’hui que le détroit stratégique d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains, dans un communiqué diffusé par la télévision d’État iranienne Irib.

Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer ses ports.

« Les opérations de représailles des combattants se poursuivront, et le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d’agression », a indiqué le CGRI.

Les forces iraniennes disent avoir attaqué des cibles américaines en Jordanie et au Koweït

Les forces iraniennes ont affirmé ce matin avoir frappé des sites américains au Koweït ainsi qu’en Jordanie, selon la télévision d’État, après que les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran.

En Jordanie, l’armée iranienne a mobilisé des drones contre des hangars utilisés par les forces américaines sur la base Al-Azraq, et contre une installation abritant des chasseurs F-18, selon un communiqué diffusé par la télévision d’État.

Quant au Koweït, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, y a frappé le centre logistique de Mina Abdullah utilisé par l’armée américaine, affirme un autre communiqué.

Le Koweït confronté à des attaques hostiles de drones – armée

L’armée koweïtienne a dit faire face à des « attaques hostiles de drones » iraniens dans la nuit de mardi à mercredi, après que les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran.

« Tout bruit d’explosion entendu résulte de l’interception de ces engins hostiles par les systèmes de défense aérienne », a précisé l’état-major de l’armée sur le réseau social X.

Les sirènes d’alerte aérienne ont par ailleurs retenti à Bahreïn, selon le ministère de l’Intérieur.

Les sirènes d’alerte aérienne activées à Bahreïn

Les sirènes d’alerte aérienne ont été déclenchées à Bahreïn dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministère de l’Intérieur, alors que les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l’Iran mardi.

« La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche », a indiqué le ministère sur le réseau social X.

Trump menace de frapper des centrales électriques en Iran

Donald Trump a affirmé mardi sur Fox News qu’il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine si aucun accord n’était conclu avec Téhéran.

« La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux, car ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine, ce sera au tour des ponts », à moins que les Iraniens ne « s’assoient à la table des négociations », a déclaré le président américain.

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