Mojtaba Khamenei possède 2 propriétés à 45m de l’ambassade d’Israël à Londres – médias
Le nouveau guide suprême posséderait de nombreux biens à travers le monde, dont 2 appartements dans la même rue que l'ambassade, ce qui lui permettrait d'exercer une "surveillance permanente" et constituerait une "grave faille de sécurité"
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Selon des journaux britanniques, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, posséderait deux appartements de luxe à Londres, « donnant sur l’ambassade d’Israël », dans l’ouest de la capitale britannique. Ces informations proviennent d’une enquête de Bloomberg sur l’empire immobilier international tentaculaire de Khamenei.
Acquis par Mojtaba par l’intermédiaire de divers intermédiaires en 2014 et 2016, mais dont la propriété n’a pu être retracée que récemment, ces deux appartements sont situés aux sixième et septième étages d’un immeuble de la même rue que l’ambassade, Palace Green, à Kensington, ont rapporté dimanche l’Evening Standard et le Daily Mail.
Le Times of London a également rapporté, le 5 mars, que l’immeuble en question « se trouve à côté de l’ambassade d’Israël à Palace Green ». »
Ces informations ont été révélées après l’arrestation, vendredi matin à Londres, de quatre hommes iraniens et irano-britanniques soupçonnés d’avoir surveillé des « lieux et des personnes » liés à la communauté juive de la capitale britannique.
Le Daily Mail a cité un spécialiste du terrorisme et de la sécurité qui a déclaré que l’emplacement des appartements signifie que « l’Iran a une vue sur l’arrière de l’ambassade d’Israël à moins de 50 mètres ».
L’expert cité, Roger Macmillan, présenté comme un spécialiste de la lutte contre le terrorisme et ancien directeur de la sécurité de la chaîne d’opposition iranienne Iran International, a ajouté : « Deux appartements, en ligne de mire directe, détenus par l’intermédiaire de Mojtaba Khamenei. Il ne s’agit pas d’un portefeuille immobilier, mais d’une plateforme de surveillance permanente. C’est une grave faille de sécurité. »
Selon Macmillan, ces appartements pourraient servir à surveiller et à photographier le personnel et les visiteurs de l’ambassade, à enregistrer les conversations extérieures du personnel de l’ambassade, mais aussi à faciliter « la surveillance assistée par laser des vibrations des fenêtres afin d’extraire les conversations à l’intérieur ».
La proximité permettrait également de pirater les réseaux sans fil de l’ambassade afin de surveiller le trafic Internet, a également déclaré Macmillan, selon le Daily Mail.
Selon ces journaux, les deux appartements sont également proches du palais de Kensington, la résidence officielle du prince et de la princesse de Galles, William et Kate.
Les informations sur les appartements de Kensington proviennent d’une enquête menée en janvier par Bloomerg, qui détaille les biens immobiliers de Mojtaba Khamenei, dont certains ont été acquis via un intermédiaire nommé Ali Ansari et de « plusieurs sociétés écrans », notamment une société appelée Birch Ventures, basée sur l’île de Man.
L’article de Bloomberg ne mentionnait pas les appartements de Kensington.
L’Evening Standard et le Daily Mail ont vraisemblablement recoupé les informations publiées par Bloomberg avec celles du registre foncier britannique pour étayer leurs articles sur ces deux appartements, dont la valeur serait estimée à quelque 40 millions de dollars selon le Daily Mail.
L’article de Bloomberg indique que le portefeuille immobilier mondial de Mojtaba, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars, comprend plus d’une douzaine de propriétés à Londres, notamment sur Bishops Avenue, dans le nord de Londres, également connue sous le nom de « Billionaires’ Row ».
Bien que Mojtaba « s’abstienne de mettre des actifs à son nom, il a été directement impliqué dans des transactions [immobilières], dont certaines remontent au moins à 2011 », a rapporté Bloomberg.
« Son pouvoir financier s’étend à tous les domaines, du transport maritime dans le golfe Persique aux comptes bancaires suisses, en passant par des propriétés de luxe britanniques d’une valeur supérieure à 100 millions de livres sterling [138 millions de dollars] », a déclaré Bloomberg, citant des sources proches du dossier et l’évaluation d’une importante agence de renseignement occidentale.
« Dans son ensemble, ce réseau d’entreprises a aidé Khamenei à canaliser des fonds – estimés à plusieurs milliards de dollars selon certaines estimations – vers les marchés occidentaux, malgré les sanctions américaines qui lui ont été imposées en 2019. »
Ces avoirs comprennent notamment une villa dans le « Beverly Hills de Dubaï » et des hôtels haut de gamme en Europe, de Francfort à Majorque, a indiqué Bloomberg. Selon le média, les fonds destinés à ces achats ont transité par des comptes bancaires au Royaume-Uni, en Suisse, au Liechtenstein et aux Émirats arabes unis.
Bloomberg précise que ses sources indiquent que l’argent provient principalement des ventes de pétrole iranien.
Les religieux au pouvoir en Iran ont nommé Mojtaba Khamenei guide suprême, dimanche, soit huit jours après le lancement par les États-Unis et Israël d’une campagne de bombardements contre la République islamique.
Une frappe aérienne israélienne a éliminé son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei. Sa mère, son épouse et son fils auraient également été éliminés et les responsables israéliens pensent que Mojtaba a été blessé après avoir été visé par une frappe la semaine dernière.
Bloomberg a rapporté qu’aucun des documents relatifs au portefeuille immobilier ne mentionne Khamenei comme propriétaire direct ; les achats apparaissent plutôt sous le nom d’Ansari, un homme d’affaires iranien de 57 ans et magnat de la construction, que l’enquête décrit comme un « intermédiaire financier » pour le nouveau guide suprême et un ami de la famille.
En octobre, le Royaume-Uni a sanctionné Ansari pour ses liens présumés avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, qui a joué un rôle central dans la répression brutale des manifestations iraniennes ces dernières semaines.
Le CGRI a été classé comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne, et Mojtaba Khamenei lui est étroitement lié.
En annonçant ces sanctions, les autorités britanniques ont qualifié Ansari de « banquier et homme d’affaires iranien corrompu » qui avait « facilité et soutenu des activités hostiles ».
Selon Bloomberg, Ansari aurait obtenu un passeport chypriote en 2016, ce qui lui aurait permis d’ouvrir des comptes bancaires et de créer des sociétés dans toute l’Europe.
Dans un communiqué adressé à Bloomberg par l’intermédiaire de son avocat, Ansari a déclaré qu’il « nie catégoriquement avoir jamais entretenu de relations financières ou personnelles avec Mojtaba Khamenei ou le CGRI ».
Il a également affirmé son intention de contester les sanctions qui lui ont été imposées.
Mojtaba Khamenei a été sanctionné par les États-Unis en 2019, au cours du premier mandat du président Donald Trump, pour avoir œuvré à « la promotion des ambitions régionales déstabilisatrices et des objectifs oppressifs de son père ».
la Communauté du Times of Israël !







