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Ramallah publie un audit qui révélerait la fin des allocations versées aux terroristes

Le rapport précise que des documents supplémentaires sont encore nécessaires pour vérifier que les anciens mécanismes de paiement ont bien été définitivement supprimés

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des manifestants palestiniens brandissent des photos de Palestiniens emprisonnés lors d’un rassemblement à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2026, pour marquer la Journée des prisonniers et protester contre l’adoption par la Knesset d’un nouveau projet de loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques meurtrières. (Crédit: JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Des manifestants palestiniens brandissent des photos de Palestiniens emprisonnés lors d’un rassemblement à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2026, pour marquer la Journée des prisonniers et protester contre l’adoption par la Knesset d’un nouveau projet de loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques meurtrières. (Crédit: JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

L’organisme de l’Autorité palestinienne qui est chargé de gérer le nouveau programme d’aide sociale de Ramallah a diffusé le résumé d’un audit indépendant qui conclut que le système n’incite plus ses potentiels bénéficiaires à commettre des attaques à l’encontre d’Israël.

L’Autorité palestinienne avait annoncé, la semaine dernière, « les résultats », avait-elle dit, de l’audit réalisé par Alvarez & Marsal – affirmant que ces résultats apportaient une preuve de plus de la mise en œuvre d’une réforme visant à mettre un terme à son système dit de « pay-to-slay » (« payer pour tuer »), avec des allocations qui étaient versées aux prisonniers incarcérés en Israël – y-compris aux auteurs d’attentats – en fonction de la durée de leur peine.

L’année dernière, l’Autorité palestinienne avait annoncé un nouveau système dans le cadre duquel les bénéficiaires de l’aide sociale devaient être indemnisés strictement en fonction de leur situation financière.

Alors qu’Israël et les États-Unis continuaient de mettre en doute une réelle réforme du programme d’aide sociale, Ramallah avait chargé A&M de mener un audit de l’Institution palestinienne pour l’autonomisation économique nationale (PNEEI), qui est chargée de répartir les prestations sociales dans le cadre du nouveau système.

Mais le Département d’État américain avait indiqué qu’il n’était toujours pas satisfait de l’annonce de l’Autorité palestinienne, appelant Ramallah à diffuser l’audit lui-même.

La PNEEI s’est conformée à cette demande et elle a publié le résumé de l’audit, tandis que l’Autorité palestinienne a commencé à diffuser le reste de ce document, essentiellement technique, lors de réunions à huis clos, a confié au Times of Israel une source proche du dossier.

Le résumé d’A&M indique que son audit a permis de déterminer que le programme d’aide sociale de la PNEEI était dorénavant bel et bien fondé sur la situation financière des bénéficiaires et qu’aucun élément ne permettait de conclure que l’éligibilité ou les versements dépendaient du statut de prisonnier ou de « martyr » d’un proche.

L’audit a identifié une série de versements illicites effectués dans le cadre de l’ancien système, au mois de novembre 2025 – mais l’Autorité palestinienne avait expliqué aux auditeurs qu’il s’agissait d’obligations accumulées avant l’annonce de la réforme du mois de février 2025. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait également limogé son ministre des Finances en raison de ces versements. L’audit précise que des documents supplémentaires sont encore nécessaires pour vérifier de manière indépendante que les anciens mécanismes de paiement ont bien été définitivement supprimés.

Dans l’ensemble, les auditeurs ont conclu que la réforme avait largement réussi à dissocier le nouveau programme d’aide financière de l’ancien système de versements aux prisonniers, mais ils ont recommandé de renforcer la documentation, l’automatisation et les contrôles financiers afin de garantir que cette dissociation reste permanente.

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