Tariq Ramadan : 18 ans de réclusion criminelle pour des viols commis sur 3 femmes
L'islamologue et prédicateur controversé d'origine égyptienne a été jugé par défaut et à huis clos ; il a été reconnu coupable de viol et de viol sur personne vulnérable
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Mercredi, l’islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris, qui l’a jugé par défaut et à huis clos pour des viols commis sur trois femmes.
Ramadan, islamologue et prédicateur controversé d’origine égyptienne, a été reconnu coupable de viol et de viol sur personne vulnérable.
« Consentir à la sexualité n’est pas consentir à tout acte sexuel quel qu’il soit », a souligné la présidente de la cour, Corinne Goetzmann.
Elle a ordonné qu’il fasse l’objet d’une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d’entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, toute œuvre audiovisuelle ou toute intervention publique portant sur cette infraction.
La cour l’a également condamné à une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée, et a maintenu les effets du mandat d’arrêt décerné à son encontre le 6 mars.
L’islamologue, déjà condamné en Suisse pour le viol d’une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016 : un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur « Christelle » (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol survenu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque, qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 ; et un autre sur une troisième femme, en 2016.
Mais il ne s’est pas présenté à l’audience à l’ouverture du procès. Ses avocats ont alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève en raison d’une « poussée » de sclérose en plaques.
Une expertise médicale ordonnée avait conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.
La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut et à huis clos, comme le demandait une partie civile.
Elle a par ailleurs indiqué qu’un mandat d’arrêt « à exécution et diffusion immédiates » était délivré à son encontre.
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