7-Octobre : Le dernier vote sur l’enquête politique supprimé de l’agenda de la Knesset
Aucune explication n’a été donnée s'agissant du retrait de ce texte, et il est difficile de dire si la coalition a l’intention de le réintroduire avant la suspension du Parlement le 17 juillet
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Le projet de loi du gouvernement consacré à la mise en place d’une enquête politique sur les échecs en lien avec le pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, a été retiré de l’ordre du jour réactualisé de la séance plénière de la Knesset, un ordre du jour qui a été rendu public dans la nuit de mardi à mercredi. Pourtant, nombreux étaient ceux qui s’attendaient à ce qu’il soit adopté dans le cadre de l’offensive législative qui a été lancée par la coalition avant la dissolution de la Knesset, vendredi, en vue des élections du 27 octobre.
Aucune explication n’a été donnée s’agissant du retrait de ce texte, et il est difficile de dire si la coalition a l’intention de le réintroduire avant la suspension du Parlement.
Ce projet de loi très controversé accorderait au gouvernement – qui était au pouvoir au moment du massacre – le pouvoir de nommer unilatéralement les membres de l’instance qui sera chargée d’enquêter sur sa propre conduite.
Le projet de loi avait été adopté en première lecture la semaine dernière. Les députés de l’opposition avaient boycotté le vote, arguant qu’il visait à soustraire le gouvernement de toute obligation de rendre des comptes.
Cette proposition a suscité de vives critiques de la part des experts juridiques, ainsi que de la part des familles des victimes, des otages et de leurs proches, qui appellent de leurs vœux, pour leur part, l’établissement d’une commission d’enquête nationale – la plus haute autorité en matière d’investigations dans le pays. Les sondages ont également révélé, de manière constante, qu’une telle commission bénéficiait du soutien d’une majorité de la population.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rejeté, de son côté, toute perspective de création d’une commission d’enquête nationale, estimant que parce que ses membres seraient désignés par les hauts responsables du système judiciaire, ils se montreraient immanquablement partiaux à son égard.
Les détracteurs accusent le Premier ministre — qui n’a jamais assumé explicitement la responsabilité de l’attaque sanglante lancée par le Hamas, préférant rejeter la faute sur les forces de sécurité, les autorités judiciaires et ses adversaires politiques — de vouloir mettre en place une enquête dont les membres seraient nommés pour des raisons politiques, afin de se soustraire, lui et son gouvernement, à toute responsabilité dans la catastrophe.
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