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« Nous savons ce qu’est la peur » : Des survivants de la Shoah se rassemblent sur la Place des Otages

Des manifestants bloquent l'autoroute Ayalon à Tel Aviv ; des proches d'otages s'expriment sur la Place des Otages ; les principaux axes fermés à travers Israël ; Des manifestants lisent les noms des otages et klaxonnent devant les domiciles de ministres

  • Des manifestants bloquant la zone du carrefour Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Idit Avishay/Mouvement de protestation pour la démocratie)
    Des manifestants bloquant la zone du carrefour Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Idit Avishay/Mouvement de protestation pour la démocratie)
  • Les familles des otages et des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à Tel Aviv au début d'une journée de manifestations à travers Israël pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Zvulun Ziskiend/Mouvement de protestation pour la démocratie)
    Les familles des otages et des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à Tel Aviv au début d'une journée de manifestations à travers Israël pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Zvulun Ziskiend/Mouvement de protestation pour la démocratie)
  • Un grand drapeau d'Israël avec les images des 50 otages restants déployé devant l'ambassade des États-Unis, à Tel Aviv, à côté d'une banderole réclamant un accord pour leur libération, le 26 août 2025. (Crédit : Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pour la démocratie)
    Un grand drapeau d'Israël avec les images des 50 otages restants déployé devant l'ambassade des États-Unis, à Tel Aviv, à côté d'une banderole réclamant un accord pour leur libération, le 26 août 2025. (Crédit : Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pour la démocratie)
  • Des manifestants au carrefour Cabri, dans le nord d'Israël, brandissant des drapeaux et des pancartes appelant à la libération des otages, le 26 août 2025. (Crédit : Amir Yarchi/Mouvement de protestation pour la démocratie)
    Des manifestants au carrefour Cabri, dans le nord d'Israël, brandissant des drapeaux et des pancartes appelant à la libération des otages, le 26 août 2025. (Crédit : Amir Yarchi/Mouvement de protestation pour la démocratie)
  • Un grand drapeau d'Israël avec les photos des 50 otages restants déployé devant l'ambassade américaine à Tel Aviv, à côté d'une banderole réclamant un accord pour leur libération, le 26 août 2025. (Crédit : Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pour la démocratie)
    Un grand drapeau d'Israël avec les photos des 50 otages restants déployé devant l'ambassade américaine à Tel Aviv, à côté d'une banderole réclamant un accord pour leur libération, le 26 août 2025. (Crédit : Aviv Atlas/Mouvement de protestation israélien pour la démocratie)
  • Des manifestants bloquant le carrefour de Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Simon/Mouvement de protestation pour la démocratie)
    Des manifestants bloquant le carrefour de Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Simon/Mouvement de protestation pour la démocratie)
  • Des manifestants réclamant un accord pour libérer les otages et mettre fin à la guerre à Gaza devant le domicile du ministre de l'Éducation, Yoav Kisch, à Hod HaSharon, le 26 août 2025. (Crédit : Ilan Faigenbaum/Mouvement de protestation pour la démocratie)
    Des manifestants réclamant un accord pour libérer les otages et mettre fin à la guerre à Gaza devant le domicile du ministre de l'Éducation, Yoav Kisch, à Hod HaSharon, le 26 août 2025. (Crédit : Ilan Faigenbaum/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Des dizaines de manifestants en faveur des otages massés devant le domicile d’un ministre ont été évacués par la police

Des manifestants devant le domicile du ministre des Affaires étrangères Gideon Saar à Ness Ziona réclament la libération des otages. (Crédit : Vardit Alon-Korpel/Mouvement de protestation pro-démocratie en Israël)
Des manifestants devant le domicile du ministre des Affaires étrangères Gideon Saar à Ness Ziona réclament la libération des otages. (Crédit : Vardit Alon-Korpel/Mouvement de protestation pro-démocratie en Israël)

Des dizaines de manifestants réclamant un accord sur les otages se sont rassemblés devant le domicile du ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, au lendemain de l’arrestation de trois manifestants lors d’une manifestation devant le domicile du député du Likud.

Dans une vidéo, on peut voir la police en train d’expulser les manifestants.

Selon le site d’information Ynet, un policier aurait crié aux manifestants qu’ils étaient des « délinquants qui refusent d’obtempérer ».

Dans un communiqué, les manifestants ont déclaré au média que « Kisch est personnellement responsable des arrestations politiques. Non seulement il retire le sujet de la démocratie des programmes des lycées, mais de surcroit il envoie la police israélienne arrêter les manifestants qui exercent leur droit démocratique à manifester. »

Les Routes 1 et 6 bloquées dans le cadre de manifestations pour un accord sur les otages

Des dizaines de manifestants réclamant la libération des otages et un accord de cessez-le-feu bloquent la circulation sur les routes 1 et 6 dans le cadre d'une journée nationale de protestation le 26 août 2025. (Capture d'écran/Mouvement israélien de protestation pour la démocratie)
Des dizaines de manifestants réclamant la libération des otages et un accord de cessez-le-feu bloquent la circulation sur les routes 1 et 6 dans le cadre d'une journée nationale de protestation le 26 août 2025. (Capture d'écran/Mouvement israélien de protestation pour la démocratie)

Des dizaines de manifestants bloquent les Routes 1 et 6, deux autoroutes importantes du centre d’Israël, aux abords de l’échangeur Daniel, où les deux routes se rejoignent.

Ces blocages ont lieu dans le cadre d’une journée nationale de protestation visant à faire pression sur le gouvernement pour qu’il négocie un accord qui ouvrira la porte à la libération des 50 otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza.

Les autoroutes entre Jérusalem, Tel Aviv et d’autres grandes villes sont actuellement bloquées à la circulation dans les deux sens, rapporte Haaretz, les manifestants brûlant des pneus à trois endroits différents sur les routes.

Sur la Route 6, les manifestants ont déployé une immense banderole sur la route sur laquelle est écrit : « Mettre fin à la guerre, ramener tout le monde à la maison ».

Des manifestations en faveur des otages ont lieu tout au long de la journée et, plus tôt, des groupes de manifestants ont bloqué les principales artères de circulation.

Plus tard dans la soirée, des milliers de personnes devraient se rassembler devant la gare Savidor de Tel Aviv et défiler jusqu’à la place des Otages, pour réclamer un accord visant à libérer tous les otages détenus par le Hamas et à mettre un terme à la guerre à Gaza.

« Nous savons ce qu’est la peur » : Des survivants de la Shoah rejoignent la Place des Otages

Colette Avital, survivante de la Shoah et ancienne députée israélienne, prenant la parole lors d'une manifestation des survivants de la Shoah et des proches des otages de Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 26 août 2025. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)
Colette Avital, survivante de la Shoah et ancienne députée israélienne, prenant la parole lors d'une manifestation des survivants de la Shoah et des proches des otages de Gaza, sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 26 août 2025. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)

Des survivants de la Shoah ont rejoint la Place des Otages, à Tel Aviv, mardi.

Dans le cadre de la journée de protestation organisée par le Forum des familles des otages et disparus pour exiger un accord visant à ramener les captifs et pour condamner la décision du gouvernement d’étendre la guerre à Gaza, les survivants se sont assis à une longue table dressée au centre de la place, face à des rangées de chaises vides recouvertes d’affiches à l’effigie des otages.

La table était dressée avec des assiettes vides, quelques morceaux de pita, des boîtes de haricots et du sable dispersé sur la nappe noire, symbolisant ainsi la famine et les conditions inhumaines de la captivité.

« Nous savons ce qu’est la Shoah, ce qu’est la faim et ce qu’est la peur », a déclaré Colette Avital, survivante de la Shoah et ancienne députée israélienne.

« Nous sommes venus dans ce pays avec des valeurs de solidarité. Nous avons appris qu’on ne laisse personne derrière soi. Nous ne voyons pas que ce gouvernement fait ce qu’il faut pour ramener [les otages]. »

« Dans cinquante ans, vous vous demanderez où vous étiez », a-t-elle ajouté, exhortant les Israéliens à agir.

« Tout le monde doit [sortir] et se battre. Nous devons tous mettre fin à ce cauchemar et ramener tout le monde à la maison. »

Shulamit Rudnik, une autre survivante, s’est adressée directement au Premier ministre : « Assez, Bibi. Arrêtez. Rendez-nous nos enfants, nos petits-enfants. Calmez les mères et les grands-parents. »

Les survivants, assis à la table, ont été rejoints par des proches d’otages, dont Moti Angrest, le grand-père de Matan Angrest, otage que l’on croit encore en vie, et qui tenait une affiche à son effigie. Zamir Haïmi, l’oncle de Tal Haïmi, assassiné lors de l’attaque du 7 octobre menée par le groupe terroriste palestinien du Hamas contre le kibboutz Nir Oz et dont le corps est toujours détenu à Gaza, était également présent.

Gilad Kariv affirme que seule la pression publique permettra de libérer les otages

Le député travailliste Gilad Kariv sur la place des Otages lors d'une journée nationale de protestation, le 26 août 2025. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)
Le député travailliste Gilad Kariv sur la place des Otages lors d'une journée nationale de protestation, le 26 août 2025. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)

Le député d’Avoda Gilad Kariv a appelé les Israéliens à descendre dans la rue, affirmant que seules des manifestations massives ouvriront la porte au rapatriement des 50 otages encore détenus à Gaza.

« Les deux accords sur les otages qui ont permis le retour de [près de] 200 personnes en Israël n’ont été conclus que grâce à la pression publique », a affirmé Kariv, s’exprimant auprès du Times of Israel sur la place des Otages à Tel Aviv, où il participe à une journée de protestation organisée par le Forum des familles des otages et des disparus pour dénoncer l’incapacité du gouvernement à conclure un accord portant sur la libération des captifs, ainsi que la décision prise d’élargir la guerre à Gaza.

« Il est vrai que les administrations Biden et Trump ont conclu ces accords, mais sans les centaines de milliers d’Israéliens dans les rues, Netanyahu ne les aurait même pas signés », a-t-il ajouté.

Le Hamas a libéré 30 otages – 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais – et il a restitué les corps sans vie de huit otages israéliens tués pendant un cessez-le-feu, entre le mois de janvier et le mois de mars. Un otage supplémentaire, un citoyen américain et israélien, a été relâché au mois de mai, un « geste » à l’égard des États-Unis.

Auparavant, le groupe terroriste avait libéré 105 civils lors d’une trêve d’une semaine qui avait eu lieu à la fin du mois de novembre 2023, et quatre autres avaient été remis en liberté dans les premières semaines de la guerre.

S’appuyant sur des sondages montrant que la majorité des Israéliens sont favorables à la fin de la guerre en échange d’un accord sur les otages, Kariv a indiqué qu’un accord passif ne suffirait pas.

« Si un million d’Israéliens ne descendent pas dans la rue, nous ne mettrons pas fin à la guerre et il n’y aura pas d’accord sur les otages. C’est vraiment entre les mains du public israélien », a-t-il expliqué.

Il a estimé que si les pressions exercées par le public étaient suffisantes, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne pourrait pas poursuivre la guerre et qu’il devrait accepter un accord sur les captifs malgré l’opposition des ministres d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, qui ont menacé de faire tomber la coalition au pouvoir s’il le devait le faire.

La place des Otages se remplit pour soutenir les familles à l’occasion de la journée nationale de protestation

Une exposition présentée sur la place des Otages, à Tel-Aviv, le 26 août 2025, vise à évoquer la famine et les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les otages détenus par le Hamas. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)
Une exposition présentée sur la place des Otages, à Tel-Aviv, le 26 août 2025, vise à évoquer la famine et les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les otages détenus par le Hamas. (Crédit : Ariela Karmel/Times of Israel)

Une foule se rassemble progressivement sur la place des Otages à Tel Aviv, dans le cadre d’une journée nationale de lutte qui a été organisée par le Forum des familles des otages et des disparus.

Après la grève générale de la semaine dernière, cette journée a été présentée comme une journée « d’action civile ». Si la foule est moins nombreuse aujourd’hui que cela a été le cas la semaine dernière, les gens continuent d’affluer pour soutenir les familles et assister aux événements organisés tout au long de la journée.

Au centre de la place, une exposition poignante a été installée : une longue table bordée de chaises jaunes, chacune marquée du visage d’un otage. Des assiettes ont été disposées, mais elles sont vides. Quelques morceaux de pain pita, des boîtes de conserve de haricots et du sable sont éparpillés sur la nappe noire, évoquant la famine et les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les otages.

Des poussettes sont placées en face, symbolisant les mères qui ne renonceront pas à leurs enfants. Les organisateurs ont indiqué que les poussettes seront remplacées tout au long de la journée par un groupe de survivants de la Shoah, puis par d’autres groupes souhaitant manifester leur solidarité.

Parmi les personnes présentes se trouvent Kobi et Idit Ohel, dont le fils Alon a été enlevé lors du festival de musique électronique Nova, le 7 octobre, et qui est détenu à Gaza depuis lors. Il est gravement blessé à un œil.

« Alon doit rentrer chez lui », a dit Kobi au Times of Israel. « Il souffre, il est blessé, il a passé près de deux ans dans les pires conditions. C’est un miracle qu’il soit encore en vie ».

« Il est fort, il croit en ce pays et il sait qu’Israël le sauvera », a-t-il ajouté. « Ils doivent être sauvés maintenant. Un accord est sur la table. C’est le moment ».

Toutes les routes sont désormais rouvertes après les manifestations de ce matin – police

Des manifestants bloquent le carrefour de Yakum, le long de la route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Simon/Mouvement de protestation pro-démocratie)
Des manifestants bloquent le carrefour de Yakum, le long de la route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Simon/Mouvement de protestation pro-démocratie)

Toutes les routes en Israël sont désormais ouvertes à la circulation après les manifestations de ce matin, selon la police.

La police a souligné dans un communiqué que « la liberté de manifester et de s’exprimer n’est pas la liberté de porter atteinte à la liberté de circulation d’autrui ».

« Le blocage des routes sans autorisation, d’une manière susceptible de mettre en danger les usagers de la route ou de porter atteinte à la liberté de circulation des citoyens, ne sera pas toléré », a ajouté le communiqué.

Des manifestants lisent les noms des otages et klaxonnent devant les domiciles de ministres

Des manifestants bloquant le passage piéton devant le domicile du ministre de l'Économie, Nir Barkat, à Jérusalem, le 26 août 2025. (Crédit : Mouvement de protestation pour la démocratie)
Des manifestants bloquant le passage piéton devant le domicile du ministre de l'Économie, Nir Barkat, à Jérusalem, le 26 août 2025. (Crédit : Mouvement de protestation pour la démocratie)

Des manifestants se sont rassemblés devant les domiciles de plusieurs ministres du gouvernement pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin aux combats à Gaza.

À Ness Ziona, des personnes lisent les noms des otages devant le domicile du ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, tandis que des dizaines d’autres brandissent des banderoles et des pancartes devant la maison du ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, à Hod HaSharon.

Shai Dickmann, la cousine de Carmel Gat, une otage assassinée, s’adresse aux manifestants à l’aide d’un mégaphone devant le domicile du ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, à Jérusalem.

« Sauvez-les ! », crie-t-elle, tandis que les manifestants lui répondent en chœur et font retentir des cornes de brume.

Dans d’autres quartiers de la capitale, des manifestants bloquent le passage piéton devant le domicile du ministre de l’Économie, Nir Barkat, avec de longues banderoles sur lesquelles figurent des photos des otages.

Les principaux axes fermés à travers Israël ; familles d’otages et manifestants dans les rues

Des manifestants bloquant la zone du carrefour Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Idit Avishay/Mouvement de protestation pour la démocratie)
Des manifestants bloquant la zone du carrefour Yakum, le long de la Route 2, pour réclamer un accord visant à libérer les otages et à mettre fin à la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Idit Avishay/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Les principaux axes routiers sont bloqués dans tout Israël alors que des manifestants descendent dans les rues pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza.

La Route 2 est notamment fermée à la circulation au niveau du carrefour de Yakum, au nord de Tel Aviv, après qu’un feu a été allumé au milieu de la chaussée par des manifestants

Des tronçons de la Route 1 et de la Route 443, qui relient toutes deux Tel Aviv et Jérusalem, sont également fermés à la circulation.

La Route 40 est également fermée à la circulation au niveau du carrefour de Naan, à la périphérie de Rehovot. Yotam Cohen, le frère du soldat otage Nimrod Cohen, a rejoint les manifestants.

« Le peuple d’Israël veut que ce cauchemar cesse » : des proches d’otages s’expriment sur la Place des Otages

Les proches des otages livrant leurs témoignages à la presse depuis la Place des Otages à Tel Aviv, au début d'une journée nationale de protestation, le 26 août 2025. (Crédit : Uriel Even Sapir/Forum des familles des otages et disparus)
Les proches des otages livrant leurs témoignages à la presse depuis la Place des Otages à Tel Aviv, au début d'une journée nationale de protestation, le 26 août 2025. (Crédit : Uriel Even Sapir/Forum des familles des otages et disparus)

Des familles d’otages se sont rassemblées sur la Place des Otages, à Tel Aviv, pour faire une déclaration à la presse, au début d’une journée nationale de manifestations en faveur de la libération de leurs proches.

Einav Zangauker, mère de l’otage Matan Zangauker, accuse le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir, après 690 jours de guerre « sans objectif clair », montré qu’il « craignait une seule chose : la pression publique ».

Selon elle, son gouvernement « s’en est pris aux survivants de la captivité et aux familles des otages, dans le seul but de les réduire au silence ».

« Nous avons une nation merveilleuse, mais nous n’avons pas de gouvernement », a-t-elle déclaré, appelant la population à se joindre aux manifestations prévues aujourd’hui.

« Seule notre force peut nous permettre de parvenir à un accord global et de mettre fin à la guerre. Le gouvernement les a abandonnés, mais la nation les ramènera ! »

Itzik Horn, le père de l’otage Eitan Horn et de l’ex-otage Iaïr Horn, accuse le gouvernement d’avoir « une nouvelle fois saboté délibérément un accord visant à libérer les otages ».

Cette accusation fait suite à l’approbation, annoncée la semaine dernière, par le groupe terroriste palestinien du Hamas d’un cadre d’accord prévoyant la libération de la moitié des otages, tandis que des négociations seraient engagées pour mettre fin à la guerre et libérer les autres.

Netanyahu a toutefois déclaré qu’Israël n’accepterait qu’un accord prévoyant la libération simultanée de tous les otages, et a approuvé des plans d’offensive visant à prendre le contrôle de Gaza-City.

« Ce gouvernement abandonne ses citoyens… et détruit le cadre moral fondamental que constituent le caractère sacré de la vie et la responsabilité mutuelle », déclare Horn.

« La poursuite d’un plan visant à occuper Gaza alors qu’un accord [sur les otages] est sur la table, prêt à être signé par le Premier ministre, est un coup de poignard dans le cœur des familles et de toute la nation », ajoute-t-il.

Yehuda Cohen, le père du soldat otage Nimrod Cohen, évoque une vidéo inédite de l’enlèvement de son fils dans un char à la frontière de Gaza le 7 octobre, que sa famille a publiée hier.

« Israël se mobilise, le peuple d’Israël se mobilise pour les otages, le peuple d’Israël est avec nous et les sondages le montrent également », déclare-t-il.

« Plus de 80 % des Israéliens veulent la fin de la guerre et un accord sur les otages. Tout le peuple israélien veut que ce cauchemar prenne fin. »

« Mon fils Nimrod a été kidnappé alors qu’il se trouvait dans son char en panne. Les vidéos que nous avons publiées hier montrent le niveau de négligence du gouvernement israélien et de Tsahal. »

« Aujourd’hui, au 690ᵉ jour, nous exigeons que le gouvernement israélien conclue un accord et libère tous les otages », ajoute-t-il.

« Vous leur devez bien cela. »

La journée de protestation nationale débute : des manifestants bloquent l’autoroute Ayalon à Tel Aviv

Les familles des otages et des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à Tel Aviv au début d'une journée de manifestations à travers Israël pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Zvulun Ziskiend/Mouvement de protestation pour la démocratie)
Les familles des otages et des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à Tel Aviv au début d'une journée de manifestations à travers Israël pour réclamer la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza, le 26 août 2025. (Crédit : Zvulun Ziskiend/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Des manifestants bloquent la circulation en direction du sud sur l’autoroute Ayalon à Tel Aviv alors qu’ils lancent une journée de manifestations intensives à travers Israël pour soutenir un accord visant à rapatrier les otages et à mettre fin aux combats à Gaza.

Cette journée d’action, annoncée par le Forum des familles des otages et disparus, a débuté à 6 h 29, heure à laquelle le groupe terroriste palestinien du Hamas avait lancé son terrible assaut le 7 octobre 2023, avec le déploiement de drapeaux d’Israël devant l’ambassade américaine à Tel Aviv.

Puis, à 7 heures, des manifestations ont démarré aux principaux carrefours du pays.

Des rassemblements sont prévus à Tel Aviv tout au long de la journée et des marches sont organisées dans tout le pays à partir de 14 heures.

La journée devrait culminer dans la soirée avec une grande marche partant de la station de gare Savidor, à Tel Aviv, vers la Place des Otages, où une manifestation finale est prévue.

D’anciens otages se joignent à des milliers de personnes pour les selihot au mur Occidental

Les anciens otages Keith Siegel et Yelena Trufanov se sont joints à des milliers d’Israéliens pour les selihot, les prières de pénitence récitées à l’approche des fêtes du Nouvel an juif au mur Occidental.

Siegel a expliqué aux journalistes qu’il y participait pour la première fois après s’être rapproché de Dieu pendant sa captivité dans les geôles du groupe terroriste palestinien du Hamas. Trufanov a décrit une expérience similaire.

Les organisateurs des selihot ont commencé l’office par une prière pour la libération des 50 otages toujours retenus à Gaza.

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