Gilad Kariv affirme que seule la pression publique permettra de libérer les otages

Le député d’Avoda Gilad Kariv a appelé les Israéliens à descendre dans la rue, affirmant que seules des manifestations massives ouvriront la porte au rapatriement des 50 otages encore détenus à Gaza.
« Les deux accords sur les otages qui ont permis le retour de [près de] 200 personnes en Israël n’ont été conclus que grâce à la pression publique », a affirmé Kariv, s’exprimant auprès du Times of Israel sur la place des Otages à Tel Aviv, où il participe à une journée de protestation organisée par le Forum des familles des otages et des disparus pour dénoncer l’incapacité du gouvernement à conclure un accord portant sur la libération des captifs, ainsi que la décision prise d’élargir la guerre à Gaza.
« Il est vrai que les administrations Biden et Trump ont conclu ces accords, mais sans les centaines de milliers d’Israéliens dans les rues, Netanyahu ne les aurait même pas signés », a-t-il ajouté.
Le Hamas a libéré 30 otages – 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais – et il a restitué les corps sans vie de huit otages israéliens tués pendant un cessez-le-feu, entre le mois de janvier et le mois de mars. Un otage supplémentaire, un citoyen américain et israélien, a été relâché au mois de mai, un « geste » à l’égard des États-Unis.
Auparavant, le groupe terroriste avait libéré 105 civils lors d’une trêve d’une semaine qui avait eu lieu à la fin du mois de novembre 2023, et quatre autres avaient été remis en liberté dans les premières semaines de la guerre.
S’appuyant sur des sondages montrant que la majorité des Israéliens sont favorables à la fin de la guerre en échange d’un accord sur les otages, Kariv a indiqué qu’un accord passif ne suffirait pas.
« Si un million d’Israéliens ne descendent pas dans la rue, nous ne mettrons pas fin à la guerre et il n’y aura pas d’accord sur les otages. C’est vraiment entre les mains du public israélien », a-t-il expliqué.
Il a estimé que si les pressions exercées par le public étaient suffisantes, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne pourrait pas poursuivre la guerre et qu’il devrait accepter un accord sur les captifs malgré l’opposition des ministres d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, qui ont menacé de faire tomber la coalition au pouvoir s’il le devait le faire.







