Englman déplore les insuffisances dans la lutte contre les violences faites aux femmes
Dans son rapport, le contrôleur de l'État a affirmé qu'Israël n'a pas pris les mesures recommandées dans l'audit de 2021 sur le sujet et qu'il faut agir pour combler les lacunes
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le contrôleur de l’État Matanyahu Englman a annoncé dans un rapport qui a été diffusé mardi que l’État ne parvenait pas à lutter de manière adéquate contre les violences conjugales et contre les violences faites aux femmes, malgré les efforts qui ont été déployés par le gouvernement pour endiguer le phénomène.
Dans son rapport, Englman a déclaré que « nous ne devons pas rester les bras croisés » alors que les femmes, au sein de l’État juif, continuent d’être confrontées à des violences conjugales qui ne cessent d’augmenter, selon les chiffres qui ont été publiés dans le rapport.
Si le gouvernement a pris des mesures pour lutter contre les violences dont les femmes sont victimes depuis le dernier rapport qui avait été établi par le bureau du contrôleur sur la question, en 2021, Englman a noté qu’il y avait encore plusieurs domaines dans lesquels l’État se montrait défaillant.
Parmi ces lacunes, le fait qu’il n’y a toujours pas de définition officielle dans la loi en ce qui concerne les violences conjugales – ce qu’il avait précédemment recommandé – l’absence de système national chargé de prendre en charge la problématique et l’insuffisance du partage d’informations entre les agences et les autorités concernées.
Selon le rapport, 32 femmes ont été tuées par leur conjoint ou par leur partenaire entre 2022 et 2024, soit un tiers du nombre total des féminicides qui ont été commis sur la même période.
Au cours des trois mêmes années, 146 000 personnes ont subi des violences graves de la part de leurs conjoints, a noté l’étude.
« Ces chiffres obligent le gouvernement israélien à agir de manière plus vigoureuse pour corriger les défaillances », a déclaré Englman.
« Le bureau du contrôleur de l’État recommande que le ministère des Affaires sociales, en coopération avec toutes les agences impliquées dans le traitement du phénomène des violences domestiques, agisse en faveur de la mise en place d’un système national qui traitera la question sous tous ses aspects, et qu’il présente un plan d’action régulier qui permettra d’évaluer les résultats des mesures prises à ce sujet », a ajouté le rapport.
Selon les données diffusées par le ministère des Affaires sociales au mois de novembre dernier, le nombre de signalements de violences conjugales avait diminué par rapport à l’année précédente. Les responsables avaient toutefois souligné que cela ne signifiait pas que la situation s’était améliorée.
Les données avaient révélé une diminution de 30 % du nombre de femmes entrant en contact avec le numéro d’urgence – le 118 – pour les violences domestiques et une diminution de 11 % des dossiers de violences conjugales ouverts au ministère entre le 7 octobre 2023 et le mois d’octobre 2024.
Les responsables du ministère des Affaires sociales avaient toutefois noté que la baisse du nombre de signalements et de femmes demandant de l’aide ne signifiait pas pour autant que les violences conjugales, en Israël, avaient diminué au cours des douze mois qui venaient de s’écouler, faisant remarquer qu’avec la guerre en cours avec le Hamas – une guerre qui avait commencé le 7 octobre 2023 – les femmes se sentaient moins en sécurité pour signaler leur situation ou pour demander un soutien.
Le ministère a avancé l’hypothèse que la guerre a entraîné un sentiment d’insécurité plus fort chez les femmes s’agissant de procéder à des changements importants dans leur vie, parce qu’elles ne se sentent pas suffisamment en sécurité pour quitter leur domicile en temps de guerre ou parce qu’elles sont confrontées à l’incertitude économique.
la Communauté du Times of Israël !







