Israël n’a toujours pas reçu de liste d’otages vivants de la part du Hamas, a déclaré au Times of Israel un responsable israélien au fait des détails. « Nous attendons ».
Néanmoins, les négociations sur les otages à Doha progressent, dit le responsable. « Mais les progrès sont lents. Nous voudrions que cela aille plus vite, tout le processus, mais on constate tout de même des progrès. »
Le responsable affirme qu’il existe un écart notable entre les positions des dirigeants du Hamas à l’étranger et celles des responsables basés à Gaza. « Les dirigeants à l’étranger voudraient en finir », déclare le responsable.
« Nous comprenons que Mohammed Sinwar [haut responsable basé à Gaza] n’est pas moins extrémiste et fanatique que Yahya Sinwar [chef assassiné du Hamas] », poursuit le fonctionnaire, « et cela cause certainement des retards ».
Un autre facteur qui ralentit les pourparlers est le temps qu’il faut aux responsables du Hamas à Doha pour communiquer avec ceux de Gaza.
Le fonctionnaire affirme également que le Qatar, bien qu’il ait repris son rôle de médiateur, se met parfois en travers de la route : « Le Qatar n’arrête pas de jouer et d’essayer de mener une guerre psychologique sur la société israélienne avec toutes sortes de reportages, de demi-vérités, toutes sortes de choses qu’ils essaient de lancer, des ballons expérimentaux, toutes sortes de choses qui ne contribuent pas aux négociations. »
Le fonctionnaire explique qu’Israël souhaite faire appel au Qatar en tant que médiateur parce qu’il dispose d’un excellent accès aux dirigeants du Hamas.
Le corridor de Philadelphi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 septembre 2024. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)
Le responsable insiste sur le fait qu’Israël ne quittera pas le corridor Philadelphie dans le cadre d’un accord partiel ou de la première phase d’un accord.
« Si nous parvenons à mettre fin à la guerre, alors cela sera peut-être possible », déclare le fonctionnaire. « Nous verrons quels arrangements nous trouverons, mais j’ai également du mal à croire que nous nous retirerons. »
« Nous sommes prêts à réduire nos forces et à les redéployer sur le terrain », concède le fonctionnaire.