Rechercher

Nouveau chef du Directorat des Renseignements : L’urgence est le retour des otages

Le chef sortant, Aharon Haliva, reconnaît avoir échoué dans sa tentative de prévenir le pogrom du 7 octobre et demande une enquête de l'État

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef sortant du Directorat des Renseignements militaires, le général de division Aharon Haliva (à droite), le nouveau commandant du Directorat, le général de division Shlomi Binder (à gauche) et le chef d'état-major, le général de corps d'armée Herzl Halevi (au centre), assistant à une cérémonie de passation des pouvoirs à la base de Glilot, près de Herzliya, le 21 août 2024. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le chef sortant du Directorat des Renseignements militaires, le général de division Aharon Haliva (à droite), le nouveau commandant du Directorat, le général de division Shlomi Binder (à gauche) et le chef d'état-major, le général de corps d'armée Herzl Halevi (au centre), assistant à une cérémonie de passation des pouvoirs à la base de Glilot, près de Herzliya, le 21 août 2024. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le général de division Aharon Haliva, dans son dernier discours en tant que directeur du Directorat des Renseignements militaires, a déclaré mercredi qu’il était responsable de ne pas avoir donné d’avertissement avant le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre.

Dans son discours de démission, il a laissé entendre qu’il s’attendait à ce que d’autres officiers assument également la responsabilité de leurs échecs, et il a demandé la création d’une commission d’enquête nationale sur les échecs qui ont conduit à la guerre.

« Ce samedi-là, nous n’avons pas rempli la mission la plus importante qui nous ait été confiée, à savoir l’alerte à la guerre », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs à la base de Glilot, près de Herzliya dans le centre d’Israël, qui abrite certaines des unités de la direction.

« La responsabilité des échecs du Directorat des Renseignements militaires m’incombe », a ajouté Haliva.

Le général de division Aharon Haliva s’exprimant lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs à la base de Glilot, à proximité de Herzliya, le 21 août 2024. (Crédit : Capture d’écran/Armée israélienne)

En avril, Haliva avait déclaré qu’il quitterait l’armée en raison de son implication dans les échecs qui ont conduit à l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien du Hamas. Le général de division Shlomi Binder, ancien commandant de la Division des Opérations, le remplace.

« La responsabilité et l’exemple personnel sont des valeurs fondamentales de Tsahal, et du leadership en général. La prise de responsabilité n’est pas une question de mots, mais d’actions. Ma décision de mettre fin à mon rôle et de démissionner de Tsahal correspond à la norme selon laquelle j’ai été éduqué […] C’est ce que l’on attend de ceux qui marchent vers l’avant et de ceux qui chargent au front », a-t-il déclaré.

Haliva a également appelé à la création d’une commission d’enquête d’État sur « tous les aspects qui ont conduit à la guerre, afin que ce qui nous est arrivé ne se reproduise plus jamais ».

Les appels répétés en faveur d’un examen indépendant du 7 octobre ont été repoussés par les dirigeants du gouvernement, qui craignaient manifestement d’être critiqués, insistant sur le fait que les enquêtes doivent attendre la fin de la guerre contre le Hamas.

Le nouveau chef du Directorat des Renseignements militaires, le général de division Shlomi Binder, s’exprimant lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs, à la base de Glilot, à proximité de Herzliya, le 21 août 2024. (Crédit : Capture d’écran/Armée israélienne)

Le nouveau directeur du Directorat des Renseignements militaires, Binder, a déclaré au cours de la cérémonie qu’Israël devait consacrer ses efforts en matière de renseignement au retour des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, tout en se préparant à une escalade avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah au Liban.

« Nous sommes au milieu d’une guerre juste, une guerre dure et longue, qui peut s’étendre, et nous poursuivrons nos efforts pour atteindre ses objectifs. Nous devons consacrer nos efforts au retour des 109 otages de la bande de Gaza. C’est une mission nationale, éthique, de la plus haute importance et urgente », a-t-il affirmé.

« Nous devons continuer à accroître notre préparation à l’opération qui s’étend dans le nord, et construire une bonne [image] du renseignement tant en défense qu’en attaque, et pour des arènes plus éloignées, comme ce directorat l’a récemment prouvé », a poursuivi Binder.

En plus de combattre et de se préparer à l’escalade, Binder a déclaré que le Directorat des Renseignements militaires devra également enquêter sur lui-même, faire amende honorable et s’améliorer à partir de ses erreurs.

« Là où nous avons échoué, nous devrons enquêter et nous améliorer ; là où nous avons commis des erreurs, nous apprendrons et nous changerons ; là où des fractures ont été ouvertes, quelle que soit leur taille, nous insisterons pour les réparer et nous repentir », a-t-il ajouté.

« Le peuple israélien n’a pas d’autre pays, l’État d’Israël n’a pas d’autre armée, et Tsahal n’a pas d’autre Directorat des Renseignements », a ajouté Binder.

La nomination de Binder à ce poste a été considérée comme controversée, étant donné qu’il a précédemment occupé le poste de chef de la Division des Opérations au sein du Directorat des Opérations – et qu’il pourrait avoir été impliqué dans des échecs liés au 7 octobre.

Le nouveau chef du Directorat des Renseignements militaires, le général de division Shlomi Binder, s’exprimant lors d’une cérémonie de passation des pouvoirs à la base de Glilot, près de Herzliya, le 21 août 2024. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Haliva est le premier officier supérieur de Tsahal à démissionner à la suite du pogrom du 7 octobre. (Un autre général des services de renseignement, qui prévoyait de démissionner à la suite de l’attaque, a démissionné après qu’on lui a diagnostiqué un cancer).

En juin, le général de brigade Avi Rosenfeld, chef de la division de Gaza, avait annoncé sa démission en raison de son implication dans les échecs qui ont conduit à l’assaut sadique du 7 octobre. Il devrait être remplacé dans les prochaines semaines par le général de brigade Barak Hiram, ancien chef de la 99e division.

D’autres hauts responsables de la Défense ont déclaré qu’ils portaient la responsabilité des massacres meurtriers perpétrés par le Hamas le 7 octobre, notamment le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet et le chef d’état-major de Tsahal. Aucun d’entre eux n’a encore annoncé son intention de démissionner, même si l’on s’attend à ce que nombre d’entre eux le fassent une fois que la situation sécuritaire se sera stabilisée.

Toutefois, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la plupart des membres de son gouvernement ont refusé à maintes reprises d’assumer leur part de responsabilité dans la série d’échecs stratégiques et opérationnels qui ont conduit à l’assaut du Hamas, insistant sur le fait que la question de leur responsabilité ne serait traitée qu’après la guerre.

La guerre a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tué près de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle. Tsahal a mis un certain temps à réagir, les bases les plus proches de la frontière ayant été prises d’assaut et la chaîne de commandement semblant s’être brisée dans le chaos.

On estime que 105 des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre se trouvent toujours à Gaza, y compris les corps de 34 otages dont le décès a été confirmé par l’armée. Deux autres personnes et deux corps de soldats retenus en otage avant la guerre se trouvent également à Gaza.

En réponse à ce pogrom, le plus meurtrier de l’histoire du pays et le pire mené contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de seize ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.