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Quand les manifestations haredim dégénèrent, la police brille par son absence

Les forces de l'ordre privilégieraient une stratégie de non-intervention, laissant les manifestations se dégrader avant d'intervenir brutalement, au risque d'attiser des tensions déjà vives

Des ultra-orthodoxes protestant contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 6 janvier 2026. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)
Des ultra-orthodoxes protestant contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 6 janvier 2026. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Dans la soirée du 6 janvier, des dizaines de milliers d’hommes ultra-orthodoxes se sont rassemblés dans le quartier de Romema, à Jérusalem, pour une manifestation de masse contre la conscription militaire.

Debout sous une immense banderole sur laquelle était inscrit « Mieux vaut mourir que transgresser », les intervenants se sont succédé pour fustiger l’État et l’armée, comparant les efforts visant à encourager l’enrôlement des Haredim aux atrocités de la Shoah, et promettant que « les étudiants en yeshiva ne seront en aucun cas enrôlés ».

En dehors du secteur où se tenait principalement la manifestation, d’importants groupes d’adolescents et de jeunes garçons ultra-orthodoxes ont erré dans les rues jonchées de tracts. Ils ont allumé des feux sur plusieurs pâtés de maisons, le long de la rue Yirmiyahu, l’artère principale du quartier.

À l’intersection très fréquentée avec la rue Shamgar, une autre artère importante, ils ont bloqué la circulation dans un sens avec une benne à ordures en feu, arrêtant les voitures qui circulaient sur l’autre voie avec leur propre corps.

Ce qui a été particulièrement frappant dans ce chaos – qui a été observé de près par le journaliste un Times of Israel – c’était l’absence totale de policiers. Ce n’est que bien plus tard, alors que les personnels des services de secours tentaient désespérément de sauver la vie d’un adolescent qui avait été traîné sur plusieurs pâtés de maisons sous un bus qui avait forcé son passage à travers l’intersection bloquée par les manifestants, que les forces de sécurité sont arrivées. Un grand nombre des agents étaient alors en tenue antiémeute.

Les grandes manifestations similaires à celle au cours de laquelle Yosef Eisenthal, 14 ans, a été tué, sont devenues monnaie courante dans la communauté ultra-orthodoxe. Les extrémistes et leurs partisans bloquent régulièrement les routes – menant même parfois des attaques violentes pour protester contre le service militaire obligatoire et dénoncer ce qu’ils considèrent comme une ingérence injustifiée de l’État dans leur communauté.

Des manifestants ultra-orthodoxes affrontant la police à la suite de la délivrance d’une contravention pour stationnement interdit, à Jérusalem, le 18 décembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Cependant, malgré les troubles à l’ordre public qui sont susceptibles de réellement mettre des vies en danger, la réponse de la police à ce type de comportement a été incohérente.

Certains observateurs ont accusé les forces de l’ordre d’adopter une approche non interventionniste, se déployant parfois à un niveau minimal ou restant complètement à l’écart, en fort contraste avec la présence massive des policiers lors des manifestations anti-gouvernement et autres mouvements de protestation organisés par des communautés non haredim.

Lorsque la police finit par intervenir, c’est souvent avec une force excessive, selon les observateurs.

« Ce n’est pas acceptable au regard du niveau de maintien de l’ordre auquel les habitants de Jérusalem ont droit. Rien ne justifie ce chaos dans la capitale », assène Yael Litmanovitz, experte en maintien de l’ordre à l’Institut israélien de la démocratie (IDI).

Des Haredim manifestant contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 6 janvier 2026. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Selon les informations et les vidéos de la manifestation du 6 janvier, le bus municipal exploité par la société Kavim qui a fini par écraser et tuer Eisenthal s’était arrêté avant le carrefour bloqué quand il a été encerclé par une foule de jeunes hommes ultra-orthodoxes qui ont frappé sur les côtés du véhicule, lançant des objets dans sa direction.

Fakhri Khatib, le chauffeur, assigné à résidence et accusé d’homicide par négligence, a indiqué qu’il avait appelé la ligne d’urgence de la police pour demander de l’aide avant de traverser la foule.

Une vidéo choquante de la scène montre le bus traversant le carrefour, traînant une personne sous ses roues sous les hurlements des passants.

Un témoin, qui se trouvait de l’autre côté de la rue, près d’une poubelle en plastique en train de fondre, a raconté au Times of Israel que les personnes heurtées par le bus l’avaient empêché de passer.

La police bloquant l’intersection des rues Yirmiyahu et Shamgar après qu’un bus a foncé dans la foule lors d’un rassemblement ultra-orthodoxe contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 6 janvier 2026. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Il a fallu plusieurs minutes avant que le journaliste que je suis ne voie arriver les policiers qui étaient postés à plusieurs pâtés de maisons. Ils ont encore tardé lorsqu’ils ont commencé à tenter de contrôler la foule.

La police israélienne a expliqué plus tard que ses forces « s’efforçaient de disperser » les manifestants, qui, selon elle, avaient « jeté des objets et des œufs en direction des policiers, incendié des poubelles, bloqué des véhicules et attaqué des journalistes ».

« Les émeutes violentes, le blocage des artères routières et les attaques contre les véhicules franchissent une ligne rouge, ils mettent des vies en danger et ils pourraient bien aboutir à une grande tragédie », a déclaré la police dans un communiqué, sans expliquer pourquoi les forces de l’ordre avaient laissé la situation dégénérer.

Mahdi Atoun, qui dirige le syndicat Kavim, a fait remarquer que cet incident s’inscrivait dans le cadre d’une vague d’attaques prenant pour cible des chauffeurs de bus arabes à Jérusalem, des agressions perpétrées par de jeunes nationalistes religieux.

Khatib était « terrifié car il y a eu de nombreux cas d’attaques de chauffeurs arabes par des Haredim à Jérusalem », a expliqué Atoun, qui est resté en contact avec le chauffeur depuis les faits, le qualifiant d’homme « au cœur pur » qui a été « dévasté par ce qui s’est passé ».

« C’est ce que les chauffeurs vivent systématiquement lors des manifestations », a-t-il déclaré au Times of Israel.

Selon lui, les manifestants « commencent à protester contre quelque chose, mais ils finissent par transformer ces protestations en tout autre chose… Ils reportent toute leur frustration sur le chauffeur et c’est quelque chose que nous subissons toujours».

Même si Khatib avait appelé à l’aide, la police aurait réagi avec lenteur, a accusé Atoun, lui reprochant de « traiter les chauffeurs de bus en affichant beaucoup de négligence ».

« Je travaille dans ce secteur depuis neuf ans. Je ne me souviens pas d’avoir jamais vu la police arriver à temps », a-t-il déclaré.

« Vous les appelez et ils arrivent 45 minutes ou une heure plus tard, après que le chauffeur a été agressé ou passé à tabac, » a-t-il déploré.

Un porte-parole de la police a indiqué que les forces de l’ordre avaient agi de manière professionnelle et il a démenti toute discrimination dans l’application de la loi.

« La police est intervenue sur le terrain avec des effectifs visibles et en civil, conformément à des évaluations professionnelles et dynamiques de la situation. Les méthodes opérationnelles et le déploiement des forces sont déterminés en conséquence pour faire face aux violences et aux situations qui mettent la vie en danger », a précisé un communiqué de la police.

Des ultra-orthodoxes manifestant contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 11 janvier 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

D’autres ont également regretté le manque de mesures coercitives à l’encontre des contrevenants haredim et l’absence de la police lors des manifestations, jusqu’à ce qu’elles dégénèrent en violences.

Conséquences mortelles

En décembre, seuls quatre émeutiers avaient été arrêtés après que des centaines de jeunes Haredim ont affronté la police à Jérusalem, dans un contexte de tensions liées aux efforts visant à interpeller les réfractaires à la conscription militaire. A cette occasion, treize policiers avaient été blessés et une voiture de police avait été renversée.

Le 8 janvier, des manifestants ultra-orthodoxes extrémistes avaient fait irruption dans une conférence organisée à Bnei Brak par l’armée israélienne – conférence qui était consacrée à sa brigade haredi, la Brigade Hasmonéenne. Ces manifestants avaient attaqué des soldats et leurs parents en toute impunité.

Quelques jours plus tard, la mort de deux bébés dans une crèche illégale à Jérusalem avait déclenché des émeutes dans la capitale et ailleurs, des émeutes attisées par des extrémistes ultra-orthodoxes qui s’opposaient au désir des autorités de pratiquer des autopsies sur les corps sans vie pour parvenir à mieux déterminer la cause des décès.

Au cours de ces émeutes, qui avaient conduit à l’arrestation de onze personnes, les participants avaient été filmés en train de mettre le feu, d’attaquer une voiture et un bus, de pousser un homme dans la rue et de bloquer la circulation.

Un manifestant avait été blessé lorsqu’il avait été renversé par une voiture devant laquelle il était assis. Dans le centre d’Israël, un adolescent aavait été tué après avoir été renversé par un bus sur une autoroute interurbaine bordée de manifestants qui avaient précédemment bloqué la route.

À la suite de ces décès, deux des leaders haredim les plus influents, le rabbin Dov Lando et le rebbe Satmar, avaient appelé leurs disciples à cesser de participer aux manifestations.

Le lieu où un homme a été heurté par un véhicule lors d’une manifestation contre les autopsies de deux bébés morts dans une crèche illégale de Jérusalem, le 20 janvier 2026. (Crédit : Magen David Adom)

Parmi les personnes prises dans le chaos des manifestations contre les autopsies figurait Dov Lipman, ancien député du parti Yesh Atid et rattaché à la mouvance Modern Orthodox, qui avait filmé une vidéo montrant des manifestants attaquant un conducteur qui avait contourné une manifestation près de la Haute Cour de justice.

« Ils encerclaient les voitures, y compris la mienne. J’ai réussi à me frayer un chemin sur le trottoir pour m’en sortir. Je me suis retourné et j’ai vu un autre homme sortir de sa voiture. Ils l’ont attaqué. On voit un homme dans ma vidéo lui donner un coup de poing au visage », a raconté Lipman.

« Je n’arrêtais pas de me demander : ‘Mais où est la police ? Nous sommes à un pâté de maisons de la Knesset’. »

Lipman a également évoqué une série de manifestations haredim qui avaient eu lieu à Beit Shemesh il y a plus d’une dizaine d’années, dans le sillage d’initiatives qui avaient été prises, à l’époque, pour mettre un terme aux attaques extrémistes contre les femmes jugées « indécemment » vêtues. Au cours de ces manifestations, la police installait du matériel anti-émeute, mais elle restait à l’écart et elle laissait les manifestants bloquer les routes.

« [La police] utilisait littéralement mon parking comme zone de rassemblement », a raconté l’ancien résident de Beit Shemesh.

« Nous voyions les canons à eau et parfois même des chevaux, » a-t-il ajouté.

Lipman a décrit l’attitude de la police : « Elle semblait vouloir donner aux manifestants le temps de se défouler », a-t-il expliqué. Une approche qu’il a critiquée, affirmant qu’elle « perturbe terriblement la vie des gens et elle ne fait qu’engendrer davantage de haine à leur égard ».

Lorsque les policiers finissaient enfin par intervenir lors de ces mouvements de protestation, c’était avec « une violence extrême », a-t-il déclaré.

« Il y a clairement un manquement au maintien de l’ordre, qui devrait être assuré dès lors que quelqu’un bloque une route et perturbe la vie des gens de quelque manière que ce soit, ce qui devrait entraîner son arrestation », a poursuivi l’ancien député.

Sans arrestations ni poursuites judiciaires, a-t-il fait valoir, les auteurs « sont relâchés en quelques heures et ils reviennent en héros ».

Litmanovitz, de l’IDI, a également critiqué le manque de présence policière, a-t-elle dit, conjugué à des pratiques policières excessives.

« Ce n’est pas une manifestation quand on incendie des poubelles et qu’il ne se passe rien d’autre. Mais c’est un manque total de maintien de l’ordre s’il n’y a personne pour maintenir l’ordre et protéger les passants innocents susceptibles d’être blessés », a-t-elle déclaré.

La police utilisant un canon à eau pour disperser des ultra-orthodoxes lors d’une manifestation contre la conscription militaire, à Jérusalem, le 23 mai 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La police n’a pas répondu spécifiquement aux questions concernant ses tactiques, mais elle a insisté sur le fait qu’elle ne traitait pas différemment les différentes communautés.

« La police israélienne ne fait aucune distinction entre les quartiers ou les communautés lorsqu’elle applique la loi », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

« Rien que la semaine dernière, une quinzaine d’émeutiers ont été arrêtés à Jérusalem pour avoir commis des actes de violence ou bloqué illégalement des axes routiers. Nous agissons avec détermination contre toute personne qui fait le choix de transformer une manifestation en acte de délinquance. »

« Quand vous voyez la police, traversez la rue »

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a dénoncé « les barrages routiers imprudents et violents qui ont été mis en place par des groupes extrémistes haredim ».

Mais il a également affirmé que les forces de l’ordre ont « banalisé » ces actions en adoptant une approche trop laxiste à l’égard des manifestations anti-gouvernement qui sont devenues monnaie courante ces dernières années dans la rue Kaplan, dans le centre-ville de Tel-Aviv – avec des participants qui ont également recours à des barrages routiers dans le cadre de leurs campagnes de pression.

Dans les faits, différents groupes d’Israéliens – des résidents d’implantations aux agriculteurs et en passant par les pacifistes – bloquent les artères principales depuis des décennies pour attirer l’attention sur leurs revendications.

Mais le Pr. Simon Perry, qui a travaillé pendant trente ans au sein de la police israélienne et qui enseigne aujourd’hui la criminologie à l’Université hébraïque, a noté que la police avait souvent plus de difficultés à gérer les manifestants haredim que les autres groupes dans la mesure où les ultra-orthodoxes n’acceptent pas l’autorité de l’État, ce qui complique la coordination.

Des manifestants anti-gouvernement et pro-accord pour la libération des otages autour d’un feu devant l’entrée de la Route Begin qui mène aux quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 2 août 2025. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Selon Perry, alors que les manifestants haredim et les manifestants anti-gouvernement recourent régulièrement à des tactiques sauvages – comme allumer des feux sur les routes – il y a peu de chances que le dialogue aboutisse à une résolution pacifique avec les ultra-orthodoxes.

Dans ce contexte, il est important d’intervenir rapidement lorsque la situation commence à dégénérer, car « elle se détériore très rapidement », a déclaré Perry.

« S’il existe des arrangements organisés avec la police et les groupes haredim – et tous les groupes haredim ne sont pas extrémistes – et qu’il y a un accord avec la police ou avec les Haredim concernant un mouvement de protestation susceptible d’être organisé avec leurs propres agents de sécurité et que tout se passe bien, alors il est tout à fait normal que la police n’intervienne pas », a-t-il ajouté.

« Mais dès que le processus passe de manifestation pacifique à émeute, la police doit intervenir rapidement. Il ne faut pas attendre, car cela ne fait qu’entraîner d’autres émeutes, les unes après les autres, et ne fait qu’aggraver la situation », y compris en termes de violence policière potentielle.

Le député rabbin Moshe Roth assistant à une réunion de la commission de la Chambre de la Knesset, le 30 janvier 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La police a été accusée d’avoir fait usage d’une force excessive à l’encontre des manifestants anti-gouvernement et ultra-orthodoxes. Mais la méfiance entre la communauté haredi et la police remonte à loin.

« Je disais à mes enfants que lorsqu’ils voyaient la police, ils devaient simplement traverser la rue. Ne jamais, jamais parler à la police, ne jamais les croiser », a expliqué l’ancien député du parti Yahadout HaTorah, Moshe Roth.

« Si vous êtes haredi, vous devez être prudent. »

Roth a accusé les forces de l’ordre de se livrer à des punitions collectives et de recourir à « l’option machiste de la force excessive et des représailles pour punir la communauté ».

Comme beaucoup de Haredim, il s’est également plaint de l’utilisation de canons à eau tirant du « Skunk », un liquide contenant un composé chimique nauséabond, contre les manifestants ultra-orthodoxes. Il a aussi accusé la police d’utiliser une force excessive contre des personnes « simplement parce qu’elles ont l’air d’être des Haredim ».

Amnon Alkalaï, ancien haut responsable de la police, a émis émis l’hypothèse que l’absence de mesures coercitives pourrait provenir du gouvernement, arrivé au pouvoir grâce à une alliance avec les partis politiques ultra-orthodoxes, et qui fait avancer une législation favorable à ces derniers en matière d’exemption du service militaire, dans le but de conserver leur soutien.

Selon lui, la politisation de l’application de la loi est particulièrement préoccupante, car la rhétorique radicale des dirigeants haredim contre la conscription militaire pour leurs électeurs « bénéficie d’une certaine légitimité – même si ce n’est que de manière tacite – de la part du gouvernement ».

Lorsque le gouvernement prétend agir pour faire progresser la conscription, mais qu’il ne prend pas de mesures significatives contre le refus de s’enrôler ou contre ceux qui scandent « Nous préférons mourir plutôt que de nous enrôler » et autres slogans extrémistes, cela donne l’impression que le gouvernement s’intéresse moins à l’application de la loi qu’à l’accommodement des Haredim, a-t-il ajouté.

Des Juifs ultra-orthodoxes traînés par la police lors d’une manifestation contre leur enrôlement dans l’armée israélienne, devant un centre de recrutement, à Jérusalem, le 28 avril 2025. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

En fin de compte, la police doit s’efforcer de renforcer sa crédibilité et la confiance de la communauté haredi, de minimiser les ingérences politiques dans la prise de décision et de s’assurer que les forces de l’ordre sont prêtes à intervenir à tout moment pour empêcher l’escalade des émeutes, a conclu Alkalaï.

Litmanovitz a convenu que la police devait tirer les leçons de sa gestion des récentes manifestations et reconsidérer la manière dont elle traite les manifestations des Haredim.

« Je pense qu’il faut en tirer des conclusions plus générales, car ces événements continuent de se produire, ce qui signifie que quelque chose dans la gestion des manifestations ne va pas », a-t-elle déclaré.

« La police doit repenser la manière dont elle se prépare à ce type d’événements. »

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