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Un ex-policier affirme que Kobi Shabtaï l’a poignardé à la jambe lors d’une réunion

Amnon Alkalaï a révélé l'incident pour la première fois afin d'illustrer pourquoi le chef de la police israélienne n'est pas apte à assumer ses fonctions

Le chef de la police israélienne Kobi Shabtaï s'adressant à la commission de Contrôle de l’État, à la Knesset, le 6 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de la police israélienne Kobi Shabtaï s'adressant à la commission de Contrôle de l’État, à la Knesset, le 6 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un ancien officier supérieur de la police israélienne a affirmé dans une interview mercredi que le chef Kobi Shabtaï avait un jour sorti un couteau et l’avait poignardé à la jambe lors d’une réunion d’officiers supérieurs.

S’adressant à la Douzième chaîne, Amnon Alkalaï, ancien chef de la Division des Opérations, a déclaré qu’il révélait l’incident pour la première fois afin d’expliquer pourquoi il avait démissionné de la police lorsque Shabtaï a été nommé chef en 2021.

Alkalaï a déclaré que l’incident s’était produit lors d’une réunion du commandement de la police lorsque Shabtaï était à la tête de la police des frontières.

Il a déclaré qu’il était assis à côté de Shabtaï lorsque celui-ci a soudainement sorti un couteau.

« Je savais qu’il avait des couteaux. Je l’ai vu brandir un couteau, le pointer, se diriger vers ma jambe et, boum, me poignarder », a affirmé Alkalaï. « Je l’ai regardé et lui ai dit : ‘Kobi, tu m’as poignardé, mon pantalon est coupé, ça a pénétré – c’était un vrai coup de couteau.' »

« Je me suis levé et j’ai dit : ‘Il m’a poignardé.’ Personne n’a compris de quoi je parlais. J’ai quitté la pièce et Kobi m’a couru après. Il s’est excusé, beaucoup excusé, il était choqué », a raconté Alkalaï.

Alkalaï n’a pas donné de raison pour cet incident qui, selon lui, a nécessité des points de suture à l’hôpital.

Alkalaï a déclaré qu’il n’avait pas signalé l’incident, qu’il considérait comme « embarrassant », et qu’il n’en parlait que maintenant pour expliquer pourquoi il avait quitté la police lorsque Shabtaï avait été nommé chef.

L’ancien chef de la police, Amnon Alkalaï, parlant à la Douzième chaîne dans une interview diffusée le 16 août 2023. (Crédit : Capture d’écran)

« Je n’ai pas quitté la police pour des raisons personnelles ou par manque d’avancement, mais parce que je pensais que le chef ne gérait pas correctement la police, et que c’était même dangereux », a déclaré Alkalaï. « À l’époque, je l’ai comparé à quelqu’un qui roule à vive allure sur la route – c’est ainsi que nous voyons le chef. Il s’est laissé emporter par son comportement, ce qui a parfois provoqué des quasi-catastrophes, voire des catastrophes. »

Il n’a pas précisé pourquoi il avait attendu la fin du mandat de Shabtaï pour formuler ces allégations.

La police a refusé de répondre directement aux allégations au nom de Shabtaï.

« Le surintendant Alkalaï est un officier de police qui a apporté une contribution considérable et qui a démissionné de son poste à la suite de désaccords avec le commandement de la police. Nous ne jugeons pas un homme en période de souffrance et au lieu d’entrer dans un débat sur des versions, qui sont au mieux inexactes, la police israélienne se souviendra de lui pour ses contributions à d’autres moments », a déclaré la police en réponse.

Le mandat de Shabtaï en tant que chef de la police a été tumultueux.

Il a été en partie tenu pour responsable du mouvement de foule meurtrier qui avait eu lieu en 2021 sur le mont Meron, la catastrophe civile la plus meurtrière d’Israël.

Il a également admis que les forces placées sous son contrôle n’étaient pas préparées à faire face aux violences meurtrières qui ont embrasé les villes mixtes d’Israël lors des combats de mai 2021 entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

Shabtaï devrait quitter ses fonctions à la fin de l’année et ne pas se voir proposer une quatrième année à ce poste, en raison des querelles répétées avec le ministre d’extrême-droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a cherché à exercer un contrôle politique sur les forces de sécurité.

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