S&P met en garde contre un nouvel abaissement de la note de crédit d’Israël
L'agence de notation pourrait réviser la perspective de crédit d'Israël de négative à stable si le "risque d'une escalade militaire, en particulier avec l'Iran, venait à diminuer"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Maxim Rybnikov, directeur chez Standard & Poor’s Global Ratings à Londres, a averti mardi que l’affaiblissement des institutions étatiques et l’escalade de la situation sécuritaire constituent des risques majeurs pour la notation souveraine d’Israël.
« À l’heure actuelle, le risque institutionnel et les risques liés aux événements constituent de loin les principales contraintes pour la notation », a déclaré Rybnikov, lors d’une vidéoconférence organisée dans le cadre de la conférence Eli Hurvitz sur l’économie et la société à Jérusalem.
« L’évaluation institutionnelle est un facteur qui pèse lourdement dans notre méthodologie actuelle. »
« Nous examinons l’existence de mécanismes de contrôle et d’équilibre entre les différentes institutions, la cohésion de la société civile, la disponibilité des données et le respect de l’État de droit », a expliqué Rybnikov.
Au début du mois, S&P a réaffirmé la note de crédit A/A-1 d’Israël, qu’elle avait abaissée à deux reprises l’an dernier, tout en maintenant ses perspectives négatives, ce qui signifie que le pays pourrait faire l’objet de nouvelles dégradations. Une note plus basse augmente le coût du crédit pour le gouvernement, les entreprises et les ménages.
« Nous avons suivi de près les événements géopolitiques de l’année dernière, qui ont considérablement accru les risques pour Israël, et c’est pourquoi nous avons procédé à deux dégradations », a-t-il poursuivi.
« À l’heure actuelle, nous ne savons pas quand ni comment la guerre va prendre fin. »
« Pour nous, cela présente certainement des risques, en particulier dans un scénario où l’escalade s’intensifie, par exemple si l’Iran s’implique directement, ce qui n’est pas notre scénario de base, mais si cela se produisait, nous pourrions voir l’influence sur de multiples facteurs de crédit à tous les niveaux », a-t-il averti.
Rybnikov a indiqué que l’agence de notation pourrait réviser la perspective de crédit d’Israël de négative à stable si le « risque d’une escalade militaire, en particulier avec l’Iran, venait à diminuer ».
la Communauté du Times of Israël !







