Zohar sur les responsables du 7-Octobre : « Tous les Israéliens ont sous-estimé la situation »
"Quiconque est convaincu qu'une commission conclura que le principal responsable est Netanyahu vit dans un monde imaginaire", a affirmé le ministre de la Culture
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Selon le ministre de la Culture, Miki Zohar (Likud), quiconque pense qu’une enquête sur les événements du 7-Octobre désignerait le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme le principal responsable des défaillances du gouvernement « vit dans un monde imaginaire ».
S’adressant au site d’information Walla, Zohar a réfuté les affirmations selon lesquelles l’enquête sur le 7-Octobre proposée par le gouvernement, qui serait menée par une commission nommée par les politiques, permettrait à Netanyahu d’échapper à toute responsabilité. La commission d’enquête proposée, a-t-il ajouté, se pencherait également sur les actions des « gouvernements précédents — Naftali Bennett, Yair Lapid, Benny Gantz, Avigdor Liberman —, ainsi que sur celles des organismes chargés de la sécurité, et notamment le Shin Bet ».
« Quiconque est convaincu qu’une commission conclura que le principal responsable est Netanyahu vit dans un monde imaginaire », a-t-il affirmé.
« Il s’agit d’un événement méthodologique complexe, qui remonte à plusieurs décennies. Tous les citoyens israéliens ont sous-estimé la situation ; nous étions tous en état d’euphorie. »
Zohar, qui avait auparavant soutenu la création d’une commission d’enquête nationale, s’y oppose désormais, au motif que ses membres seraient choisis par le président de la Cour suprême Isaac Amit. Selon Zohar, Amit a été « choisi unilatéralement » pour ce poste et, par conséquent, « seule la moitié de la nation » pourrait faire confiance à une commission qu’il aurait nommée.
Amit a été choisi selon la méthode d’ancienneté utilisée depuis des décennies pour élire tous les présidents de la Cour suprême, contrecarrant les tentatives du gouvernement de nommer son candidat préféré. Il a prêté serment en tant que président de la Cour en février. Le poste était alors vacant depuis 17 mois. Le ministre de la Justice Yariv Levin s’est opposé à la nomination d’Amit à chaque étape, pendant plus d’un an. Après avoir été invité à plusieurs reprises par la Cour suprême, siégeant en tant que Haute Cour de justice, à nommer un nouveau président, Levin a boycotté le vote lui-même, promettant de boycotter également Amit en tant que chef de la Cour.
Mercredi soir, la Knesset a, en lecture préliminaire, voté en faveur d’un projet de loi très controversé visant à mettre en place une enquête politique en lieu et place d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 7-Octobre, provoquant de vives protestations et condamnations dans les rangs des députés de l’opposition et de la part des familles endeuillées.
Interrogé par Walla, Zohar a par ailleurs pris la défense des hauts conseillers de Netanyahu impliqués dans l’enquête Qatargate.
Les suspects, Jonatan Urich, un proche collaborateur de Netanyahu, et Eli Feldstein, un ancien porte-parole, sont soupçonnés d’avoir travaillé pour un cabinet de lobbying au profit du Qatar, d’avoir été en contact avec un agent étranger et d’avoir commis une série d’infractions de corruption impliquant des lobbyistes et des hommes d’affaires alors qu’ils étaient au service du Premier ministre.
Si Zohar a admis que leurs actions étaient « immorales », il a toutefois soutenu qu’elles n’étaient pas nécessairement criminelles, et que les critiques du Premier ministre « tentent de trouver quelque chose qui le relie » à eux.
« D’après ce que je sais d’Urich, c’est une bonne personne. Il s’est peut-être retrouvé pris dans une situation délicate. Je ne suis pas sûr qu’il connaissait exactement la nature du client. Il savait qui il représentait, mais il ignorait les conséquences que cela aurait », a expliqué Zohar à Walla. « Les intentions d’Urich n’étaient certainement pas mauvaises. »
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