2 groupes chrétiens pro-Israël poursuivent Albanese pour « mensonges malveillants »
Une plainte pour diffamation déposée devant un tribunal fédéral accuse la rapporteuse de l'ONU de les 'avoir faussement accusé de complicité de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et d'apartheid
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

Deux groupes chrétiens américains pro-Israël ont poursuivi en justice la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les Territoires palestiniens pour diffamation et calomnie présumées, affirmant que Francesca Albanese avait cherché à leur nuire en raison de leur soutien à Israël, a-t-on annoncé lundi.
Les plaignants dans l’affaire contre Albanese – qui a déjà tenu des propos antisémites et farouchement anti-Israël – sont deux organisations à but non lucratif basées aux États-Unis : Christian Friends of Israeli Communities et Christians for Israel USA.
Dans le procès intenté devant un tribunal fédéral du Colorado, où est basée l’organisation Christian Friends of Israeli Communities, les deux groupes ont déclaré qu’Albanese avait « répandu des mensonges malveillants » afin de « nuire à leur réputation et à leur santé financière » en raison de leur soutien à Israël.
En avril, Albanese a envoyé des lettres à ces deux groupes, les accusant de complicité dans « des violations flagrantes des droits de l’homme qui doivent cesser immédiatement », ainsi que de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’apartheid, selon la plainte.
Ces lettres indiquaient que les plaignants couraient « un risque sérieux d’être impliqués dans des crimes internationaux ».
La plainte comprenait des copies de ces lettres, dans lesquelles les organisations à but non lucratif étaient accusées d’aider à des activités d’implantation illégales, d’assister l’armée israélienne, de nier aux Palestiniens le droit à l’autodétermination et de contribuer à l’annexion illégale de terres palestiniennes.
Ces lettres ont suscité une réponse de Leo Terrell, responsable d’un groupe de travail sur l’antisémitisme au ministère américain de la Justice, qui a averti Albanese que ses actions étaient mensongères et diffamatoires, selon la plainte.
Quelques semaines plus tard, Albanese a publié un rapport de l’ONU qui attaquait les deux groupes chrétiens.
Ce rapport considère que ces groupes, ainsi que d’autres, devraient être sanctionnés par les gouvernements, les tribunaux et l’opinion publique. Il exige que les organisations à but non lucratif cessent toute activité liée aux « crimes commis contre le peuple palestinien », versent des réparations aux Palestiniens, fassent l’objet d’enquêtes menées par les autorités internationales et américaines et soient soumises à un boycott.
Selon la plainte, Albanese aurait fait ces déclarations en sachant qu’elles étaient fausses, ce qui constituerait une diffamation et une calomnie.
Elle indique également qu’Albanese a invoqué son immunité en tant que fonctionnaire de l’ONU, mais affirme qu’elle a tenu ces propos diffamatoires en dehors de ses fonctions officielles.
Albanese a des antécédents d’antisémitisme et de discours extrémistes à l’égard d’Israël, ce qui lui a valu d’être sanctionnée par le gouvernement américain.
En juillet, les États-Unis l’ont accusée de mener une « guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré que cette mesure avait été prise en raison de ses « efforts illégitimes et honteux visant à inciter la Cour pénale internationale à prendre des mesures contre des responsables, des entreprises et des dirigeants américains et israéliens ».
En juin, l’administration Trump a adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’exhortant à démettre Albanese de ses fonctions, l’accusant « d’un antisémitisme virulent et de soutien au terrorisme ».
De nationalité italienne, Albanese accuse régulièrement Israël de génocide à Gaza et a déclaré que le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël devait être replacé dans le « contexte de dizaines d’années d’oppression imposée aux Palestiniens ». Elle a été vivement critiquée par les administrations Biden et Trump.
Albanese a notamment déclaré que le « lobby juif » contrôlait les États-Unis, comparé à de nombreuses reprises les Israéliens aux nazis, a rejeté les motivations antisémites de l’assaut sanglant et barbare du Hamas le 7 octobre, a accusé Israël d’être responsable de ce pogrom, a rejeté les préoccupations sécuritaires israéliennes, a condamné l’élimination par Israël du chef terroriste du Hamas Yahya Sinwar et a nié le droit d’Israël à la légitime défense, entre autres déclarations incendiaires.
la Communauté du Times of Israël !







