Elizabeth Tsurkov, ex-otage en Irak, quitte l’hôpital quelques jours après sa libération
L'universitaire israélienne avait été prise en charge à l'hôpital Sheba après avoir passé deux ans et demi en otage entre les mains d'une milice irakienne pro-iranienne
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L’universitaire israélo-russe Elizabeth Tsurkov a quitté lundi l’hôpital où elle avait été prise en charge après avoir été libérée la semaine dernière, après plus de deux ans de captivité en Irak.
Tsurkov a passé cinq jours à l’hôpital Sheba, où elle a été placée dans une unité séparée des autres patients, conformément à la procédure mise en place en direction des otages libérés.
Les personnes qui ont été remises en liberté après avoir été retenues en captivité à Gaza ont été hospitalisées dans des unités spéciales où elles ont pu retrouver leurs proches tout en se rétablissant progressivement. Elles ont été soumises à divers examens médicaux et psychologiques.
Aucune information n’a été donnée sur l’état de santé de Tsurkov. Sur une vidéo filmée mercredi dernier, le jour de son arrivée à l’hôpital, l’ancienne otage marchait avec difficulté, soutenue par son frère et par un membre du personnel soignant. Elle souffrirait de graves douleurs dorsales qui se sont aggravées pendant sa captivité.
Tsurkov avait été opérée de la colonne vertébrale avant d’être kidnappée par la milice irakienne pro-iranienne Kataeb Hezbollah, au mois de mars 2023.
Pendant son séjour à l’hôpital, elle a rencontré Gal Hirsch, le responsable israélien chargé de la question des otages.
Jeudi dernier, Tsurkov s’est entretenue par téléphone avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Elle a raconté avoir été torturée pendant sa captivité.
Elle a tenu à souligner le sort réservé aux otages qui sont actuellement dans les geôles du Hamas à Gaza – ils avaient été enlevés dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, quand le groupe terroriste palestinien du Hamas avait pris d’assaut le territoire israélien. Sur les 251 personnes qui avaient été kidnappées à ce moment-là, 48 se trouvent toujours à Gaza. Une vingtaine d’entre eux seulement seraient encore en vie.
Elizabeth's conversation with PM Netanyahu expressing gratitude and calling for the release of all remaining hostages. #BringThemAllHomeNow pic.twitter.com/e93R42fwO3
— Emma Tsurkov #FreeElizabeth (@emma_tsurkov) September 12, 2025
Emma, la sœur de Tsurkov, était présente lors des échanges entre l’ancienne captive et le Premier ministre. Dans une vidéo filmée par ses soins, Netanyahu commence la discussion en demandant à l’ex-otage comment elle se sent.
« J’ai traversé des moments difficiles, notamment des tortures en Irak. Il me faudra du temps pour me rétablir », répond l’universitaire qui remercie ensuite les équipes médicales israéliennes et le personnel du cabinet du Premier ministre en charge de la problématique des otages pour leur aide.
Elle aborde ensuite rapidement la question des otages à Gaza.
« Hier, Gali et Ziv Berman ont fêté leur anniversaire. Et je peux vous dire par expérience personnelle que les anniversaires sont les jours les plus difficiles en captivité, et je souhaite à tous les otages à Gaza de retrouver rapidement leurs familles », dit-elle.
Netanyahu lui confie alors qu’il travaille sur cette question et qu’il espère que tous les captifs seront bientôt remis en liberté.
Tsurkov souligne également l’importance de lutter contre la présence des proxies de l’Iran en Irak, notant qu’elle a fait partie des milliers de personnes qui ont été touchées négativement par des groupes tels que Kataeb Hezbollah.
מתאם השו"ן גל הירש, בביקור אצל אליזבט צורקוב בבית החולים@MakorRishon pic.twitter.com/uJ1tSBhzrC
— הודיה כריש-חזוני Hodaya Karash-Hazony (@karash_hodaya) September 13, 2025
Le Times of Israel a rapporté jeudi qu’Israël n’avait que très peu contribué à la libération de Tsurkov, les États-Unis et le Qatar ayant joué un rôle beaucoup plus important dans ces efforts.
Tsurkov, étudiante à l’université de Princeton dans le New Jersey, avait été kidnappée au mois de mars 2023 alors qu’elle effectuait des recherches en Irak, après être entrée dans le pays avec son passeport russe.
Elle avait été gardée en otage par la milice Kataeb Hezbollah, soutenue et financée par l’Iran, qui l’accusait d’espionnage pour le compte d’Israël, pendant deux ans et demi – une accusation que l’État juif et sa famille n’ont cessé de nier.
Le journal saoudien Asharq Al-Awsat a fourni samedi quelques détails sur la libération de Tsurkov, citant les propos tenus par plusieurs responsables irakiens et par certaines factions. Le journal a aussi fait référence aux paroles prononcées par un officiel du département d’État américain.
Selon certaines sources, cette libération a eu lieu après que le gouvernement irakien a commencé à exercer des pressions sur Kataib Hezbollah – les États-Unis mettant en garde contre de possibles conséquences si l’universitaire devait être conservée en détention. Ses ravisseurs n’auraient rien reçu en échange de sa remise en liberté, ont confié des sources à Asharq Al-Awsat.
Le journal avait précédemment signalé que Tsurkov avait été relâchée en échange de la libération du fils d’un haut responsable de la milice.
Selon certaines sources, Tsurkov a été conduite mardi dernier dans un lieu à Bagdad et elle a été laissée seule pendant environ quatre heures jusqu’à ce que des responsables irakiens, qui avaient été informés de l’endroit où elle se trouvait, viennent la chercher. Elle a ensuite été conduite à l’ambassade américaine à Bagdad. De là, elle a été transportée par avion en Grèce, puis en Israël.
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