L’ex-otage Elizabeth Tsurkov en Israël après avoir été libérée en Irak
L'universitaire remise en liberté a été conduite à l'hôpital, conformément au protocole réservé aux captifs revenant de Gaza
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Elizabeth Tsurkov, l’universitaire israélo-russe qui avait été kidnappée en Irak il y a plus de deux ans et qui a été libérée mardi, a atterri en Israël dans la soirée de mercredi, ont annoncé le bureau du Premier ministre et le Mossad.
Tsurkov, 38 ans, a été emmenée à Chypre après sa remise en liberté. Elle a ensuite été transportée par avion jusqu’en Israël où elle est arrivée vers 22 heures.
Dans un communiqué, David Barnea, le chef du Mossad, a remercié son homologue chypriote pour son aide.
« La coopération entre les deux États fait une nouvelle fois ses preuves », a-t-il noté dans un communiqué.
Tsurkov a été emmenée à l’hôpital Sheba de Ramat Gan, selon un protocole similaire à celui qui est appliqué aux otages libérés par le Hamas à Gaza.
Les personnes libérées de captivité dans la bande sont ainsi hospitalisées dans des services spéciaux où elles peuvent retrouver leurs proches tout en se rétablissant progressivement. Elles sont soumises à divers examens médicaux et psychologiques.
Par ailleurs, le journal saoudien Asharq Al-Awsat a rapporté que Tsurkov, qui était détenue par des milices pro-iraniennes en Irak, avait été libérée en échange de la remise en liberté du fils du chef de l’un de ces groupes armés.
Citant les propos tenus par des sources, le journal a indiqué que l’homme qui a été libéré avait été impliqué dans une attaque lancée contre le ministère irakien de l’Agriculture au mois de juin. Il avait été arrêté par les autorités et il a été relâché quand l’otage israélienne a été remise en liberté.
Selon l’article, aucune rançon n’a été versée pour sa libération. Les États-Unis avaient toutefois proféré des menaces à l’encontre de la milice Kataib Hezbollah, le groupe qui détenait Tsurkov.
Le média libanais al-Jadeed avait précédemment rapporté qu’en échange de la libération de Tsurkov, plusieurs prisonniers irakiens seraient libérés, avec des discussions portant sur la libération potentielle d’un terroriste du Hezbollah, Imad Amhaz, qui avait été capturé par des commandos israéliens au mois de novembre 2024 dans le nord du Liban. La remise en liberté de cinq autres détenus, dont des Iraniens, aurait aussi été évoquée.
Après avoir appris la nouvelle de la libération de sa fille capturée en Irak, Irina, la mère de Tsurkov, a confié à la radio militaire : « Je deviens folle. C’est une joie folle, un bonheur fou. J’ai attendu ce moment pendant près de deux ans et demi ».
La mère de la captive libérée a ajouté qu’elle « espère que toutes les familles de nos otages recevront la même nouvelle » que celle qu’elle a reçue concernant la libération de sa fille, « et que tous les otages seront bientôt relâchés ».
Tsurkov, une universitaire étudiant à l’université de Princeton qui possède également la nationalité russe, avait été kidnappée par la milice Kataeb Hezbollah alors qu’elle effectuait des recherches en Irak, le 21 mars 2023. Le groupe, qui est soutenu et financé par l’Iran, avait affirmé qu’elle faisait de l’espionnage pour le compte d’Israël, une accusation que Israël et sa famille avaient niée avec véhémence.
La mère de la chercheuse a rappelé que la vidéo de quatre minutes qui avait été diffusée par Kataeb Hezbollah au mois de novembre 2023 avait été le seul signe de vie qu’elle avait reçu de sa fille. « Depuis, rien. Je n’ai reçu aucune nouvelle. Jusqu’à présent ».
« Je sais que le président américain Donald Trump lui-même, ainsi que son entourage, ont travaillé très dur et déployé beaucoup d’efforts pour la libérer, et c’est maintenant l’occasion pour moi de leur dire ‘merci, merci’, a-t-elle dit.
Alors qu’il lui était demandé ce qu’elle avait envie de dire en premier à sa fille, à qui elle n’avait pas encore parlé au moment de l’interview, Tsurkov a répondu : »Je veux lui dire que j’ai attendu ce moment pendant très, très longtemps ; que je l’aime très, très fort, et que je me suis fait beaucoup de souci pour elle — tout le monde s’est fait du souci, mais moi plus que tout le monde, bien sûr ».
Les détails de la captivité de l’universitaire n’ont pas encore été révélés, mais Trump a écrit sur les réseaux sociaux dans l’annonce de sa libération que l’universitaire avait « été torturée pendant de nombreux mois ».
Tsurkov a été remise à l’ambassade américaine à Bagdad mardi.
Un reportage diffusé par la chaîne d’information N12, qui s’est appuyé sur les propos tenus par un haut responsable américain, a fait remarquer que l’ambassade avait été surprise par sa libération et qu’elle avait appelé Washington pour confirmer qu’elle avait bien le droit d’accueillir dans ses locaux l’ex-otage car la chercheuse, contrairement à sa sœur qui avait fait pression sur les États-Unis pour qu’ils exigent sa libération, n’est pas citoyenne américaine.
« Ils ont reçu un appel téléphonique des services de sécurité irakiens, qui leur ont demandé : ‘Pouvons-nous amener Elizabeth ?’, » a déclaré le responsable. L’ambassade a immédiatement reçu le feu vert nécessaire, selon le responsable, et elle est arrivée à la mission en moins d’une heure.
Selon l’officiel, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec Trump après la libération de Tsurkov et il l’a remercié pour son implication dans l’obtention de sa liberté.
la Communauté du Times of Israël !







