Singapour affirme que Mohammad Baqer Saad Dawood al-Saadi a tenté d’y entrer
Ce haut responsable irakien du Kataeb Hezbollah a été inculpé par Washington pour avoir planifié des attentats contre des cibles juives en Europe, au Canada et aux États-Unis pour le compte de l’Iran
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Jeudi, l’agence de sécurité de Singapour a déclaré qu’un commandant irakien d’une milice soutenue par l’Iran, accusé d’avoir planifié des attentats contre des cibles juives en Europe, au Canada et aux États-Unis, avait tenté à plusieurs reprises d’entrer à Singapour.
Singapour affirme avoir empêché Mohammad Baqer Saad Dawood al-Saadi d’entrer dans le pays. Il a toutefois souligné que cette affaire mettait en évidence la manière dont les conflits au Moyen-Orient pouvaient accroître les risques de terrorisme en Asie du Sud-Est.
Dans l’acte d’accusation déposé en mai, les procureurs américains ont identifié Saadi comme un haut responsable du Kataeb Hezbollah, un groupe armé irakien désigné par Washington comme une organisation terroriste liée au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien. Selon les autorités américaines, il aurait dirigé et encouragé des attaques contre des intérêts américains et israéliens, et incité au meurtre d’Américains et de Juifs en représailles de la guerre contre l’Iran.
Dans un rapport annuel d’évaluation de la menace terroriste, l’Internal Security Department (ISD), le service de renseignement intérieur de Singapour, indique que Saadi, actuellement détenu aux États-Unis dans l’attente de son procès, avait demandé des visas pour se rendre à Singapour en 2023 et 2024.
« Baqer avait demandé des visas pour se rendre à Singapour à trois reprises en 2023 et 2024, mais il ne s’y est finalement pas rendu », a déclaré l’ISD.
L’ISD estime qu’il s’est rendu ailleurs en Asie du Sud-Est pendant cette période.
« S’il avait tenté d’entrer à Singapour, on lui aurait refusé l’accès au territoire », a-t-il ajouté.
« Nous n’écartons pas la possibilité que le voyage de Baqer dans cette région ait pu avoir des visées terroristes, et qu’il ait pu envisager de s’en prendre à Singapour, y compris aux intérêts américains et israéliens/juifs présents ici. »
L’ISD a indiqué qu’il collaborait avec ses partenaires des services de renseignement pour enquêter sur ses activités.
Les activités du CGRI et de son réseau de proxys « ont fait peser la menace terroriste au-delà du théâtre de conflit immédiat au Moyen-Orient », a-t-elle ajouté.
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